
Infos santé, année 2008
Santé : vous avez dit "économies" ?
Confronté à des « caisses vides», l'Etat français serre les boulons de tous les côtés, à l'affût de tous les gaspillages. On ne peut qu'applaudir le retour à une saine gestion de l'argent - durement gagné - des contribuables (d'une certaine façon, toutes les classes sociales, même non imposables, le sont en réalité à travers la TVA). Notre système de santé est à bout de souffle, il n'est plus finançable en l'état, les constants et scandaleux déficits de la Sécurité sociale en sont l'édifiant symptôme.
Selon Jacques Marseille :
- Les dépenses de santé en France ont presque doublé depuis 1970. Avec 11,1 % du PIB, elles se situent au troisième rang mondial derrière les Etats-Unis et la Suisse.
- L'espérance de vie à 35 ans d'un ouvrier est inférieure de sept ans à celle d'un cadre. L’auteur relève aussi que d'une région à l'autre, la différence d'espérance de vie atteint cinq ans.
- Les infections nosocomiales [qui s'attrapent à l'hôpital] font chaque année en France entre 4200 et 5 000 morts… L'hôpital tue plus que la route !
- Une ordonnance moyenne compte 4,5 médicaments en France, contre 0,8 dans les pays d'Europe du Nord.
- Notre dépense annuelle de médicaments par habitant est de 50 à 80 % supérieure à celle de l'Allemagne et du Royaume-Uni.
A l'évidence, le système est malade. Pourtant, peu de cas est fait de la prévention, qui pourrait sauver bien des vies et économiser bien des milliards. Le Grenelle de l'environnement, à travers sa commission dite du «Grenelle de la santé», a pour la première fois soulevé la question des risques sanitaires d'origine environnementale. Car aujourd'hui plus personne ne peut contester que nombre de maladies sont provoquées par diverses pollutions (air, eau, sols). C'est une excellente approche, qu'il faut soutenir sans réserve. Mais elle ne va pas assez loin. En effet, elle a le défaut de ne s'intéresser qu'à des facteurs sur lesquels nous, usagers, n'avons pas (ou si peu) prise. Il manque en effet un volet individuel : notre santé dépend fortement de notre alimentation et de notre mode de vie. Bien sûr, quelques timides pas ont été faits dans le sens de la prévention (www.mangerbouger.fr) mais le chemin est encore long… Ce mois-ci, nous montrons comment la naturopathie pourrait remettre notre système de santé sur les rails en changeant radicalement notre manière de nous soigner. La médecine allopathique (ou médecine des opposés - on soigne le mal en luttant contre lui) est devenue « le » système de santé officiel, que personne (ou presque) ne remet en cause. Rarement invité à se remettre en question, le patient, totalement pris en charge, n'est plus que le réceptacle de symptômes qu'il faut supprimer par tous les moyens, chimiques le plus souvent. On ne traite plus un « malade » mais une « maladie ». On considère que le patient est « guéri » quand il n'a plus de symptôme apparent. On est bien éloigné de la vraie santé. Au contraire, la naturopathie appréhende le patient dans son ensemble (la maladie n'est plus que le simple signe d'un déséquilibre plus large qu'il convient de corriger) et de manière individualisée. C'est une approche globale incluant principalement l'alimentation naturelle, les exercices physiques et la santé psychique. Non symptomatique, elle se veut avant tout une éducation à la santé qui responsabilise le « patient ». Qu'attend la ministre de la Santé ?
Jean-Pierre Camo
Source : Biocontact, revue n° 180 de mai 2008.
Téléphonie 3G : des ondes plus "pénétrantes"
Le 27 février 2008, l'Autorité de régulation des communications électroniques et des postes, l'Arcep, a décidé d'autoriser les opérateurs de téléphonie mobile à réutiliser les fréquences 900 MHz afin de généraliser la 3G - téléphonie mobile de troisième génération - sur l'ensemble du territoire français. Sous couvert d'une décision purement technique, l'Arcep vient d'accélérer considérablement le déploiement de la 3G en France en permettant aux opérateurs d'utiliser les antennes actuellement dédiées au GSM pour transmettre les données liées à l'Internet mobile. Selon l'Arcep, « ces fréquences ont des meilleures propriétés de propagation et pénètrent mieux dans les bâtiments que les fréquences de la bande 2,1 GHz dans lesquelles la 3G fonctionne actuellement ». Sans aucune analyse sanitaire préalable, l'Arcep a donc décidé d'accroître encore l'exposition des riverains, à l'aide d'une fréquence particulièrement « pénétrante » pour les bâtiments... et leurs habitants ! Or, un certain nombre d'études récentes ont montré les effets de cette fréquence sur nos gènes: études finlandaises (lescscsinki et al., 2006 et 2008), étude israélienne (Friedman et al., 2007), étude française menée sous la direction du professeur ledoigt de l'université de Clermont-Ferrand qui démontrent que l'exposition de plants de tomate à des fréquences de 900 MHz, pendant de courtes durées à des niveaux de champs électromagnétiques faibles, provoque un stress (2006, 2007). Tous ces résultats auraient dû alerter l'Arcep. Mais cette décision unilatérale est bien loin des considérations sanitaires. Cette décision semble dictée par de stricts impératifs économiques et permet dans les faits aux opérateurs d'économiser des coûts de développement de réseau UMTS/3G, évalués en 2002 par le Conseil d'analyse économique à plus de 15 milliards d'euros. Grâce à cette décision, les opérateurs vont désormais pouvoir gagner plus en exposant plus ! Les associations Agir pour l'environnement et Priartém dénoncent un cadeau financier exorbitant aux conséquences sanitaires indubitables. Celle simple décision administrative, passée quasiment inaperçue, est inacceptable et doit faire l'objet d'un vaste débat public, préalable à toute décision qui devrait relever de l'autorité politique et non administrative.
Source : Biocontact, revue n° 180 de mai 2008.
Laitages et santé : Thierry Souccar et Isabelle Robard demandent un débat public et contradictoire
Dans sa séance du 2 avril 2008, l'Académie de médecine a recommandé de consommer à tout âge des produits laitiers pour, selon elle, réduire les risques d'ostéoporose, d'obésité, de diabète, d'hypertension et de maladies cardiovasculaires. Elle a nié tout lien entre consommation de laitages et risque de pathologies. Cette conclusion ne se fonde pas sur l'analyse exhaustive, approfondie et objective de l'ensemble des données scientifiques mais sur la présentation partiale d'un petit nombre d'études, dont une partie a été financée par l'industrie laitière. Les données défavorables aux laitages ont été passées sous silence. Cette conclusion est donc inexacte et ne doit pas être suivie par les Français. Si l'Académie de médecine avait rapporté les résultats de l'ensemble des données disponibles, elle aurait conclu, comme l'a fait Thierry Souccar dans Lait, mensonges et propagande, ou dans Santé, mensonges et propagande écrit avec Me Isabelle Robard, que les laitages ne préviennent pas les fractures osseuses et qu'au niveau des recommandations officielles, ils sont associés à un risque accru de maladies comme le cancer de la prostate ou la maladie de Parkinson. Ces conclusions issues de méta-analyses indépendantes sont conformes à l'état des connaissances et partagées entre autres par l'unité de recherche la plus importante et la plus respectée au monde, l'Ecole de santé publique de Harvard, qui travaille depuis 25 ans sur ce sujet et suit plusieurs dizaines de milliers de personnes. Dans une conférence tenue le 22 février 2007 à l'Institut national du cancer des Etats-Unis, le professeur Walter Willett, directeur de Harvard, a déclaré que « de nombreuses études montrent qu'une consommation accrue de calcium ou de laitages est liée à un risque plus élevé de cancer fatal de la prostate. C’est important dons la mesure où les recommandations officielles pour consommer 3 laitages par jour conduiraient à un doublement de la consommation. Sachant qu'il n'existe pas de preuves que cela réduirait les fractures, c'est une question importante qu'il nous fout résoudre ». Sur ce sujet de santé publique, la presse, les médecins et le grand public ont droit à une information équitable, et non à une présentation partisane des faits. Thierry Souccar et Me Isabelle Robard proposent donc à l'Académie de médecine un débat public, lui laissant le libre choix de la date, du lieu et de la durée de cet échange. Ils prennent ainsi la presse à témoin de la volonté ou non de l'Académie de médecine de faire la transparence sur le sujet des laitages.
Source : Biocontact, revue n° 180 de mai 2008.
La Chine et les animaux
En 2008, la Chine accueillera les Jeux Olympiques. Elle pourrait aussi recevoir le trophée du spectacle le plus sordide et le plus monstrueux que l’on puisse imaginer… Des spectacles de proies vivantes ! Pour comprendre, regardez les vidéos prises par les enquêteurs de One Voice : www.onevoice-ear.org
Ménopause : alerte sur un médicament
Les agences européennes et françaises du médicament alertent sur des risques de « réactions allergiques graves » lors de la prise du Protelos, utilisé après la ménopause pour réduire le risque de fracture osseuse. Depuis sa commercialisation dans l'union européenne, 16 cas de réactions allergiques violentes, dont deux mortels, ont été rapportés. Les symptômes apparaissent dans les 3 à 6 semaines après le début du traitement (éruption cutanée, effets sur les poumons, le foie et les reins). Les agences demandent aux patientes (570 000) d'arrêter immédiatement le traitement en cas d'éruption cutanée.
Source : Sources Vitales, revue n° 66 de mars 2008.
Sommeil perturbé et diabète : le sucre encore en accusation !
Trois nuits de sommeil perturbé peuvent suffire à réduire la capacité du corps humain à assimiler le glucose, augmentant les risques de diabète. Selon les chercheurs de l'école de médecine de Chicago (E.U), un mauvais sommeil favorise le développement du diabète chez les personnes âgées ou souffrant d'obésité. Cette recherche confirme que le sommeil profond est indispensable pour la santé en générale (mentale et physique).
Source : Sources Vitales, revue n° 66 de mars 2008.
Le chlore des piscines favorise l'asthme infantile
Le chlore de l'eau des piscines, y compris celles à ciel ouvert, favoriserait l'asthme infantile, selon une étude réalisée au printemps 2006 par des chercheurs belges auprès de 847 adolescents âgés de 15 ans en moyenne. En revanche, 150 élèves avaient des cours de natation dans une piscine non chlorée, désinfectée par un système d'ionisation cuivre-argent. Les enfants ayant fréquenté ce type de piscine sans chlore « ont quatre fois moins de risque d'être asthmatique que le reste de la population et aussi deux fois moins de risques de souffrir d'un rhume des foins ou d'une rhinite allergique » selon le Professeur Bernard de l'Université catholique de Louvain.
NDLR. En bioélectronique, le chlore est considéré comme un puissant suroxydant. Ce produit ne peut donc que favoriser (selon les terrains et l'âge) l'apparition de maladies comme les mycoses et l'asthme, mais aussi, ce qui est moins connu, augmenter les risques de maladies cardio-vasculaires (thromboses, AVC ...).
Source : Sources Vitales, revue n° 66 de mars 2008.
Développer la bio
6 % de surfaces bio en 2012. C'est une des déclarations du gouvernement, qui a aussi annoncé un Plan bio. Les acteurs de la filière s'en réjouissent tout en restant réservés: ce n'est pas le premier plan depuis que la France a perdu sa place de producteur leader des années quatre-vingt... Pour inciter plus de paysans à convertir leurs pratiques en bio et à les conserver, il faut une enveloppe financière conséquente, insiste la Fnab, syndicat d'agriculteurs bio. Car en quatre ans, les terres bio n'ont progressé en France que de 0,3 %, soit environ 2 % de la surface agricole utile. Un texte imposant une part de bio dans les cantines de l'Etat doit être publié. Pour la Fnab, c'est un objectif indissociable d'un accompagnement de la production. « Les restaurants qui vont chercher du bio risquent aujourd'hui, faute de disponibilités, de devoir s'approvisionner au Sud. Comment les agriculteurs français ou européens pourront-ils ensuite s'inscrire dans ces circuits ?». La charrue avant les bœufs ?
Source : Consom'Action, revue n° 37 Hiver 2007-2008
Les incinérateurs... Pas que des mauvaises odeurs
Les rejets des usines d’incinérations d'ordures ménagères ont bien des répercussions néfastes sur la santé, c'est enfin officiel ! L'enquête réalisée par l'Institut de veille sanitaire dans les départements du Tarn, de l'Isère, du Haut-Rhin et du Bas-Rhin et portant sur une exposition au risque avant 1990, fait état de liens entre ces émanations et la survenance de cancers (foie, poumon, lymphomes non hodgkiniens, myélomes multiples...). Depuis 1990, une réglementation plus stricte régit les incinérateurs. Mais rien ne nous dit que ce soit suffisant...
Source : Pratiques de Santé, n° 78 du 15 avril 2008.
La bio, une tendance de fond
La bio n'est pas une mode, ni une passade. La tendance de fond se confirme, comme le montrent les nouveaux résultats du Baromètre 2007 de l'Agence Bio : 77 % des Français estiment que ce mode de production est une voie d'avenir face aux problèmes environnementaux et 84 % souhaitent qu'il se développe davantage. Deux Français sur trois déclarent privilégier l'achat de produits respectueux de l'environnement et/ou des principes de développement durable. Ils restent néanmoins 96 % à consommer bio d'abord pour leur santé, puis pour les garanties de sécurité sanitaire, le goût et la qualité des produits. 42 % consomment un produit bio au moins une fois par mois. Un tiers des sondés déclare vouloir augmenter ses achats bio. La majorité d'entre eux habite l'Île-de-France et le Sud-Ouest. Enfin, 37 % des Français (acheteurs ou non de produits bio) considèrent qu'il est normal de payer plus cher un produit bio. Chez les acheteurs bio, ce pourcentage va jusqu'à atteindre les 56 %. En moyenne, les Français intéressés sont prêts à payer ces aliments jusqu'à 11 % à 13 % de plus.
Source : EchoBio, revue n° 10 de mars/avril 2008.
Les enseignes bio se multilient
Nouveaux concepts intégrant l'alimentation bio, inauguration de magasins franchisés ou agrandissement des surfaces, la bio grignote du terrain partout en France. Les magasins spécialisés (qui doivent être dorénavant contrôlés) se multiplient dans les grandes agglomérations, mais aussi les villes plus petites: en 2007, il s'en est ouvert entre 200 et 300 supplémentaires dans l'Hexagone, portant ainsi leur nombre à environ 1 800. Chef de file, le réseau Biocoop annonce 297 points de vente dans le pays, suivi de la Vie Claire (168), Naturalia (36) et Satoriz (26). Signalons la tendance à l'agrandissement des surfaces. À Chartres, un supermarché bio de 1 000 m2, Naturéo, a ouvert ses portes, avec 33 000 références en alimentaire, mais aussi cosmétiques, produits d'entretien, textile et même bricolage. Idem pour Botanic (51 magasins en France), spécialiste du jardin, qui élargit son offre aux nettoyants écologiques, aux cosmétiques et à la nourriture bio. Avec un café philo et un espace librairie, Botanic confirme l'évolution générale vers des enseignes tout écolo.
Source : EchoBio, revue n° 10 de mars/avril 2008.
Le poisson : les atouts de l'élevage bio
- Des poissons à la chair plus ferme et goûteuse ;
- Des traitements vétérinaires restreints, excluant les résidus de médicaments ;
- Une eau de qualité, donc pas de résidus de dioxines, métaux lourds, pesticides...
- Une densité et une production limitées, gages de non pollution ;
- Une alimentation respectueuse des espèces, avec au minimum 30 % d'ingrédients végétaux bio sans OGM et, pour les poissons carnivores (salmonidés, bar, daurade, crevette...), une part majoritaire de l'aliment devant être issue du milieu aquatique. Les colorants et les farines de viande sont interdits.
- Une traçabilité stricte avec une identification inviolable.
Source : EchoBio, revue n° 10 de mars/avril 2008.
Poissons gras et poissons maigres
Poissons gras : anchois, anguille, hareng, maquereau, sardine, saumon, thon et poissons d'élevage.
Poissons maigres : brochet, cabil!aud, colin, daurade,flétan, haddock, lotte, merlan, merlu, morue, perche, raie, rascasse, roussette, saint-pierre, sole, truite sauvage, turbot.
Les poissons maigres apportent des protéines de bonne qualité. Les poissons gras sont de bonnes sources de vitamines A et D et d'acides gras poly-insaturés EPA et DHA de la famille des oméga 3. Hareng et maquereau sont en tête, suivis par la sardine et le saumon.
Source : EchoBio, revue n° 10 de mars/avril 2008.
Métaux lourds : comment se désintoxiquer?
La première chose, dans toute cure de désintoxication, est de couper sa source et, dans ce cas, stopper le contact avec le métal polluant. S'il s'agit du mercure provenant d'amalgames dentaires, il faut envisager une dépose par un dentiste spécifiquement équipé pour ce travail (digue de caoutchouc, masque de protection) qui saura conseiller les compléments alimentaires à prendre avant et après la dépose.
Un des protocoles de détoxication naturelle les plus utilisés est celui du Dr Klinghardt de Seattle, spécialiste des maladies neurologiques graves. Il associe la chlorella, l'ail des ours et la coriandre.
La libération des métaux toxiques accumulés doit s'accompagner de mesures de précaution. Il est important de drainer les émonctoires par lesquels vont transiter les toxiques, foie et reins en particulier, à l'aide de plantes adaptées. Il est conseillé également de protéger l'organisme de l'oxydation cellulaire par des complexes antioxydants ou par exemple une cure de jus de gogji, noni, de papaye fermentée... Attention à l' auto-complémentation dans une détoxication si délicate. L'accompagnement par un thérapeute est recommandé !
Source : EchoBio, revue n° 10 de mars/avril 2008.
Les radicaux libres et le vieillissement
Il n'existe aucune théorie universelle du vieillissement mais toutes les théories aboutissent à une même conclusion : en évitant une production exagérée de radicaux libres on protège son capital jeunesse. La surproduction de radicaux libres est en effet impliquée dans une multitude de processus métabolique. Elle .peut engendrer la maladie, ou être son résultat. Par exemple, chaque cellule recèle des milliers de mitochondries, petits organes chargés d'assurer les besoins en énergie. Leur fonctionnement génère naturellement des radicaux libres qui, normalement, sont contrôlés par l'organisme. En revanche, si celui-ci n'est pas capable de leur opposer suffisamment d'antioxydants, leur multiplication entraîne; à terme, la mort des mitochondries et la disparition de la ressource énergétique de l'organisme. Même chose dans .le cas du stress psychologique qui est un facteur aggravant bien identifié dans le phénomène de production de radicaux libres. Les mécanismes impliqués ne sont pas encore bien connus mais de nombreux travaux suggèrent que les personnes les plus exposées à un stress intense vieillissent plus rapidement que la moyenne. Dans d'autres cas, la production excessive de radicaux libres est consécutive à un dysfonctionnement métabolique. C'est le cas lors du mécanisme de vieillissement appelé glycation. Cette réaction spontanée est une caramélisation progressive des protéines, essentiellement au coeur des cellules (cf. Pratique de Santé n° 76). Cette dégénérescence s'accompagne de phénomènes inflammatoires chroniques, de réactions immunitaires inappropriées, d'altérations du code génétique... De la même manière, il semble que le déclin hormonal, cette baisse de la production de nos glandes endocrines qui se constate à partir de 50 ans, est accompagné d'une surproduction de radicaux libres.
Source : Pratiques de Santé, Hors-série n° 10 du 15 avril 2008.
Gare aux additifs alimentaires antioxydants
Les produits alimentaires fabriqués industriellement comportent bien souvent des additifs alimentaires. Utilisés essentiellement dans le but d'améliorer leur conservation, pour éviter notamment le rancissement des graisses, ils contiennent souvent des antioxydants. Mais attention, sur les 17 autorisés, 13 sont d'origine synthétique. Et la plupart d'entre eux (les E 304, E 307, E 308, E 309, E 310, E 311, E 312, E 313, E 319, E 320 et E 321) ne doivent pas être consommés en excès. Une dose maximale a été fixée pour chacun d'entre eux, elle est exprimée en mg/kg de poids corporel. Les enfants sont donc plus exposés que les adultes à quantité d'aliments ingérés égale. Les E 310, E 311 et E 312 sont particulièrement toxiques : lors de la digestion, ils libèrent de l'acide gallique, substance reconnue capable de générer des problèmes digestifs, un eczéma, voire un syndrome d'hyperactivité ! Leur apport journalier maximal autorisé est respectivement de 1.4, 0.5 et 0.05 mg/kg. Attention également à l'E 320 ou BHA : l'association avec la vitamine C à forte concentration génère la production de radicaux libres. Bien qu'averties, les autorités sanitaires de l'UE n'ont pas encore statué sur la restriction de son utilisation qui a été proposée. Quant à l'E 321, ou BHT, malgré sa toxicité hépatique, son utilisation n'a pas été interdite mais restreinte. Il devrait être de moins en moins employé.
Source : Pratiques de Santé, Hors-série n° 10 du 15 avril 2008.
Les épices, forts en antioxydants
Les épices sont d'excellentes sources d'antioxydants. Par ordre décroissant, les plus puissantes sont le clou de girofle, la cannelle, le poivre, le gingembre devant l'ail, la menthe, l'oignon. Dommage que les effets agressifs de certaines d'entre elles limitent leur emploi. Certaines associations offrent une bonne synergie pour lutter contre la peroxydation lipidique : ail et oignon, ail et gingembre, oignon et gingembre. La consommation régulière de certaines de ces épices est reconnue capable de prévenir certaines affections : le curcuma pour lutter contre la maladie de Parkinson, la cannelle dans le cas d'un diabète de type 2.
Source : Pratiques de Santé, Hors-série n° 10 du 15 avril 2008.
Téléphones portables : demain il sera trop tard
Malgré les atermoiements du ministère de la Santé et les manœuvres dilatoires des opérateurs téléphoniques, il devient maintenant évident que le téléphone portable est un agent pathogène virulent dont nous ne mesurons que très partiellement les effets délétères. Récemment, on a démontré scientifiquement le lien entre certaines lésions tumorales et l'utilisation intensive du portable. Il s'agit surtout de cas de neurinomes de l'acoustique, une tumeur développée au dépens du nerf acoustique, mais aussi de tumeurs malignes du cerveau. Selon cette étude, le risque serait multiplié par deux, voire plus, du côté où l'on téléphone.
Les autorités sanitaires s'inquiètent-elles de ces résultats ? Pas du tout car, selon les experts officiels, le risque encouru ne concerne que les utilisateurs « intensifs» et rien ne prouve, ajoutent-ils avec une certaine dose de cynisme, que l'emploi d'un téléphone portable conduit immanquablement à la tumeur. Ils ont raison, mais quand on sait qu'une tumeur met en général quinze à vingt ans pour se développer, il semblerait logique de conclure que l'apparition de tumeurs au bout de quatre à cinq ans chez les utilisateurs intensifs, est un signe annonciateur d'une catastrophe sanitaire à venir dans dix ans. Dix ans ! Pour qui a des enfants, ce n'est rien, mais pour ceux qui vendent des téléphones, cela doit paraître très lointain. Le pire dans cette affaire est que la jeune génération est la plus menacée. Ce sont les enfants et adolescents qui utilisent le plus la téléphonie. Et, justement, c'est à cet âge de la vie que le cerveau est le plus exposé: près des deux tiers du cerveau d'un enfant sont affectés par les ondes alors que chez l'adulte, elles ne sont absorbées que par un tiers du cerveau, ce qui est déjà beaucoup trop ! Plus inquiétant encore, l'intensité des radiations augmente selon la difficulté de réception. Ainsi, lorsque vous téléphonez dans un train, une automobile, ou lorsque vous traversez des zones de moindre couverture et que l'appareil doit rechercher de nouveaux émetteurs, la puissance des micro-ondes est considérablement majorée.
Et, chaque jour qui passe, on mesure plus de radiations électromagnétiques dans notre environnement quotidien : écrans TV, moniteurs d'ordinateurs, téléphones d'intérieurs et système Wi-Fi. De quoi être horrifié. Toutes ces radiations sont ionisantes, c'est-à-dire qu'elles peuvent perturber nos fonctions cellulaires, l'ADN notamment et les fonctions glandulaires. Parmi les glandes, c'est la pinéale, siège de l'hormone du sommeil et de la lutte contre le cancer, qui est la plus facilement perturbée.
On peut se désoler de ce drame qui nous attend, que chacun voit et contre lequel personne ne fait rien. Mais attendons. Car il y a aujourd'hui des milliards de téléphones portables en circulation. Et faute d'avoir voulu prendre le problème à bras-le-corps, nous devrons inévitablement faire face, un jour, à un choix cornélien: le portable ou la vie ! Il faudra alors abandonner cet outil magique, assumer le retour en arrière, tirer un trait sur tout ce qu'il nous a apporté... Oserons-nous ? C'est à ce moment-là que nous verrons si l'humanité a encore envie de vivre ou pas.
Docteur Paul Dupont, ancien chef de clinique de nutrition
Source : Pratiques de Santé, n° 78 du 15 avril 2008.
Arte déclare la guerre à Monsanto
Le 11 mars Arte a diffusé « Le monde selon Monsanto », une enquéte exclusive sur les petits mensonges et les grosses bavures du géant américain de la semence, leader mondial des OGM. Si vous avez manqué ce document, vous pouvez vous Ie procurer chez Arte éditions ou aller surfer sur www.world-of-monsanto.org. Le site créé par la chaîne franco-allemande pour contrer, pied à pied, la désinformation orchestrée par Monsanto. Mais voici en substance ce que dévoilait ce reportage. La firme agrochimique de Saint-Louis (Missouri) est la société agro-industrielle la plus controversée à ce jour. C'est pour en comprendre les raisons que la journaliste Marie-Monique Robin a enquêté pendant trois ans. Et ce qu'elle a débusqué est effarant. Rapports mensongers, pressions sur les médias (la chaîne américaine Fox News a été ainsi sommée de suspendre la diffusion d'un reportage sur une hormone transgénique appartenant à Monsanto si elle ne voulait pas perdre les contrats publicitaires concernant le désherbant Roundup et l'édulcorant Nutrasweet), chantage à l'encontre de ceux qui menacent ses intérêts, tentatives de corruption et campagnes de diffamation contre quiconque (des journalistes en particulier) pourrait faire obstacle à son expansion.
Pourtant, Monsanto a défrayé la chronique à de nombreuses reprises, à commencer par les PCB, plus connus sous le nom de pyralènes, des huiles chimiques extrêmement polluantes utilisées comme isolant dans les transformateurs électriques. On lui doit aussi l'hormone de croissance bovine suspectée d'augmenter les risques de cancer chez les consommateurs de lait. Mais c'est grâce à la dioxine composant de l’agent « orange », déversé massivement sur le Vietnam pendant la guerre contaminant ainsi trois millions de personnes (cancers et dysfonctionnements génétiques) que Monsanto s'est fait un nom. Non seulement la firme est sortie blanchie de ces scandales, mais elle bénéficie depuis les années quatre-vingt-dix aux États-Unis d'une déréglementation, alors que les propres scientifiques du département américain de l'agriculture (FDA) se disent inquiets. Aujourd'hui, le leader des biotechnologies agricoles possède la mainmise sur 90 % des cultures transgéniques, est implanté dans 46 pays et poursuit une croissance externe à tout va, rachetant toutes les compagnies semencières de la planète.
Source : Quelle santé, revue n° 26 de avril 2008.
Moteur de recherche solidaire... Faites passer l'info
Saviez-vous qu'un petit clic sur internet peut faire un bien fou à la planète. Depuis l'automne, le nouveau multimoteur de recherche Veosearch reverse 50 % de ses bénéfices à des projets de développement durable. Comment ça marche ? Arthur Saint-Père et Guillaume Heintz, deux copains de promo, fraîchement diplômés d'HEC, ont passé un accord avec les quatre poids lourds du secteur : Google, Yahoo, Ask et Exolead pour récupérer un pourcentage des revenus publicitaires liés aux recherches des internautes Veosearch (mais si, la colonne à droite avec tous les liens publicitaires). Ils en reversent ensuite la moitié à des associations engagées : ATD Quart Monde, WWF, Scouts de France... chaque internaute peut affecter ses clics à l'association de son choix. Aujourd'hui, Veosearch enregistre 150 000 recherches par jour, a récolté plus de 18 000 € pour les associations et aimerait parvenir, à terme, à 20 millions de connexions par mois et à des centaines de projets financés. Pour les aider, c'est facile, il suffit d'ajouter Veosearch à votre barre de recherche et de passer le mot à tout votre carnet d'adresses. www.veosearch.com
Source : Quelle santé, revue n° 26 de avril 2008.
Antennes-relais... Cancers : risques confirmés
Une étude épidémiologique confirmant une augmentation significative du risque de cancers pour les riverains d'antennes-relais vient d'être rendue publique. Cette étude a été conduite sous la direction du docteur Guerd Oberfeld, médecin de santé environnementale de la ville de Salzbourg (Autriche). Les recherches ont porté sur une zone de 1 200 mètres autour des émetteurs. Les risques de cancers augmentent dans les 200 mètres autour des antennes. Les résultats ont été transmis au ministère de la Santé autrichien et seront évalués par un groupe de travail spécialisé. Cela pourrait déboucher sur de nouvelles normes d'exposition du public aux champs électromagnétiques générés par la téléphonie mobile… Qu'attendent les autorités françaises pour prendre les mesures qui s'imposent ? En novembre 2007, lors du Grenelle de l'environnement, les associations Robin des Toits et Ecologie sans Frontière ont déposé une proposition pour faire cohabiter téléphonie mobile et santé publique. Cette proposition a été retenue et a reçu le soutien de Nathalie Kosciusko-Morizet, elle-même auteur d'une proposition de loi sur le sujet. Qu'attend-on pour l'appliquer ?
Robin des Toits, 55 rue Popincourt, 75011 Paris - tél. : 01.43.55.96.08 - site : www.robindestoits.org
Source : Biocontact, revue n° 179 de avril 2008.
Détoxifions nos organes
Deux merveilleuses analyses, la peptidurie et le Cytotest, nous permettent d'éclairer ces divers mécanismes malheureusement encore méconnus par certains professionnels de la santé. Interprétés de façon individuelle et personnalisée par les nutritionnistes détoxicologues, elles nous permettront de stopper les accumulations dans les différents organes, de les libérer et donc de constater, avec le temps, l'amélioration constante des pathologies, même les plus lourdes. Pour conclure, observons plutôt nos voisins asiatiques: ils ne consomment presque pas de produits laitiers, sans conséquences apparentes sur leur santé; le Japon détient même le record mondial de longévité.
Association Stélior, BP 21, CH-1247 Anières, Suisse
Tél. : 004122751.36.36 - fax: 004122 751.35.36 - mél : elke@hyperactif.org
sites : www.stelior.com - www.hyperactif.net - www.sansgluten.org - www.delta6desaturase.com
Source : Biocontact, revue n° 179 de avril 2008.
Financements : la bio veut arder son indépendance
L'itab (Institut technique d'agriculture biologique) est aujourd'hui menacé d'être avalé par l'Acta (Association de coordination technique agricole), au motif qu'il n'est pas assez important pour être qualifié par le ministère de l'Agriculture, et ne peut donc plus être financé. Depuis des années, ce même ministère n'a jamais permis à l'itab, dont les compétences et l'utilité sont reconnues par tous les acteurs, bio et conventionnels, d'atteindre la taille critique nécessaire et de réellement développer une recherche en production biologique, à l'instar de ce qui se pratique en Suisse et en Allemagne par exemple. Mais que celle même Acta emploie les salariés Itab, et que le conseil d'administration de ce dernier devienne un simple comité d'orientation est inadmissible. Dans le même esprit, il est proposé un Conseil scientifique de l'ltab, présidé par un scientifique sans compétences particulières en agriculture biologique, et n'incluant pas les quelques chercheurs qui, dans d'autres instituts, se battent pour une recherche alternative basée sur la globalité des systèmes agricoles. Ceci montre la voie que l'on veut faire suivre à la recherche en agriculture biologique, et qui n'est certainement ni celle du progrès, ni celle d'une recherche alternative. La Fnab (Fédération nationale d'agriculture biologique des régions de France) et son réseau sont également interdits d'accès aux fonds professionnels du Compte d'affectation spéciale « développement agricole et rural » (Casdar). Pas crédible au regard des chambres d'agriculture, nous dit-on, alors que ce réseau représente quelque 250 emplois sur le territoire; trop syndical et en même temps pas assez (pas d'élus en chambres) : tout est bon pour justifier du refus et inciter les instances bio à se fondre dans les organisations conventionnelles. Aujourd'hui donc, les producteurs bio contribuent financièrement au développement de l'agriculture conventionnelle, au mépris de leurs besoins propres et de ceux en matière de conversion à la bio. Les structures pionnières dans le domaine de la technique et du développement en production biologique ont toute légitimité à exister par elles-mêmes et à pouvoir accroître leur activité pour contribuer aux objectifs du Grenelle. Vouloir les fondre dans le conventionnel ne servira à personne.
Fnab, 40 rue de Malte, 75011 Paris - té!. : 01.43.38.38.69 - site : www.fnab.org
Source : Biocontact, revue n° 179 de avril 2008.
Une idée lumineuse pour 007 écolo
Recharger un téléphone portable lorsque l'on part en randonnée peut rapidement relever de la mission impossible. Alors pour se donner des airs de 007 écolo, on s'offre le panneau solaire souple, 6,5 W de chez Solariflex. Léger, il pèse à peine 200 grammes et sait se faire discret puisque plié, sa taille n'excède pas celle d'un grand portefeuille. Étanche et résistant, il est très simple d'utilisation et permet de recharger sans polluer. Après avoir déplié le panneau, je le mets face au soleil, et je raccorde l'adaptateur allume-cigare fourni. Il ne me reste plus qu'à brancher le chargeur, lui-même relié au téléphone, sur l'allume-cigare. Si l'ensoleillement est maximal, en deux heures la batterie est pleine, sinon comptez jusqu'à quatre heures. Seule zone d'ombre, il faut un chargeur de téléphone compatible avec un allume-cigare. Ce panneau solaire fonctionne avec les lecteurs MP3, les appareils photo, les PDA et les consoles de jeu à condition de se procurer un adaptateur allume-cigare/USB disponible chez le fabricant :
A.S.M. - Panneau solaire souple et pliable - Tél. : 0870 444554 www.solariflex.com
Source : Quelle santé, revue n° 23 de janvier 2008.
Le Label écologique européen : insuffisant... Mais il a le mérite d'exister
Il est moins exigeant et impartial que le label Écocert aux deux papillons rouges qui certifie uniquement les produits répondant aux contraintes écologiques les plus sévères en matière de pollution aquatique et de biodégradabilité. Mais bien plus sérieux que les faux labels du type Moebius qui attestent juste que le produit peut être recyclé, ou Point vert qui signifie que l'industriel a bien payé sa cotisation obligatoire à Éco-emballage, l'organisme qui gère le recyclage des déchets ménagers. Le Label écologique européen, en forme de petite fleur, est apposé depuis trois ans sur les produits d'hygiène et d'entretien de la maison. Régi par des textes officiels européens, il distingue les cycles de vie de produits (gestion des ressources, consommation, déchets) qui ont une moindre incidence sur le milieu naturel. Il prend en compte l'impact sur l'environnement tout au long de la vie du produit. Mais il porte essentiellement sur le processus de fabrication. Ainsi, les entreprises bénéficiant de ce label européen s'engagent à limiter les rejets de substances toxiques ou polluantes dans les eaux lors de la fabrication du papier. Elles s'engagent également à circonscrire les risques écologiques dus à la consommation d'énergie (réchauffement planétaire et acidification, notamment) en réduisant leur consommation d'électricité et les émissions atmosphériques. Et s'attachent à utiliser des produits les moins toxiques possibles pour réduire au maximum les risques santé encourus par les salariés. Certes, ce label est insuffisant, mais il constitue, pour ceux d'entre nous qui fréquentent les supermarchés, un garde-fou contre les produits conventionnels...
Source : Quelle santé, revue n° 23 de janvier 2008.
Le Pacifique, un océan de plastique
Cinquante fois la France. C'est la taille de la «grande masse de déchets du Pacifique » (Great Pacifie Garbage Patch). Greenpeace estime, qu'un million d'oiseaux marins meurent chaque année dans cette déchetterie géante. Certaines espèces sont en voie d'extinction à cause du plastique qu'elles ingèrent le prenant pour leur nourriture naturelle habituelle. Le pire est à venir : un tel amas d'ordures plastiques peut apparaître n'importe où, au gré des courants, des vents et des marées.
Source : Quelle santé, revue n° 23 de janvier 2008.
Le gel des OGM, une décision cosmétique
Publié le 13 décembre au Journal officiel, le décret suspendant la vente et l'utilisation du seul OGM cultivé en France, le MON 810, a suscité la déception des ONG et la colère de la Confédération paysanne. En vertu de ce décret émanant du ministère de l'Agriculture, «la cession à l'utilisateur final et l'utilisation des semences» du MON 810, le maïs OGM de la firme Monsanto cultivé en France, « sont suspendues sur le territoire national jusqu'à la publication d'une loi relative aux organismes génétiquement modifiés et au plus tard jusqu'au 9 février 2008 ». Il s'agit en effet d'un geste purement symbolique, puisque les semis ont lieu... au printemps. L'association écologiste Agir pour l'environnement a aussitôt dénoncé une « décision cosmétique ». Et d'ironiser : « interdire un maïs transgénique en période hivernale lorsque ce dernier n'est pas cultivé revient à interdire le chauffage électrique en pleine canicule ou la climatisation en période de froid intense ». Chargé de campagne OGM à Greenpeace France, Arnaud Apoteker, qui s'exprime au nom de l'Alliance pour la planète, estime que le gouvernement « cède de façon très claire au lobby de l'agriculture intensive ». Du côté de la Confédération paysanne, fer de lance de la contestation anti-OGM, on s'estime trompé : « Le ministère de l'Écologie a cédé aux pressions du ministère de l'Agriculture pour autoriser la coexistence des cultures OGM et non-OGM », a déclaré Olivier Keller, chargé du dossier des plantes transgéniques. Rien de changé donc. Tel que présenté, il s'agit ni plus ni moins d'un projet de loi qui va légaliser la contamination génétique et tenter de nous faire avaler que le « sans OGM » est l'équivalent du « avec un peu d'OGM », tant qu'on reste en dessous du seuil d'étiquetage. Les ONG ont le sentiment d'une trahison de la parole donnée. Et ce n'est pas le projet de loi présenté le 19 décembre par Jean-Louis Borloo en Conseil des ministres qui va les rassurer car il se contente d'annoncer la création d'une Haute Autorité sur les OGM, l'obligation pour les seuls exploitants de souscrire une garantie financière pour pouvoir réparer le préjudice économique - le préjudice moral n'est pas évoqué - lié à la contamination par des OGM et la garantie d'information des citoyens sur la nature et la localisation des OGM.
Source : Quelle santé, revue n° 23 de janvier 2008.
Dernière heure : le Gardasil
Nous avons été bien inspirés de mettre en garde nos lectrices contre le Gardasil, le « vaccin contre le cancer du col de l'utérus » mis au point par Sanofi Pasteur. Ce vaccin, destiné à protéger les femmes contre les infections vaginales causées par les papillomavirus, fait déjà l'objet d'une surveillance particulière de la part des autorités médicales. L'Agence européenne du médicament vient en effet de rendre publique la survenue du décès de deux jeunes femmes, âgées de 18 et 19 ans, qui avaient reçu une dose de Gardasil. L'agence précise, bien entendu, que « le lien entre l'administration du vaccin et ces décès n'est pas établi » et que « le rapport bénéfices/risques demeure favorable », mais on connaît la chanson et il faut lire entre les lignes qu'il y a urgence à ne pas se faire vacciner. Rappelons que le Gardasil, en vente depuis novembre 2006, a été jugé si utile que son remboursement a été accordé en moins d'un an !!! On estime qu'à ce jour environ un million et demi de jeunes femmes ont déjà été vaccinées en Europe...
Source : Pratiques de Santé, n° 76 du 19 février 2008.
Aspartame
On a beau alerter l'opinion publique sur les dangers de l'aspartame, la consommation de cet édulcorant ne faiblit pas car il est censé favoriser la perte de poids. Une étude menée par des chercheurs de l'Illinois vient de mettre à mal cette réputation. Les scientifiques ont en effet comparé la prise de poids chez deux groupes de rats nourris l'un avec du yaourt sucré au glucose, l'autre avec le même yaourt sucré aux édulcorants. Résultat: les rats du groupe édulcorants ont pris 40 % de poids en. plus que ceux nourris au vrai sucre ! Explication : l'organisme des rats nourris aux édulcorants attend les calories correspondant au goût sucré et, faute de les obtenir, continue de les réclamer. Ce qui pousse les rats à manger plus de yaourt. CQFD.
Source : Pratiques de Santé, n° 76 du 19 février 2008.
L'arnaque du pré-cancer
La médecine avait inventé la pré-ménopause, la ménopause n'étant probablement pas suffisamment rentable. Elle a maintenant institué le pré-cancer, ce qui est financièrement très intéressant dans la mesure où les gens qui ne sont pas encore malades sont censés être beaucoup plus nombreux que les malades euxmêmes. Si je m'insurge, c'est en raison du nombre de femmes, même jeunes, qui me contactent pour me demander conseil parce qu'un cancérologue insiste et les presse pour leur effectuer une mastectomie (de précaution), car disent-ils, elles présentent un terrain précancéreux. Or ce fameux terrain consiste la plupart du temps en un banal kyste mammaire en outre souvent dû aux produits laitiers, mais ne présentant aucun caractère dangereux à l'analyse et en particulier aucune velléité d'adhérences. Ces femmes qui paraissent en pleine forme se trouvent alors très déstabilisées moralement autant par l'insécurité de leur avenir que par la perspective de cette mutilation dégradante de leur féminité. Or les tests complémentaires ont prouvé, chaque fois, qu'elles n'avaient en réalité aucun cancer. Alors, chères dames, un bon conseil : de même qu'on ne se fie jamais à un seul devis pour des travaux, ne vous fiez jamais à un seul avis médical Les cancérologues paient cher des assurances pour les « bavures » au cas où des clients se rebiffent. Sachez que la prétendue prévention n'est qu'un service de rabattage, et que chaque faux cancéreux rapporte, comme un vrai, 150000 euros minimum aux labos de la chimio. Qui paie ? Nous tous, contribuables à souhait; et ce sinistre business de la mutilation et de l'empoisonnement légalisés est une véritable hémorragie financière de la nation via la Sécu qui y collabore gaiement. Par ailleurs, il faut garder à l'esprit qu'audelà de ces chirurgiens indélicats qui coupent d'abord et discutent ensuite, il existe des approches diagnostiques et curatives non invasives et que des milliers de personnes guérissent du cancer par des moyens dont on ne parle pas à la télé. Encore faut-il oser changer d'église... Michel Dogma
Source : Pratiques de Santé, n° 76 du 19 février 2008.
Tout sur les amalgames
Malgré les dénégations du corps médical et les railleries des dentistes, on soupçonne depuis longtemps les métaux lourds contenus dans les amalgames dentaires (mercure, mais aussi étain et argent) d'être à l'origine de nombreuses maladies dégénératives. En Europe et dans le monde, beaucoup d'autorités de santé, pressentant le pire, ont pris la précaution d'interdire les amalgames (en Norvège, ils ont été interdits en début d'année). En France rien, faute de preuves scientifiques, dit-on. Des preuves, il y en a des pages et des pages dans l'ouvrage que vient de publier Françoise Cambayrac aux Éditions Marco Pietteur. En 400 pages, vous saurez tout sur le sujet. Pourquoi nous nous empoisonnons, quelles maladies cela engendre-t-il, comment faire enlever ses plombages, comment déceler l'intoxication et comment se désintoxiquer. Une somme d'infos accablantes à offrir d'urgence à votre dentiste qui, rappelons-le, est encore plus exposé que nous à ce danger.
« Vérités sur les maladies émergentes ", de Françoise Cambayrac. Éditions Marco Pietteur, 22€.
Source : Pratiques de Santé, n° 76 du 19 février 2008.
Mercure
Il n'y a pas que dans les amalgames dentaires que l'on trouve du mercure, il y en a aussi de plus en plus dans le poisson que nous consommons régulièrement et cela commence à poser un grave problème de santé publique. Des chercheurs américains ont en effet étudié, sur 1 000 jeunes mamans danoises et leurs enfants, les effets de la consommation de poisson ayant une teneur élevée en mercure pendant la grossesse. Leur conclusion est sans appel : le mercure des poissons affecte gravement le développement cérébral et cardiaque du bébé. Il y a quelques jours, aux États-Unis, un rapport de l'Agence pour la protection de l'environnement indiquait qu'en 1999-2000, environ 630000 enfants, soit plus du double des estimations prévues, sont nés... contaminés par le mercure.
Source : Pratiques de Santé, n° 76 du 19 février 2008.
Procès Kokopelli : une lueur d'espoir
Des milliers de courriels et messages de soutien ont salué la condamnation de Kokopelli, une association dynamique qui diffuse 1 200 variétés de semences anciennes et bio au nom de la sauvegarde de la biodiversité végétale. Les verdicts sont tombés : 12 000 € seront versés à la SAS Baumaux pour concurrence déloyale, les juges n'ayant pas retenu de différence entre semences certifiées agriculture biologique et semences conventionnelles. Dans le procès devant la Cour de cassation qui opposait l'Etat français, la fédération des industriels de la semence (FNPSPF) et le Groupement national. interprofessionnel des semences (GNIS) à Kokopelli, l'association est condamnée à verser 18 000 € d'amendes et 5 000 € à la FNPSPF. Kokopelli est reconnue coupable de commerce de semences illégales. Pour être mises sur le marché en France, les semences doivent être inscrites sur le catalogue officiel des espèces et variétés européen. Les semences anciennes, ne correspondant pas aux critères d'inscription de ce catalogue, ne peuvent pas être inscrites et n'ont pas droit de cité dans nos jardins ou nos assiettes. . . Le patrimoine semencier et culturel de l'humanité est déclaré hors-la-loi. Une bonne nouvelle pourrait venir du message de Madame Kosciusko-Morizet, secrétaire d'Etat chargée de l'Ecologie auprès du ministre de l'Ecologie, du Développement et de l'Aménagement durables, dans une dépêche de l'AFP (datée du 6 février 2008) et lors d'une déclaration télévisée, qui semble favorable à une mansuétude sur le montant des amendes à payer et, chose beaucoup plus importante, un aménagement de la législation permettant à Kokopelli de continuer légalement ses activités. Kokopelli s'en réjouit mais attend des actes concrets au nom de la biodiversité cultivée et de la souveraineté alimentaire des générations futures. En attendant, la prudence et la mobilisation restent de mise. Car la semence n'est toujours pas libre !
Association Kokopelli, Oasis, 131 impasse des Palmiers, 30100 Alès
Tél. : 04.66.30.64.91 mél :semences@kokopelli.asso.fr site : www.kokopelli.asso.fr
Source : Biocontact, revue n° 178 de mars 2008.
Essonne, la bio pour éviter de polluer l'eau
Nathalie Kosciusko-Morizet, secrétaire d'Etat à l'Ecologie, et André Santini, président du Comité de bassin Seine-Normandie, soutiennent la mise en place d'un partenariat novateur entre l'Agence de l'Eau Seine-Normandie et les agriculteurs bio d'ile-de-France. C’est une première en France. L’Agence de l'Eau Seine-Normandie et le Groupement des agriculteurs biologiques (GAB) d'Ile-de-France ont signé fin janvier un programme quinquennal de partenariat « eau » sur une exploitation bio, à Dourdan (Essonne). L’objectif : favoriser le développement de modes de production tels que l'agriculture biologique, respectueux de l'environnement autour des bassins de captage, plutôt que devoir retraiter l'eau de ses résidus de pesticides. GAB Région Ile-de-France, 10 rue des Frères-Lumière, 77100 Meaux
Tél. : 01.60.24.71.84 site : www.bioiledefrance.fr
Source : Biocontact, revue n° 178 de mars 2008.
Un moratoire attendu sur les plantes transgéniques
Alors que le lobby en faveur des plantes génétiquement modifiées se déchaîne, accentuant ses actions pour convaincre de leurs intérêts, les citoyens anti-OGM s'inquiètent chaque jour davantage de l'avenir des filières les interdisant, comme les labels rouges ou la bio. La situation est d'autant plus tendue que la Commission européenne a approuvé, fin octobre, la mise sur le marché européen de trois nouveaux maïs et d'une betterave sucrière génétiquement modifiés, destinés à l'alimentation animale et humaine. Ces quatre variétés ont toutes reçu une évaluation positive de l'Agence européenne pour la sécurité alimentaire (EFSA). Ces nouvelles autorisations d'importations portent à 15, le nombre d'OGM admis dans l'Union européenne depuis la levée du moratoire européen en 2004. La France, qui n'a pas encore de loi gérant la coexistence, permet néanmoins la culture et la commercialisation d'une variété de maïs transgénique, le M810. À la demande d'un moratoire, exigé par les défenseurs de l'environnement, le Ministère de l'écologie répond par l'éventualité d'un gel... jusqu'au semis. Pour les anti-OGM, la constitution d'une haute autorité pour évaluer les risques n'est pas suffisante. En raison des contaminations impossibles à contenir, les enjeux sont déterminants.
Source : EchoBio, revue n° 8 de nov./déc. 2007.
Vers une réduction de 50% des pesticides
Parmi les mesures annoncées par le Grenelle de l'environnement le 25 octobre, la réduction des pesticides de moitié d'ici dix ans est considérée comme une réelle avancée pour l'environnement. Cela, même si elle reste conditionnée au développement des méthodes alternatives sous réserve de leur mise au point, comme l'a demandé la FNSEA. L’interdiction des 50 substances les plus dangereuses (cancérigènes, mutagènes, reprotoxiques) est maintenue. "Nous restons satisfaits que l'objectif de réduction de 50% des pesticides soit prise en compte au vu des réticences habituelles du lobby des pesticides à l'envisager", déclare François Veillerette, président du MDRGF et expert dans le cadre du Grenelle pour l'Alliance pour la planète. Concernant la bio, le doublement des aides par le crédit d'impôt à la conversion et au maintien est confirmé. Quant au principe de moratoire des OGM, il semble, lui aussi, acquis par le biais de l'instauration de la clause de sauvegarde (art. 23 de la directive 2001/18 de l'Union européenne). Les autres mesures concernent la fixation de nouveaux seuils de consommation d'énergie pour les bâtiments neufs, la construction de 1 500 km de lignes de tramway, 2 000 km de voies nouvelles à grande vitesse avant 2020, deux lignes de fret ferroviaire. Le principe d'une ristourne à l'achat pour les voitures sobres, financée par un malus annuel sur les plus polluantes, est accepté ainsi que l'obligation de rénovation progressive des logements. Une taxe sur les émissions de carbone des entreprises va aussi être instaurée.
Source : EchoBio, revue n° 8 de nov./déc. 2007.
Un plan pour impulser la bio
"Seuls un objectif clair et une politique volontariste nous permettront de relever le défi qui s'offre à nous : amener l'offre française en produits bio à un niveau suffisant pour permettre de satisfaire en 2012 la demande des consommateurs", a déclaré Michel Barnier, Ministre de l'agriculture et de la pêche. Accueilli très favorablement par la profession et les consommateurs, un plan d'actions pour relancer la production bio française est proposé. Il comporte une série de mesures, destinée à booster l'agriculture, la restauration collective, la recherche et l'enseignement. Alors que les mesures du Grenelle de l'environnement visent une augmentation de la surface bio à 6 % de la surface totale agricole en 2010 (elle est actuellement à 2 %), l'objectif de Michel Barnier est de doubler la production de produits bio d'ici 2012. Proposer des repas bio en restauration collective, notamment dans les organismes publics et les écoles, est une de ses priorités. Des aides à la production ainsi qu'un soutien financier à la mise en place de filières efficaces, capables de répondre à la demande en produits bio, en font aussi partie. En outre, la bio est invitée à participer activement aux assises de l'agriculture, qui débutent début novembre. Les enjeux sont de préparer le "bilan de santé" de la politique agricole commune et de lui prescrire un nouveau régime. L’avenir du mode de culture bio en dépend.
Source : EchoBio, revue n° 8 de nov./déc. 2007.
Du bio à la cantine à Barjac dans le Gard
Depuis la rentrée scolaire, la commune gardoise de Barjac, 1 500 habitants et une cuisine centrale, qui dessert cinq écoles sur le canton et assure les repas des personnes âgées, a choisi de passer à près de 80 % d'ingrédients bio. Les parents applaudissent (le prix du repas a été maintenu à 2,60 €), les enfants sont contents. Le cuisinier, qui a suivi une formation, a adapté les recettes, en respectant les goûts de chacun. Les fruits et légumes viennent, des maraîchers voisins d'Uzès, les pâtes et autres aliments secs de plusieurs grossistes ; quant aux produits laitiers, ainsi que les œufs, ils sont livrés par des agriculteurs bio ardéchois. Le maire, Édouard Chaulet, également conseiller général, a fait partie de ceux qui ont fait capoter un projet départemental d'agrocarburants : "400 000 euros ont été économisés et réorientés vers la filière agricole de qualité'. Il estime qu'il faut pousser les élus à "dire que l'alimentation fait partie de l’éducation du citoyen". Il vante à cet égard les vertus de la restauration collective bio, "formidable levier pour que les agriculteurs, comme les cuisiniers, se réapproprient leur vrai métier'.
Source : EchoBio, revue n° 8 de nov./déc. 2007.
L'Île-de-France renforce son aide à la bio
Grâce à une série de mesures votées par la Région, l'Île-de-France accentue encore son action en faveur de l'agriculture bio et compte y engager un budget de huit millions d'euros sur les cinq ans à venir. Si les surfaces d'Île-de-France consacrées à la bio sont encore modestes (4 188 hectares, soit 0,7 % de la surface agricole), les motivations sont fortes pour essayer de limiter les pollutions et de contribuer à satisfaire un énorme potentiel de demande de proximité. La région compte en effet plus de dix millions d'habitants. Outre le soutien financier aux conversions, l'Île-de-France est la seule région à offrir, depuis 2005, une aide au maintien aux agriculteurs déjà engagés. Celle-ci est reconduite jusqu'en 2013 et se cumule au crédit d'impôt renforcé, proposé par le ministre de l'agriculture Michel Barnier. La région est également déterminée à augmenter la part de l'alimentation bio dans les cantines des lycées et de la favoriser dans les collèges, établissements dépendant des départements. Des formations pour les cuisiniers et gestionnaires vont accompagner ce dispositif. Parmi les autres mesures annoncées, notons l'aide à la certification pour les agriculteurs avec prise en charge de 80 % des coûts des audits ainsi qu'un soutien à l'investissement en matériel.
Source : EchoBio, revue n° 8 de nov./déc. 2007.
Des régions françaises s'engagent contre les OGM
Les régions françaises, signataires de la Charte de Florence (elles sont près d'une vingtaine) ont vu "leurs positions piétinées" par l'annonce des 20 000 hectares de maïs OGM, répartis sur plus de 3000 parcelles dans 14 régions de France, dénonce l'Association des régions de France (ARP). L'adhésion à la Charte de Florence les engage, en effet, à préserver les productions agricoles de haute qualité et peser sur la politique européenne en matière d'OGM. Certaines régions, comme le Poitou-Charente ou les Pays-de-la-Loire, ont alors décidé de financer des analyses des cultures non-OGM proches des parcelles de cultures transgéniques afin de déterminer s'il y a contamination ou non. En Pays-de-la-Loire, les producteurs touchés qui effectueront un recours en justice pour pollution (dans ce cas, contre la coopérative Terrena), pourront obtenir le soutien et l'accompagnement de la région. Toutes les régions françaises se sont également déclarées favorables à un moratoire sur les OGM, à l'heure où le Grenelle de l'environnement se positionne sur ces questions et où une loi se profile
Source : EchoBio, revue n° 8 de nov./déc. 2007.
Les teintures pour les cheveux
Le chiffre : 22 Substances chimiques utilisées dans la teinture des cheveux ont été interdites par la Commission européenne. A I'origine de cette décision, une étude évoquant le possible lien entre l'utilisation répétée des teintures et l'apparition de cancers de la vessie. Les industriels des teintures ont dû fournir une fiche d'impact sur la santé pour chacune des 127 substances qu'ils utilisent. Ils n'ont pas pu - ou voulu - en fournir pour les 22 composés qui viennent d'être interdits. Quant aux 105 autres, leur toxicité est à l'étude Résultats en octobre.
Source : Sources Vitales, revue n° 65 de décembre 2007.
Glucosinolates
Lorsqu'on coupe ou que l'on mâche des crucifères (chou, brocoli...), leurs glucosinolates sont transformées par une enzyme en isothiocyanates. Cette substance offre des propriétés anti-cancer qui n'existent pas dans les autres légumes.
Source : Sources Vitales, revue n° 65 de décembre 2007.
Bonne nouvelle : vaccin anti-grippe inefficace
La revue médicale « The Lancet » vient de publier une étude démontrant l'inefficacité du vaccin anti-grippe qui serait même dangereux pour les personnes âgées. Une étude semblable sera-t-elle bientôt réalisée en France ?
Source : Sources Vitales, revue n° 65 de décembre 2007.
Terre d'Abeilles lance l'alarme
Si les abeilles devaient disparaître, l'humanité n'aurait plus que quelques années à vivre ", Albert Einstein. Partout dans le monde, les abeilles disparaissent en masse. Ce bouleversement sans précédent entraîne une dangereuse altération de la biodiversité, qui s'oppose fondamentalement à toute notion de développement durable.
Les principales responsables de ce dangereux déclin :
- L'absence de rigueur dans l'évaluation des pesticides, dans leur autorisation de mise sur le marché, et dons leur utilisation.
- L'absence d'études d'impact des effets cumulés des pollutions chimiques sur les insectes pollinisateurs.
- L'absence d'études d'impact des OGM permettant d'en démontrer leur éventuelle innocuité sur les insectes pollinisateurs, sur l'environnement et sur la santé humaine.
L'abeille, vecteur de pollinisation indispensable à la biodiversité, porte l'avenir alimentaire de toute l'humanité. En effet, plus de 80 % des espèces végétales mondiales et les trois quarts des plantes cultivées par l'homme dépendent des insectes pollinisateurs ; la plupart des cultures maraîchères concernées fournissent 35 % de la production mondiale de nourriture. la disparition des abeilles équivaudrait à un bouleversement sans précédent dans l'histoire de l'humanité. Une telle modification de la biodiversité met en danger la diversité alimentaire vitale. Ce dérèglement en profondeur des écosystèmes anéantit toute perspective pour les générations futures. L'association Terre d'Abeilles (avec le soutien actif de la société Jardin Bio) préconise :
- Le retrait définitif de tous les pesticides neurotoxiques et systémiques.
- La non-homologation de pesticides sans évaluation pertinente de leur toxicité.
- L’arrêt des expérimentations et des autorisations d'OGM en plein champ.
- L’intégration de spécialistes de l'abeille au sein des comités d'expertise chargés de l'évaluation des OGM et des pesticides.
- Le développement soutenu de l'agriculture biologique et de l'apiculture.
- L’application de la protection de la biodiversité dans la politique agricole.
Fondée en 2002 par Béatrice Robrolle-Mary, l'association Terre d'Abeilles, déclarée d'intérêt général et parrainée par l'Institut Européen d'Ecologie, a pour mission la protection des abeilles et autre insectes pollinisateurs. Véritable relais d'information vers les consommateurs, les pouvoirs publics et les politiques, Terre d'Abeilles souhaite sensibiliser le plus grand nombre sur le déclin avéré de ces insectes utiles, afin de préserver notre environnement vital, aujourd'hui et pour les générations futures.
Pour en savoir plus :
Terre d’Abeilles, la Maison des Abeilles, Parc Naturel Régional de la Brenne, La Vallée, 36300 Ingrandes
Tél. : 02.54.34.71.55 Sites : www.sauvonslesabeilles.com www.sos-abeilles.com
Source : Biocontact, revue n° 177 de février 2008.
Portables : le Père Noël peut faire mieux
Le ministère de la Santé vient de publier une recommandation de mise en garde sur l'usage du portable pour les enfants (www.sante-jeunesse-sports.gouv.fr). C'est un bon début, et beaucoup mieux que rien. Cet avertissement aurait sans doute été plus efficace pour protéger les enfants et informer les parents s'il avait eu lieu avant les fêtes. C'est pourquoi, en temps utile, en dates des 18 et 19 décembre 2007, l'association Robin des Toits avait publié deux communiqués, et en date du 20 décembre était intervenue en diffusion concrète d'information devant les points de vente. Le communiqué du ministère de la Santé parle de principe de prudence, et clame que rien n'est prouvé quant à la dangerosité des portables. Le principe de prudence ici invoqué semble en fait surtout appliqué aux profits de l'industrie de la téléphonie mobile. Rappelons que les preuves scientifiques de la nocivité tant des portables que des antennes-relais surabondent :
- Rapport 8ioinitiative, août 2007, 600 pages, 15 auteurs, plus de 1 500 travaux publiés cités en référence.
- Etude Reflex de l'OMS: 4,5 fois plus de risques de tumeurs cérébrales.
- Etc…
Les sources publiques évoquent dans les médias la nécessité d'éviter de nouveaux drames, qui étaient aussi un peu des scandales, comme l'amiante ou le sang contaminé.
Pour en savoir plus :
Robin des Toits, 55 rue popincourt, 75011 Paris
Tél. : 01.43.55.96.08 Mél : robindestoits@orange.fr Site : www.robindestoits.org
Source : Biocontact, revue n° 177 de février 2008.
Mercure : la Norvège bannit le plombage
La nouvelle n'a guère été médiatisée, du moins en Fronce, mois pourrait bien rester dons les annales car il s'agit d'une première mondiale. Le 21 décembre dernier, la Norvège, par la voix de son ministre de l'Environnement, annonçait sa décision de bannir l'emploi du mercure dans tout produit, y compris le plombage, ou amalgame dentaire. C'est ainsi que depuis le 1er janvier 2008, le plombage n'a officiellement plus droit de cité en Norvège. Le ministre norvégien a déclaré que « le mercure est parmi les polluants les plus dangereux ». Il a argué du fait que de bonnes alternatives au mercure existent déjà pour justifier la mise en place de cette interdiction. Le ministre a en outre précisé que la mesure était un signal important adressé à l'Union européenne pour lui dire qu'il existe des alternatives au mercure. En effet, celle décision est intervenue ou moment où l'Union européenne, par le biais d'une commission, envisageait en fin d'année 2007 d'éliminer le mercure de toute préparation destinée aux soins et d'interdire l'emploi de l'amalgame dentaire. La Commission européenne œuvre dans le cadre d'une « stratégie communautaire sur le mercure », amorcée en 2005 et destinée à réduire l'exposition des populations à ce polluant majeur. La Commission, dont les travaux ont débouché sur l'interdiction des thermomètres au mercure mi-2007, devait statuer fin 2007 sur l'avenir du mercure en dentisterie. C'est donc un message particulièrement fort qu'envoie la Norvège à l'Union européenne pour l'inciter à bannir le mercure. Si les pays nordiques (Allemagne, Autriche, Danemark, Suède) limitent déjà l'emploi de l'amalgame au mercure et font pression pour qu'il soit interdit, la Fronce, en dépit de nombreuses controverses sur sa toxicité, continue de défendre son usage. Nul doute que l'initiative de la Norvège incitera d'autres pays à suivre son exemple, comme la Suède qui envisagerait de prendre une mesure identique. La décision de la Norvège, en suspens depuis un moment, est fortement appréciée par tous ceux qui se battent pour faire interdire le plombage au mercure depuis des décennies, dont l'Akut, une association luxembourgeoise qui lançait en novembre dernier une pétition pour foire interdire le plombage au niveau mondial. Le passage à l'acte de la Norvège crée un précédent et il sera désormais de plus en plus difficile pour des pays comme la France de défendre l'emploi de l'amalgame dentaire comme elle 1'a fait jusqu'à présent. C'est donc une manche décisive qui vient d'être remportée par les détracteurs de l'amalgame dentaire dans la guerre qui les oppose depuis près de 150 ans à ses défenseurs et un immense espoir pour tous ceux qui espèrent voir un jour ce matériau définitivement banni de l'art dentaire.
Attention : la dépose des plombages qui libère de.grandes quantités de mercure doit se faire avec précaution sous peine de provoquer une intoxication accrue.
Pétition de l’Akut pour faire interdire les amalgames dentaires au mercure sur le site : www.akut.lu
Source : Biocontact, revue n° 177 de février 2008.
Ostéopathes : l'exonération de TVA sur les soins est définitivement légalisée
Ce texte intervient précisément deux ans après la parution au Bodgi (Bulletin officiel de la direction générale des impôts) de l'instruction qui mettait un terme à 25 ans de litiiges fiscaux auxquels étaient confrontés depuis 1983 les ex-kinésithérapeutes pratiquant l'ostéopathie de façon démarquée et hors convention. Aujourd'hui, après deux ans de démarches et de négociations politiques et juridiques, l'équité est enfin définitivement établie par le législateur pour les ostéopathes sans pré-requis paramédical qui, désormais, dès leur inscription sur les listes préfectorales, pourront faire bénéficier leurs patients de cette exonération.
Communqué de la Chambre nationale des ostéopathes : www.cnosteo.com
Source : Biocontact, revue n° 177 de février 2008.
Aluminium et Alzheimer
Les cellules du cerveau des patients atteints d'Alzheimer contiennent de 10 à 30 fois plus d'aluminium que la normale. D'après une note ministérielle d:octobre 1998 : « Tout un faisceau de données expérimentales plaide en faveur d'une intervention de l'aluminium dans le développement des lésions cérébrales caractéristiques des maladies dégénératives du système nerveux comme les DSTA (démences séniles de type Alzheimer) », même si l’on ne connaît pas l'importance spécifique de ce facteur par rapport aux facteurs génétiques, nutritionnels ou immunologiques ou son éventuelle action synergique ». Après 40 ans d'études contradictoires, l'aluminium paraît être indéniablement impliqué dans la maladie d'Alzheimer. Une récente étude comparative portant sur l'alimentation par perfusion de prématurés a en effet révélé des altérations du développement mental chez les nourrissons âgés de 18 mois, dont les perfusions contenaient de l'aluminium.
Source : Biocontact, revue n° 177 de février 2008.
Sommes-nous Pasteurisés ?
Au total, Pasteur n'a pas inventé grand-chose. Davaine et Koch auraient mieux que lui étudié les maladies microbiennes. Nous venons de dire qu'il n'a pas inventé les vaccins, ni même ce que l'on appelle la pasteurisation. Il clamait à qui voulait l'entendre qu'il était « le premier à avoir découvert... », qu'il avait « ouvert des voies nouvelles... », alors qu'il s'attribuait les découvertes de ses collègues, pire : de ses adversaires même, après de magnifiques volte-face. Il proclame que les microbes envahissent les organismes plus évolués. Ses contradicteurs enseignent au contraire qu'ils viennent de la dégénérescence des cellules malades. Béchamp dira qu'il a compris la théorie microbienne à l'envers; il écrira même, dans une lettre datée de 1900 : « en vérité, Pasteur n'a rien découvert de ce dont on le glorifie. Il n'a introduit dans la science aucun fait nouveau ». Le résultat des travaux de Pasteur ? Une orientation médicale qui oublie la santé, se focalise sur la maladie, cherche le mal à l'extérieur et qui le soigne par l'extérieur. Rien n'a changé depuis l'origine du pastorisme. La manie de trouver un agent microbien à l'origine d'une « épidémie » et la vaccination comme arme pour son éradication étouffe notre responsabilité personnelle. Ce dévoiement de la médecine nous empêche de poser, devant nos problèmes de santé, ces questions essentielles. Comment avons-nous fait pour en arriver là ? Quelles sont nos erreurs ? Qu'avons-nous à modifier dans notre façon de vivre, de manger, de boire, de respirer ? Quelles sont nos solutions devant les grands problèmes spirituels de la vie ? La responsabilité individuelle se cache derrière le microbe. La responsabilité collective derrière une Sécurité sociale qui enfle d'année en année. Les échecs de la médecine s'appellent cancer, sida, maladies cardiaques. Se cachent aussi, derrière une technologie physico-chimique puissante, les intentions des grands laboratoires et des puissances d'argent, qui excitent dans le peuple la peur de la souffrance et de la mort. Nous l'avons dit d'entrée: le pastorisme est le fils de ce monde d'industrie, de profit et de banques. Allons-nous continuer ?
Tiré de l'artcle de Marc Avérous
Source : Biocontact, revue n° 177 de février 2008.
A l'embouchure de l'Adour
Au bord de l'océan Atlantique, dans un écrin formé par les dunes, s'étend le site de La Barre, dernier vestige non urbanisé du littoral sableux des Pyrénées-Atlantiques. Ce lieu unique en Europe recèle les derniers « milieux dunaires » du littoral. Il accueille désormais le parc écologique Izadia (« l'être, la nature » en basque) qui présente sur 14 hectares une faune et une flore dont la richesse et la diversité tiennent à sa situation géographique et hydrogéologique unique. La Maison de l'environnement, qui respecte un nombre important des critères de construction haute qualité environnementale (HQE) et dont l'architecture, en totale adéquation avec le milieu naturel, joue sur la transparence pour mieux observer la faune et la flore du parc, abrite une exposition permanente qui invite le visiteur à mieux appréhender la complexité des équilibres des écosystèmes naturels du site. Mais aussi un espace d'exposition temporaire qui évolue au fil des saisons. Un parcours de découverte permet d'apprendre à décrypter les différentes clés de lecture de ces paysages pour mieux en comprendre les fonctionnements écologiques.
Parc Izadia, 297 avenue de l'Adour, 64600 Anglet Tél. : 05 59 571748 www.izadia.fr
Source : Pratiques de Santé, n° 75 du 15 janvier 2008.
Le plaisir doit aussi être au coeur de l'activité physique
Selon une étude déjà ancienne (1994), le seul fait de reprendre une activité physique régulière induit une perte pondérale significative chez les obèses. Mais il serait cependant contre-productif de vivre cette activité physique comme une contrainte supplémentaire qui s'ajoute à la restriction alimentaire. Le type de cette activité doit être choisi en fonction des goûts et aspirations individuelles (marche dans la nature, promenade en ski de fond...). Tout esprit de compétition doit être écarté, notamment avec soi-même. Faire une performance oblige à se faire mal et expose aux accidents (tendinite, déchirure musculaire, entorse, poussée d'arthrose) qui font replonger dans la sédentarité (forcée, cette fois), la dévalorisation de soi, la dépression, la reprise pondérale (souvent au-delà du poids de départ) et le désespoir. Le but est de retrouver une vitalité que l'épreuve du temps ne démente pas. Faire du sport dans ce contexte, c'est apprendre à être au contact des sensations de bien- être et de détente qu'engendre le fait de bouger son corps.
Source : Pratiques de Santé, n° 75 du 15 janvier 2008.
Les dangers des régimes
On vous promet de perdre vite, sans effort et durablement, vos kilos superflus ? Bravo ! Mais sur quelles bases scientifiques ces régimes miracles sont-ils élaborés et sur qui a-t-on testé leur efficacité ? Les régimes minceur et leurs principes sont plus souvent dictés par la mode ou l'intérêt financier que par des considérations sanitaires. Chacun s'emploie ainsi à dissimuler le fait que celui ou celle qui fait un régime inadéquat met généralement le doigt dans un engrenage qui va l'amener à "être au régime" toute sa vie avec, pour seul résultat, une prise de poids accélérée et inexorable. Pire, a-t-on pensé à vous dire les conséquences les plus courantes d'un régime inadapté: fonte musculaire, fatigue, déminéralisation, inflammations, problèmes cardiovasculaires, diabète gras, dépression...
Source : Pratiques de Santé, n° 75 du 15 janvier 2008.
Vaccins...
BCG. Depuis que le BCG est administré uniquement par voie intradermique, il n'est plus en odeur de sainteté chez les autorités de santé. Après avoir supprimé l'obligation vaccinale en juillet, le ministère de la Santé a demandé à l'AFSSAPS d'alerter les médecins sur l'augmentation importante du nombre de réactions indésirables graves constatées notamment chez les enfants. Après la vaccination : abcès locaux et adénopathies (hypertrophie d'un ganglion lymphatique) sont désormais courants. En clair, mieux vaut s'abstenir puisqu'on en a maintenant le droit.
VIH. Le vaccin contre le sida annoncé en fanfare par le laboratoire Merck est un échec cuisant. Sur les quelque 700 personnes recrutées en Afrique du Sud qui se sont prêtées au
test, vingt-quatre ont été contaminées, soit davantage que dans le groupe qui n'a reçu qu'un placebo. Le prétendu vaccin ayant facilité l'infection des personnes vaccinées, le laboratoire a décidé d'arrêter les essais. Sage décision.
Pêle-mêle. Au cours des dernières semaines, on a annoncé la prochaine mise sur le marché d'un vaccin à vie contre la grippe, d'un vaccin contre l'allergie aux chats, contre la cocaïne, contre la rage, contre l'hépatite C, contre le virus d'Epstein-Barr, contre le paludisme, contre la dengue... Mais toujours pas de vaccin contre les vaccins.
Source : Pratiques de Santé, n° 74 du 15 janvier 2008.
Dernière heure : OGM
Malgré les soupçons qui pèsent sur les OGM et malgré les preuves qui s'accumulent sur la nocivité des herbicides à base de glyphosate - de type Round Up - le groupe Monsanto (principal fournisseur de semences OGM et fabricant du Round Up) a annoncé que son chiffre d'affaires était en hausse de près de 40 % et que son bénéfice avait triplé en un an. Et devinez ce que le groupe américain a le mieux vendu l'année dernière : des semences OGM et de l'herbicide ! Malgré le cours élevé des actions du laboratoire pharmaceutique, les analystes boursiers en recommandent toujours l'achat car « les bonnes nouvelles devraient continuer d'affluer ». Au même moment, le ministre de l'Écologie Jean-Louis Borloo annonce le retrait du projet de loi sur les OGM (une transposition du texte européen qui se propose de les autoriser en les réglementant) et on attend la mise en œuvre de la clause de sauvegarde qui ermettrait de retarder l'échéance de son adoption. Tout le monde se dit satisfait: José Bové... et aussi Monsanto qui pourra quand même faire ses ventes de semences de printemps, et attendre tranquillement la fin de la fameuse « clause de sauvegarde »...
Source : Pratiques de Santé, n° 74 du 15 janvier 2008.
Grand ou petit ? Confusion parmi les épeautres
Epeautre veut dire «blé vêtu ». Dès lors la confusion règne. Mon pain d'épeautre est-il fait avec le petit ou le grand ? Sans indication supplémentaire, c'est à .coup sûr le grand, le plus courant et le moins cher car plus productif et plus facile à décortiquer que le petit. Aussi pour éviter la confusion, le petit épeautre (Triticum monococcum) devrait être appelé engrain, et le terme épeautre réservé au grand épeautre (Triticum spefta). Aucun ne serait l'ancêtre du blé tendre. Mais l'engrain est assurément une céréale presque sauvage, très riche, dont le prix très élevé est pleinement justifié. Le grand épeautre est un blé tendre qui s'est revêtu. A moins qu'il ne soit l'ancêtre vêtu du blé tendre... la science n'a pas tranché mais penche pour la première hypothèse. Quoi qu'il en soit, les caractéristiques du grand épeautre sont très proches des blés tendres de pays, avec un son plus fin (puisqu'il est vêtu). On le dit plus digeste. Mais le nécessaire décorticage le rend plus cher. Nos amis belges ont eu la délicieuse idée de sélectionner le grand épeautre en le croisant avec des blés tendres modernes, pour augmenter son rendement et sa résistance à la verse... D'où un intérêt douteux, surtout quand on espère y trouver des glutens plus digestes. Ces épeautres belges sont les plus cultivés en France, d'où l'apparition de certaines filières « épeautre non hybridé » pour garantir un « véritable » épeautre, plus proche de celui préconisé par Sainte-Hildegarde il y a un millénaire. L’engrain est pour l'instant épargné par la sélection moderne, mais bientôt arriveront des engrains « améliorés », ou encore des blés tendres croisés (de force) avec de l'engrain pour les rendre plus nutritifs...
Source : Biocontact, revue n° 176 de janvier 2008.
Le gluten et les atteintes neurologiques
Les symptômes majeurs
Le désordre biochimique auquel se retrouve confronté notre organisme lors d'une intoxication au gluten est à l'origine d'un éventail de désordres comportementaux souvent qualifiés, de façon erronée, de « psychosomatiques » ou « gastriques ». Quelques exemples : problèmes scolaires, dyspraxie, dyslexie, déficit d'attention et de comportement, hypo et hyperactivité, problèmes relationnels, violences, divers types autistiques (avec ou sans langage), troubles involontaires convulsifs (tic), troubles obsessionnels convulsifs (toc), automutilations, perturbation du sommeil, fatigue chronique, maladies de l'intestin (ballonnements, constipation, maladie cœliaque, maladie de Crohn, carcinomes de l'intestin...) schizophrénie, etc.
La preuve biochimique
Ces troubles « mentaux envahissants » causés par la dégradation partielle du gluten ont été mis en lumière par le professeur norvégien Karl Reichelt de l'Institut pédiatrique d'Oslo. En effet, il a incriminé dès 1986 la présence de peptides du gluten dans les urines de sujets hyperactifs, autistes, épileptiques et schizophrènes.
Une solution, une analyse : la peptidurie
Tous ces troubles obscurs peuvent être prévenus, notamment grâce à une simple analyse d'urine : la peptidurie. Celle-ci va mettre en évidence des toxiques, et en quelle quantité, qui perturbent l'activité électrique du cerveau. Grâce aux brillantes découvertes du professeur Karl Reichelt et à ses analyses de peptides urinaires, les patients peuvent, comme je l'ai fait pour mon fils, mettre en place un changement alimentaire individualisé exempté de gluten permettant ainsi de mettre fin à une longue litanie de symptômes et de se construire une nouvelle vie en pleine santé.
Eike Arod. Nutri-diététicienne détoxicologue, présidente de l'association Stélior.
CONTACT : Association Stélior - BP 21, CH-1247 Anières, Suisse
Tél.: 004122751.36.36 fax : 0041 22751.35.36 mél : elke@hyperactif.org
Sites : www.stelior.com - www.hyperactif.net
www.sansgluten.org