
Infos santé, une année d'archives
Correns, 1er village bio de France !
L'engagement en faveur de la bio du petit village varois de Correns est exemplaire: en 1997, sous l'impulsion du maire, également vigneron, a lieu une première vague de conversions à l'agriculture bio. Cette voie, adaptée aux petites surfaces, était apparue comme une évidence. En effet, situé au cœur de l'appellation d'origine contrôlée Côtes de Provence, le vignoble, morcelé en petites parcelles, était en péril. Sa production atypique de vins blancs au pays du rosé s'essoufflait. L'avenir de l'âme de ce village de 800 habitants était menacé, notamment par les promoteurs immobiliers. Représentant près de 80 vignerons, la coopérative viticole et les trois domaines privés se sont convertis, soit 200 hectares. D'autres productions ont suivi : deux éleveuses de volailles et productrices d'œufs, un apiculteur, un éleveur de chèvres, un céréalier, deux maraîchers, un producteur de plantes à parfum. Au total, 95 % des terres cultivables sont certifiées, soit 250 ha. Des repas bio sont servis régulièrement à la cantine, des projets d'énergie solaire à la cave coopérative et la chèvrerie sont en cours. Tous les ans, les Maîtres Vignerons bio de Correns organisent une fête dédiée à la nature en août et un salon des vins fin janvier. Le dynamisme du 1er village bio de France devrait faire des émules.
Source : EchoBio, revue de septembre/octobre 2008.
1 million d'assiettes bio en Finistère !
En 2007, près d’un million de repas bio ont été livrés (dont 61 000 repos 100 bio). Rien qu'à Brest, 6 000 sont servis chaque jour ! " La cité du Ponant joue le rôle de locomotive auprès d'autres municipalités, indique Florence Busson, de la Maison de la bio. Landerneau et Morlaix se sont montrées très intéressées ". Ce succès est en grande partie dû aux efforts de la Maison de la bio, à Plougastel-Daoulas, une association interprofessionnelle qui défend depuis 10 ans l'agriculture bio auprès des élus, des enseignants, du personnel de cantine mais aussi du grand public. Aujourd'hui, une cinquantaine d'établissements dans le département proposent des menus tout ou partie bio. En changeant les habitudes d'approvisionnement, "on en profite pour réduire les pertes, les déchets, la quantité de viande, etc. sans appauvrir le déjeuner", explique Florence Busson. Cette percée de la bio en Bretagne incite les agriculteurs à se convertir ou à livrer leur marchandise bio dans la région. " Avant, le chou-fleur bio partait en priorité en Allemagne ou en Grande-Bretagne. Depuis que les cantines finistériennes changent leurs habitudes d'achat, les producteurs sont prêts à nous servir en premier ", analyse Jean-Marc Danion, le président de la Maison de la bio. La relocalisation est désormais engagée à la pointe de la Bretagne.
Source : EchoBio, revue de septembre/octobre 2008.
Pesticides : alerte sur les nouvelles normes européenes
L'harmonisation européenne, à partir du 1er septembre, des seuils de présence de résidus de pesticides autorisés dans les aliments (la fameuse LMR, Limite maximale de résidus) provoque un tollé. Ces nouvelles normes, qui remplacent les limites fixées jusqu'à présent au plan national, sont accusées d'être le résultat d'un nivellement par le bas. D'où la colère des organisations environnementales, en France mais aussi dans d'autres pays européens comme l'Autriche ou l'Allemagne. Cette hausse spectaculaire des limites existantes est considérée comme inacceptable. Selon une analyse conjointe de Greenpeace et de l'ONG environnementale autrichienne Global 2000, " plusieurs centaines de limites maximales en résidus deviennent désormais dangereuses pour les consommateurs ". Au total, 349 pesticides différents sont présents dans les produits alimentaires vendus dans l'Union européenne. Pour chaque pesticide, la Commission aurait identifié le pays ayant la plus mauvaise limite de sécurité et adopté ce niveau comme nouvelle norme. Selon les ONG, la consommation de pommes, poires, raisins, tomates et poivrons pourrait désormais comporter des risques pour la santé des enfants. " Pour un enfant pesant 16,5 kg, la dose de pesticide dangereuse pour la santé est dépassée après la consommation de 20 grammes de raisin, soit 5 à 7 grains, 40 grammes de pomme ou 50 grammes de prunes ", affirme-t-elle. D'où l'intérêt, plus que jamais, de manger bio.
Source : EchoBio, revue de septembre/octobre 2008.
Changement climatique : les villes proposent des solutions
Limitation de l'étalement urbain, éco-construction, développement des transports publics, énergies renouvelables, création de zones forestières périurbaines... Le réseau européen Eurocités (Eurocities) se penche activement sur ces solutions pour transformer l"impact écologique des villes. Fondé en 1986, ce réseau réunit déjà 135 villes de plus de 250000 habitants dans 34 pays. En novembre 2007, il a mis en place un groupe de travail " énergie et changement climatique " qui vient de conclure à une déclaration commune affirmant son engagement à définir des politiques publiques à la hauteur des enjeux. Nantes Métropole, agglomération pilote et moteur dans cette volonté, a été la première à l'adopter le 4 juillet dernier. Plus d'une vingtaine d'autres ont déjà fait connaître la même intention : Zurich, Rotterdam, Stockholm, Bologne, Gênes, Francfort, Varsovie... La présentation officielle de cette déclaration est prévue le 27 octobre à Lyon lors d'une conférence des maires des métropoles européennes. L'objectif est aussi d'avoir une position commune sur le climat en vue du sommet de Copenhague en 2009.
Source : EchoBio, revue de septembre/octobre 2008.
Tous les essais de culture d'OGM détruits
Pour la première fois, tous les essais de cultures OGM menés en France en 2008 par la firme Monsanto ont été détruits par des militants anti-OGM, très mobilisés, qui les ont traqués durant l'été. Des parcelles d'essais de maïs OGM MON 810 ont été fauchées dans le Gers, en Haute-Garonne, dans la Vienne. La firme multinationale américaine a vivement réagi à ces actions: " Un pays qui laisse une poignée d'obscurantistes saccager sa recherche se prive de toutes les promesses de progrès que celle-ci porte pour le présent et pour l'avenir, et ce au détriment des citoyens et des consommateurs de ce pays ", s'est-elle insurgée. Bien que conduits " à des fins d'expérimentation sous le contrôle du ministère de l'Agriculture ", ces essais sont considérés par les faucheurs comme inadmissibles. Afin de prévenir d'éventuelles contaminations, ceux-ci s'opposent à tout OGM cultivé en plein champ sur le sol français. Pour les défenseurs d'une France sans OGM, les essais ne peuvent être effectués qu'en milieu confiné.
Source : EchoBio, revue de septembre/octobre 2008.
Le solaire : une énergie proppre en plein essor
L'électricité solaire peut assurer une grande partie des besoins énergétiques de deux tiers de la population mondiale - y compris dans des zones isolées - d'ici à 2030. C'est la conclusion principale tirée du rapport Génération solaire, tout juste publié par Greenpeace, en partenariat avec l'association européenne de l'industrie photovoltaïque (Epia). " Si des mesures appropriées sont mises en place dè aujourd'hui, l'énergie solaire photovoltaïque pourrait fournir de l'énergie à plus de 4 milliards de personnes d'ici à 2030 ", a déclaré Ernesto Macias, président de l'Epia. Selon ce rapport, plus de 1 800 GW de systèmes photovoltaïques auront été installés dans le monde ces vingt prochaines années, ce qui représente plus de 2600 TWh de production électrique annuelle, soit 14 % des besoins électriques mondiaux. Cette production suffirait à alimenter en énergie près de 1,3 milliard d'habitants dans les zones développées, et plus de 3 milliards d'habitants dans des régions rurales isolées, sans aucun accès au réseau électrique. L'électricité solaire pourrait permettre de réduire de 1,6 milliard de tonnes nos émissions en CO2 ce qui équivaut aux émissions de 450 centrales à charbon. De plus, elle offre un nouveau gisement d'emplois locaux, en étant susceptible d'embaucher près de 10 millions de personnes d'ici 2013.
Source : EchoBio, revue de septembre/octobre 2008.
L'Être au monde : un journal d'infos positives
Lancé il y a un an par une toute petite équipe, L'Etre au monde est un journal d'informations positives et alternatives. Le créateur, Christophe Guyon - par ailleurs journaliste radio et télé - était agacé par la sinistrose et le flot d'informations négatives, anxiogènes, publiées par la majorité des médias. Partant du principe que l'on devient ce que l'on pense (et par extension ce que l'on lit ou regarde), il décide avec quelques proches de lancer une parution qui ne se focalisera que sur les solutions ou les nouvelles positives. Des informations utiles, concrètes, des initiatives heureuses, de nouvelles techniques ou des méthodes alternatives permettant à chacun de construire, ou quotidien, un autre monde. Le journal porte son attention sur des sujets qui favorisent aussi bien l'écologie intérieure qu'extérieure. Ecologie intérieure car il est plus facile de se tourner vers les autres et de prendre soin de la planète lorsque l'on est ou clair avec soi-même. L'Etre au monde laisse donc une place aux thérapies et aux médecines naturelles. Quant à l'écologie extérieure, l'idée est de montrer des exemples concrets d'actions respectant l'Homme et la planète, qu'il s'agisse d'écologie pure, d'éthique, d'énergies nouvelles, d'alimentation ou encore de vie quotidienne. Parmi les sujets déjà traités, on trouve, par exemple, le micro crédit, la voiture à air comprimé, les constellations familiales, la spiruline, la Terra Preta, l'école du rire, ou encore les moteurs à aimants permanents ainsi qu'une foule d'initiatives portées par des créatifs culturels… Le journal s'adresse au grand public, aux lecteurs qui sentent que notre système arrive au bout mais qui ne sont pas forcément encore engagés dans une démarche alternative. Aujourd'hui, L'Etre au monde est vendu uniquement par abonnement, on le trouve ponctuellement dans des magasins bio, chez certains thérapeutes et dans des librairies spécialisées. Dernier numéro gratuit sur demande. Site Internet en cours de construction.
L’Être au monde est un journal bimestriel, 12 pages, sans publicité. Abonnement 1 an version papier: 35 € France / 40 € étranger. Abonnement 1 an version électronique IPDFj : 29 €.
L’Être au monde : 34, ovenue du Général-Leclerc - 92260 Fontenay-aux-Roses
mél : letreaumonde@voila.fr site : www.letre-au-monde.net
Source : Biocontact, revue n° 186 de décembre 2008.
Chrysomèle ou comment polluer chimiquement l'agriculture biologique
Alors que des cultures bio ont déjà été contaminées l'an passé dans le Rhône puis déclassées à cause de traitements chimiques contre la chrysomèle, de nouvelles pulvérisations pourraient être décidées par le SRPV (Service régional de la protection des végétaux) avec le risque de nouvelles pollutions. [NDLR : la chrysomèle des racines du maïs est un insecte ravageur des cultures de maïs, présent dans toute la zone de culture intensive du maïs (source : Wikipedia)]. Qui a parlé d'urgence environnementale ? On connaît aujourd'hui les risques de contamination des cultures biologiques par les OGM avec des contaminations démontrées à 40 kilomètres. Mais ce n'est pas la seule situation où des agriculteurs bio peuvent être « contaminés » par l'agriculture intensive. En effet, une chrysomèle a été détectée dans les cultures de maïs à l'est de Lyon au cours du mois d'août 2007, ce qui a conduit la préfecture de région à imposer, début septembre 2007, des pulvérisations d'insecticide chimique de synthèse par traitement aérien d'une zone déterminée autour du foyer, faisant fi des 30 hectares de maïs cultivés en bio dans la zone par deux agriculteurs. Alors que les associations d'agriculteurs bio avaient tenté de s'opposer à ces traitements systématiques pour proposer une surveillance accrue ou des traitements alternatifs avec des produits naturels, les pouvoirs publics ont refusé en promettant une indemnisation des agriculteurs concernés pour le préjudice subi. Or, presqu'un an plus tard, les agriculteurs ont dû vendre leur maïs soit en conversion deuxième année soit en conventionnel et subir des préjudices allant jusqu'à 10000 euros pour un producteur, sans compter que ses 14 hectares certifiés bio sont repassés en conventionnel et qu'il lui faudra à nouveau deux ans de conversion pour obtenir la mention bio ! L’indemnisation promise par l'Etat se fait attendre mais les zones de piégeage pour 2008 se sont déjà étendues à tout Rhône-Alpes et les pulvérisateurs sont prêts à intervenir ! Pourtant, tout agronome sait que la rotation des cultures suffit à combattre ce parasite. A l'heure où le ministère de l'Agriculture annonce le triplement des surfaces cultivées en bio, ne faudrait-il pas déjà mettre en pratique quelques bons principes d'agronomie pour éviter d'arriver à de telles aberrations ?
Communiqué de Corabio (Coordination Rhône-Alpes de l’agriculture biologique), INEED Rovaltain TGV, 1, rue Marc-Seguin, BP 11150, Alixan, 26958 Valence Cedex 9
Tél. : 04.75.61.19.35 mél : contact@corabio.org site: www.corabio.org
Source : Biocontact, revue n° 186 de décembre 2008.
Vigiferme : un plan d'action contre la maltraitance animale
Vous avez sans doute l'habitude de croiser lors de vos promenades de nombreux animaux de la ferme. Ne vous êtes-vous jamais interrogé pour savoir s'ils étaient bien traités ? Etait-il normal de rencontrer ce cheval sans abri en plein hiver ? Ou bien ces moutons en plein soleil sans ombre ? Telle vache n'était-elle pas trop maigre ? Et que dire de celle qui trempait dans la boue ? C'est pour répondre à ces questions que la Protection mondiale des animaux de ferme (PMAF) a décidé de lancer le plan Vigiferme. Une série d'actions destinées à informer le grand public des conditions qu'il est nécessaire de respecter lors de la garde d'animaux de ferme, sans abus, dans le respect de leur bien-être et de la législation française.
Pour en savoir plus :
Site : www.vigiferme.org
Protection mondiale des animaux de ferme, 8 ter en Chandellerue, BP 80242, 57006 Metz Cedex 1 tél. : 03.87.36.46.05 mél : courrier@pmaf.org
Source : Biocontact, revue n° 186 de décembre 2008.
Alarmant ! pesticides et cancer - dioxines et cancer - pesticides et diabète
Les utilisateurs professionnels de pesticides qui ont employé des pesticides chlorés pendant plus de 100 jours durant leur vie ont un risque accru de diabète, d'après une nouvelle étude de chercheurs de l'Institut national pour la santé des Etats-Unis. Selon les pesticides, le risque peut être accru de 20 à 200 %. D'après Dale Sandler, responsable de la branche épidémiologie au NIEHS (l'Institut des sciences de la santé environnementale des Etats-Unis) et coauteur de celle étude (1), « les résultats suggèrent que les pesticides peuvent constituer un facteur contributif pour le diabète, comme l'obésité, le manque d'exercice ou les antécédents familiaux de diabètes ». Celle étude a été conduite sur plus de 30000 applicateurs professionnels de pesticides. Elle montre que, parmi les 50 pesticides différents auxquels les chercheurs se sont intéressés, 7 produits en particulier ont retenu leur attention - aldrine, chlordane, heptachlor, dichlorvos, trichlorfon, alachlore et cynazine - qui ont augmenté le risque de développer un diabète chez les participants à l'étude qui les ont utilisés. Le risque croissait d'ailleurs avec le nombre d'expositions au long de la vie. Pour l'un des pesticides, le trichlorfon, le risque de développer un diabète était, selon l'étude, 2,5 fois plus important chez les personnes l'ayant employé 10 fois ou plus que chez les personnes ne l'ayant jamais utilisé ! Pour Freya Kamel, un chercheur du NIEHS, coauteur de celle étude parue en mai dernier dans l'American Journal of Epidemiology, « ceci montre que l'exposition cumulée sur la durée de la vie est importante et pas seulement l'exposition récente ».
(1) Références complètes de ces études sur http://aje.oxfordjournals.org
Communiqué du MDRGF (Mouvement pour les Droits et le Respect des Générations Futures) : www.mdrgf.org
Source : Biocontact, revue n° 185 de novembre 2008.
Bouygues Telecom condamné au nom du principe de précaution !
Le 1er octobre dernier, l'opérateur de téléphonie mobile, a été condamné, en première instance, à retirer une antenne-relais au nom du principe de précaution et des effets sanitaires potentiels induits par une exposition aux champs électromagnétiques de la téléphonie mobile. Les associations se félicitent de ce résultat judiciaire. Cette procédure met en relief l'absence - coupable - de réglementation nationale qui oblige les riverains à faire appel à la Justice pour obtenir l'application d'un droit pourtant inscrit dans le préambule de la Constitution. Les associations appellent le législateur à adopter rapidement une réglementation contraignante afin de réduire l'exposition du grand public à 0,6 volt par mètre contre les 41 et 58 volts par mètre aujourd'hui, valeurs considérées par le Parlement européen comme « obsolètes ». Alors qu'un certain nombre de scientifiques expriment de plus en plus fortement leurs inquiétudes à l'égard d'une technologie manifestement génératrice d'effets sur la santé, les associations sont scandalisées par les propos tenus par le président de la Fondation Santé et Radiofréquence considérant certains auteurs du rapport international BioInitiative comme des « tricheurs ». La violence du propos (que les associations considèrent comme outranciers et manifestement diffamatoires) cache mal le malaise saisissant des experts officiels qui ont réussi, pendant longtemps, à maintenir une unanimité de façade qui se lézarde de jour en jour.
Agir pour l’Environnement - Tél. : 01.40.31.02.99
Priartém - Tél. : 01.42.47.81.54
Source : Biocontact, revue n° 185 de novembre 2008.
Téléphones portables : Nokia poursuivi par ses assurances
Le 29 août 2008, la Cour suprême du Texas (Etats-Unis) s'est prononcée sur une procédure judiciaire plutôt inédite : le fabricant de téléphones portables Nokia est poursuivi par ses propres compagnies d'assurances - la Zurich American Insurance Company, la Federal Insu rance Company et la National Union Fire Insurance Company.
Nokia fait l'objet, ainsi que d'autres fabricants, de class actions (procès de masse) aux Etats-Unis. Les accusations portent sur les atteintes corporelles provoquées par les téléphones portables. Dans ce contexte, les assureurs se sont retournés contre leur client (Nokia), refusant de couvrir les dommages sanitaires. L’association Robin des Toits rappelle que, depuis 2000, de plus en plus de compagnies d’assurances se désengagent et refusent de couvrir les compagnies de téléphonie mobile pour tous les dommages sanitaires causés par l'émission de champs électromagnétiques. Il faut savoir par ailleurs que le Parlement européen vient d'adopter en date du 4 septembre 2008 une résolution portant sur l'environnement qui illustre bien l'état actuel (réel) des connaissances scientifiques :
- le Parlement considère qu'« à côté des évolutions problématiques en matière de santé environnementale, de nouvelles maladies ou syndromes de maladies sont apparus ces dernières années, tels que [...] l'hypersensibilité aux rayonnements électromagnétiques [. . .] » ;
- il est vivement interpellé par le rapport international BioInitiative sur les champs électromagnétiques, qui fait la synthèse de plus de mille cinq cents études consacrées à la question, et relève dans ses conclusions les dangers sur la santé des émissions de type téléphonie mobile comme le téléphone portable, les émissions UMTS - wifi - wimax - Bluetooth et le téléphone à base fixe, dit DECT ;
- il constate que les limites d'exposition aux champs électromagnétiques fixées pour le public sont obsolètes dès lors qu' elles n'ont pas été adaptées depuis la recommandation du Conseil du 12 juillet 1999 relative à la limitation d'exposition du public aux champs électromagnétiques (0 Hz à 300 GHz), que ces limites ne tiennent évidemment pas compte de l'évolution des technologies de l'information et de la communication ni, d'ailleurs, des recommandations préconisées par l'Agence européenne pour l'environnement ou encore des normes d'émission plus exigeantes prises, par exemple, par la Belgique, l'Italie ou l'Autriche et qu'elles ne tiennent pas compte des groupes vulnérables comme les femmes enceintes, les nouveau-nés et les enfants.
Robin des Toits
55, rue Popincourt 75011 Paris
tél. : 01.43.55.96.08
mél : contact@robindestoits.org
site : www.robindestoits.org
Source : Biocontact, revue n° 185 de novembre 2008.
Amendements souhaitables : projet de loi grenelle 1
La Fnab (Fédération nationale d'agriculture biologique des régions de France), un organisme professionnel à vocation syndicale, a accueilli favorablement le projet de loi Grenelle 1, qui traduit, pour la bio, l'essentiel des engagements pris en novembre 2007 par l'ensemble des acteurs de la négociation. Elle propose 15 amendements apportant certaines améliorations au texte gouvernemental, qui concernent :
- le crédit d'impôt, dont la prorogation et le doublement sont inscrits dans le projet de loi: tous les producteurs, y compris ceux qui touchent des aides à la conversion, doivent en profiter, pour pallier la faiblesse de celles-ci et tant qu'une « rémunération de reconnaissance » conséquente n'est pas instituée et généralisée à l'ensemble du territoire ;
- la réorientation des crédits d'Etat vers la bio : sans dépenser plus, les pouvoirs publics doivent permettre à plus d'acteurs de s'investir dans le développement de la bio et, donc, réorienter les crédits alloués par ministères de l'Agriculture et de l'Environnement en conséquence ;
- les trames vertes (corridors contribuant à la biodiversité animale et végétale) ne doivent pas exclure les exploitations en bio, avec ce qu'elles apportent en termes de biodiversité domestique et de pratiques excluant totalement la chimie de synthèse ;
- la protection de l'eau et la pro motion de la bio et de ses pratiques, notamment via les Agences les de l'eau ;
- le foncier en zones périurbaines et l'urgence de conserver des terres arables ;
- l'accès facilité aux variétés anciennes et la possibilité de les faire évoluer dans des terroirs divers, pour mieux répondre aux spécificités environnementales locales ;
- une meilleure reconnaissance des organisations qui œuvrent pour le développement de la bio et d'autres formes d'agriculture durable, sans pour autant être des OPA (organisations professionnelles agricoles) au sens actuel du terme ;
- l'extension de la protection du préfixe bio à des mots qui peuvent tromper les consommateurs : notamment aux carburants agricoles, que la Fnab veut voir nommer « agrocarburants » dans le texte de loi.
L’ensemble des amendements, avec exposé des motifs, est disponible sur le site de la Fnab ou sur demande à la Fnab.
Fnab
40, rue de Malte, 75011 Paris
tél. : 01.43.38.38.69
mél : fnab@fnab.org
site : www.fnab.org
Source : Biocontact, revue n° 185 de novembre 2008.
Enfin une chaîne de TV humanitaire !
Nouveaux-Mondes est une association à but non lucratif créée en septembre 2006 par des professionnels de l'audiovisuel ayant un idéal en commun : promouvoir et soutenir des initiatives d'ordre social, éducatif, scientifique, humanitaire, culturel ou économique. Le lancement d'une chaîne de télévision, Canal 23, dédiée à l'action des associations, des fondations et des sociétés qui, par leur engagement, favorisent l'amélioration des conditions de vie est apparu comme naturel pour ces défenseurs de projets optimistes. Cette chaîne internationale, neutre et indépendante, s'adresse à un public très large. Une antenne attractive où humour et pertinence côtoient le volontarisme de tous les acteurs de projets qui désirent comprendre, faire comprendre et rassembler. Voici enfin un journal télévisé qui s'adonne aux bonnes nouvelles ! De plus, la chaîne ouvre son accès aux amateurs, afin d'acquérir une certaine diversité. Sur vos écrans, à partir de février 2009 !
www.nouveaux-mondes.org
Source : l'écolomag, magazine n° 5 d'octobre 2008.
Bouge ta planète !
C’est ce mois-ci que s'achève le long périple des deux ingénieurs bretons de 23 ans Dimitri Caudrelier et Matthieu Roynette. Souvenez-vous, ces deux là sont partis en janvier pour un tour du monde, afin d'identifier et faire connaître 100 solutions innovantes pour l'environnement. Après le Japon, la Chine et l'Inde, le projet « shake your planet », se terminera en Israël. Les « aventuriers » ont balancé .Ieurs péripéties et découvertes à travers un blog, rempli d'espoir et de systèmes plus ingénieux les uns que les autres. Parmi eux : « Solucar », le lieu du soleil en latin à Séville : 624 miroirs de 120 m2 réfléchissent les rayons du soleil en haut d'une tour de près de 120 m de haut pour produire 11 MW d'électricité. Mais aussi « BigBelly », une poubelle munie d'un panneau solaire permettant de faire fonctionner un compacteur pour réduire les déchets à Boston... Et d'autres exemples, qu'il nous tarde vraiment de découvrir à travers le récit complet de leur aventure. Consultez leur site, vous n'allez pas être déçus ! www.shakeyourplanet.com
Source : l'écolomag, magazine n° 5 d'octobre 2008.
Le rapport interdit nous dit tout sur les protéines animales
C'est ainsi qu'est lancée une énorme étude comparative sur l'incidence des habitudes alimentaires sur la santé chez quelque 6 500 Chinois vivant en milieu rural. Puis les résultats sont comparés avec ceux des États-Unis. Au final, Campbell bouleverse les « normes » occidentales.
- Un niveau de cholestérol nettement inférieur aux recommandations occidentales (1,27 g/I en moyenne chez les Chinois contre un seuil de 1,50 g/I en Occident) n'entraîne pas d'augmentation de la fréquence des cancers intestinaux.
- Plus la consommation de graisses animales est élevée, plus la fréquence de cancer du sein augmente.
- Plus la consommation de protéines animales est élevée, plus la fréquence des cancers, des fractures osseuses et des calculs rénaux (oxalo-calciques) est grande.
- De toutes les protéines, la plus toxique est la caséine, présente dans les produits laitiers.
Simultanément, d'autres études sont menées par des équipes à travers le monde sur l'incidence de la consommation des graisses et des protéines sur la santé humaine en fonction de leur origine végétale ou animale. Toutes confirment les observations faites en Chine.
Parallèlement, en recommandant à des patients cardiaques une baisse drastique des graisses et des protéines animales, des médecins nord-américains confirment le bienfait de ce type de régime dans des affections aussi variées que le surpoids, le diabète, les maladies cardiovasculaires, les cancers du sein, de la prostate, du côlon et du rectum, les maladies auto-immunes, les maladies dégénératives du cerveau et des yeux, certaines atteintes rénales et osseuses...
Pour être en accord avec ces recherches, il convient de suivre le régime suivant.
- Diminuer la part des graisses bien au-dessous des 30 % de la ration calorique quotidienne et préférer celles d'origine végétale.
- Diminuer la part des protéines à 10% et ramener celle des protéines animales aux alentours de 2 % !
- Consommer les produits végétaux à volonté, de préférence biologiques et issus de sols riches en minéraux.
- Avoir une activité physique quotidienne assez soutenue.
Plusieurs équipes médicales ont confirmé l'efficacité de ce régime et sa parfaite tolérance sur plusieurs années.
Bibliographie :
Le rapport Campbell : révélations stupéfiantes sur les liens entre l'alimentation et la santé à long terme », du Dr C. Campbell. Éditions Ariane, 23 €.
Source : Pratiques de Santé, n° 83 du 14 octobre 2008.
L'huile d'argousier pour réhydrater les muqueuses
L'huile d'argousier permet de lutter contre tous les types de sécheresse, aussi bien vaginale qu'oculaire, cutanée, nasale ou buccale. Une étude clinique a récemment été effectuée sur des patientes atteintes du syndrome sec (ou Gougerot-Sjôgren) dans un protocole en double aveugle en comparaison avec un placebo. Les résultats montrent que la sécheresse engendrée par cette maladie diminuait de 79 % après trois mois de traitement à l'huile d'argousier. Le produit s'est également montré efficace dans les cas suivants :
- protection des muqueuses vis-à-vis de l'irradiation lors des radiothérapies ;
- ulcères gastriques et duodénaux ;
- troubles cutanés (brûlures, dermatoses...) ;
- faiblesse immunitaire ;
- inflammation chronique.
La société finlandaise Aromtech produit de l'huile d'argousier en utilisant la technique d'extraction au CO2 supercritique qui permet d'obtenir le meilleur de la plante. Cette huile est distribuée aujourd'hui en France dans les parapharmacies sous le nom d'Hydra7 par le laboratoire Synphonat :
Faire une première cure de 15 jours : 2 capsules le matin et 2 le soir.
Puis, selon les besoins, refaire des cures : 2 capsules par jour.
Laboratoire Synphonat :
ZA de Pechnauquié – BP 63 – 31340 Villemur-sur-Tarn
Tél. : 05.34.27.00.27
www.synphonat.fr
Source : Pratiques de Santé, n° 83 du 14 octobre 2008.
L'HE de mélisse officiellement reconnue dans l'herpès
Une équipe allemande vient de démontrer l'efficacité de l'huile essentielle de Melissa of{icinalis (lemon balm oil). Elle affecte le virus avant même qu'il ne pénètre dans les cellules et les infecte. Comme cette huile pénètre facilement dans la peau, elle peut être avantageusement utilisée à la place des substances de synthèse. Après l'HE de Melaceuca alternifolia, c'est la deuxième HE à recevoir la bénédiction de la science pour cette indication
Source : Pratiques de Santé, n° 83 du 14 octobre 2008.
Devenez XXL avec des yaourts
Voici l'expérience qu'a effectuée le professeur Didier Raoult, patron du laboratoire de bactério-virologie de la Timone, à Marseille: il a pris des poussins d'une semaine et leur a donné chaque jour du Lactobacillus fermentum, probiotique dont Danone saupoudre généreusement tous ses yaourts. Quatre semaines après, les poulets étaient devenus monstrueux, dépassant de 30 % la taille normale. De plus, ce qui n'a pas été mentionné, c'est que lesdites volailles étaient devenues particulièrement agressives. La question que se pose le professeur est de savoir si tous ces produits laitiers boostés aux probiotiques dont on gave les jeunes n'auraient pas leur part de responsabilité dans l'épidémie d'obésité actuelle. Selon les statistiques, les Français ingurgitent par an en moyenne 20 kg de yaourt au bifidobacterium, notamment sous la marque Activia, ou au Lactobacillus casei, sous la marque Actimel. Ceci éclaire en outre le mystère de toutes ces femmes qui n'arrivent pas à maigrir alors qu'elles disent manger à peine, c'est-à-dire seulement quelques yaourts chaque jour... Je me réjouis en tant que grand pourfendeur depuis des lustres des produits laitiers, de constater que la science (indépendante) me donne une fois de plus raison avec cet aspect négatif nouveau qui vient s'ajouter à la liste déjà connue des graves inconvénients de ce type de consommation (décalcification, arthrose, caries, acidose, adénome prostatique, mastose des seins, inflammations ORL, activation des cancers). Bref, il n'y a que du mal à prendre.
Croyez-moi, si vous voulez être en bonne santé, écoutez bien les recommandations de votre médecin et des professeurs qui parlent à la télé... Et faites l'inverse ! Ces gens qui n'en savent pas plus que vous s'en tiennent à des croyances uniquement basées sur le bourrage de crâne publicitaire ou pire, sont des malhonnêtes payés pour mentir. Alors, soyons clairs: laissons les laitages aux veaux. Du calcium, il yen a partout, même dans les salades -les gens allergiques aux produits laitiers n'ont pas de problèmes de calcium. À méditer... Michel Dogma
Source : Pratiques de Santé, n° 83 du 14 octobre 2008.
Commerce solidaire
Sur www.solidarshop.com vous allez acheter des produits que vous pourriez trouver ailleurs et au même prix. Ce n'est pas l'offre qui différencie ce nouveau site de vente en ligne, même si elle est très variée : high tech, informatique, vidéo, coffrets cadeaux ... et toute la gamme des produits de commerce équitable Alter Eco ! Ce qui fait l'originalité et l'intérêt de Solidarshop.çom, c'est que tous vos achats donnent lieu à des dons. Comment ? 10% du montant TTC de vos achats sont reversés directement à une association choisie par vous même parmi celles proposées par le site. Aujourd'hui, 4 associations sont partenaires de Solidarshop. Ainsi, pour l'environnement et la protection des animaux, Solidarshop a choisi « WWF », pour la santé, « Fédération des Maladies Orphelines », pour la pauvreté dans le monde, l'association de solidarité internationale « Care » et enfin, pour le domaine de l'handicap, « Handicap International ». Important: le don est intégralement financé par le site, donc sans surcoût pour le consommateur, Concrètement, cela veut dire que vous pouvez vous faire plaisir avec des produits au prix du marché, tout en rendant vos achats utiles ! D'autres partenariats sont en cours, et la gamme des produits s'étendra régulièrement à de nouveaux domaines... Achat et soutien en un seul clic, toute la facilité du commerce sur Internet mis au profit des autres, ça c'est une idée comme on les aime. Vive l'e-commerce solidaire !
Source : l'écolomag, magazine n° 4 de septembre 2008.
Santé : petites astuces...
Cicatrisation express
Pour que vos petites coupures ou écorchures cicatrisent plus facilement, désinfectez tout d'abord rapidement, puis écrasez quelques feuilles de géranium sur un linge ou un tissu que vous appliquerez directement sur la plaie. Cette plante est réputée pour ses propriétés antiseptique, hémostatique, tonique, bactéricide, parasiticide, cicatrisant et antalgique. Laissez poser quelques heures et le tour est joué !
Règles douloureuses
Pour soulager les douleurs en périodes menstruelles, exercez des petites pressions ou de légers massages pendant quelques minutes, sur le point d'acupuncture qui se situe à deux doigts sous le nombril. En pratiquant ces mouvements la veille des règles, vous avez de grandes chances pour que la douleur ne pointe pas le bout de son nez. (Source : www.trucsdegrandmere.com)
Le hoquet
Astuce simple et rapide pour faire passer le hoquet, même chez les bébés : le jus de citron. Chez le nourrisson, 1 à 2 gouttes pures sur la langue ou sur la sucette suffisent. Pour les plus grands, un grand coup de langue sur un 1/2 citron sans trop faire la grimace et hop ! le hoquet est enfin parti !
Source : l'écolomag, magazine n° 4 de septembre 2008.
1er lycée "zéro énergie fossile" en Europe
Et c’est à Poitiers, en Poitou Charentes, que l'initiative verra le jour dès la rentrée 2009. Un lycée modèle d'éco-construction, d'efficacité énergétique, conçu par le cabinet d'architectes SCAU, en partenariat avec le bureau d'études Technip TPS et la société d'ingénierie environnementale CEDRE. 500 élèves pourront profiter de ce futur établissement de 16.500 m', ainsi que des apprentis des filières agricole et hôtelière. Son nom va dans la continuité de son principe puisqu'il sera nommé le Lycée Kyoto. Au programme : maximisation et exploitation de l'éclairage naturel. végétalisation d'un atrium bioclimatique au cœur des bâtiments, isolation maximale... tous ces paramètres représentent 75% des gains énergétiques. Les 25% restant devront être fournis par des énergies renouvelables. La chaleur d'une usine de traitement d'ordure (située à proximité du lycée), perdue en été, sera stockée dans une cuve, puis restituée en faveur de l'établissement en hiver. . . Un système de co-génération fonctionnant à l'huile végétale viendra compléter cette source de chaleur et produira l'électricité de l'établissement en ajout des 900m' de panneaux photovoltaïques. Mais la notion de respect de l'environnement ne s'arrête pas là. Ecologique jusque dans les matériaux, l'établissement bénéficiera de bois labellisé PEFC non traité et non lazuré pour les façades cellulose, chanvre ou fibre de bois pour l'isolation, peintures sans solvants, espaces extérieures et sanitaires traités par récupération des eaux fluviales... Et comme les notions de valeurs se partagent, un restaurant pédagogique sera ouvert au public entre midi et deux pour que tout le monde puisse jouir d'un tel lieu d'innovation ! (www.poitou-charentes.fr)
Vidéo du projet sur http://blogs.poitou-charentes.fr/kyoto
Source : l'écolomag, magazine n° 4 de septembre 2008.
La France présidente
Depuis le 1er juillet 2008, et pour une durée de 6 mois, la France préside le Conseil de l'Union européenne. Concernant les grands enjeux environnementaux européens et internationaux, cette période est décisive. L'Union européenne va en effet décider, en particulier, de ses orientations en matière de climat (avec le paquet climat-énergie), d'agriculture et d'alimentation (avec le bilan de santé de la politique agricole commune). La Fondation Nicolas Hulot propose sur ces sujets des fiches synthétiques présentant le contexte, les enjeux et les demandes de la fondation. www.fondation-nicolas-hulot.org
Source : Consom'Action, revue n° 40 de septembre/octobre 2008.
Ecocompagnons
Les compagnons du devoir vont développer à Villeneuve-d'Ascq (59) un pôle dédié à l'écoconception, pour inculquer à chaque compagnon, quel que soit son corps de métier, le souci de prendre en compte le développement durable dans ses réalisations. Des formations spécifiques comme « la construction chanvre », « l'ossature bois » ou « la construction monomur » vont aussi être mises en place, ainsi qu'un centre de ressources dédié à l'écoconception.
Source : Consom'Action, revue n° 40 de septembre/octobre 2008.
Pollution électromagnétique : wifi dans les trains à grande vitesse
La SNCF, actionnaire majoritaire du capital social de Thalys International, vient d'annoncer la généralisation progressive des connexions wifi à bord des trains à grande vitesse Thalys. Les associations Agir pour l'environnement et Priartém déplorent cette décision prise sons aucun souci de santé publique alors que sa mise en œuvre va entraîner un accroissement important de l'exposition des usagers des transports publics aux champs électromagnétiques.
Les associations rappellent que plusieurs éléments auraient dû inciter la SNCF à la plus grande prudence. Le train est un lieu clos qui fait cage de Faraday, cela augmentant sensiblement l'exposition du public. De plus, pour assurer une connexion ininterrompue, trois gammes de fréquence seront utilisées : l'UMTS, le satellite et le wifi. Au moins pour la première de ces gammes, le contexte de grande vitesse est un facteur aggravant de pollution électromagnétique. En effet, comme le rappellent les autorités publiques françaises lorsqu'elles conseillent aux utilisateurs de portables d'éviter les communications en déplacement, le mouvement est promoteur d'une exposition plus importante puisque l'outil connecté (ordinateur ou portable) envoie régulièrement un signal pour trouver l'antenne ou la borne la moins éloignée. A 300 km/h, il y a tout lieu de craindre une exposition forte des utilisateurs eux-mêmes, mais également de l'ensemble des usagers. Or, chaque usager a le droit d'exiger que le service public de transport lui assure les meilleures conditions de sécurité ; l'exposition passive à une source de pollution qu'il n'a pas choisie est contraire à ce droit. C’est pourtant sur la base de celui-ci que la SNCF a proscrit la cigarette de ses rames. Maintenant qu'il n'est plus exposé à la cigarette de ses voisins, l'usager doit-il être victime d'une outre pollution environnementale qui, pour être moins visible, moins perceptible, n'en est pas moins tout aussi invasive ?
Les associations constatent une fois encore que l'idéologie du sans-fil pousse certaines entreprises, fussent-elles publiques, à généraliser une technologie sans tenir compte, le moins du monde, des conséquences sanitaires potentielles. Elles demandent aux responsables de la SNCF de privilégier le principe de précaution à toute fuite en avant technologique et de surseoir à toute généralisation du wifi dans les rames des trains à grande vitesse.
Agir pour l'Environnement - tél. : 01.40.31.02.99
Priartém - tél. : 01.42.47.81.54
Source : Biocontact, revue n° 184 d'octobre 2008.
Un habitat écologique et recyclable
L’association Phase pour la promotion de l'habitat autonome sain et écologique vous propose de visiter son blog afin de suivre l'évolution d'un chantier de maison passive et écologique en lIe-de-France. Cette maison est la première 100 % recyclable posée sur un système de fondation sans béton, basé sur une technologie canadienne : Technopieux. Autres caractéristiques : fenêtre triple vitrages, gaines électriques blindées, préconstruite en usine. Toutes les étapes de la construction sont commentées et illustrées de photos.
Pour en savoir plus, allez sur : www.zebrano.wordpress.com
Source : Biocontact, revue n° 184 d'octobre 2008.
Qu'est-ce qu'un acide gras trans
Les acides gras trans sont des lipides naturellement présents dans les produits laitiers, les viandes et graisses de ruminants (vache, bœuf, etc.). Ils peuvent également se former au cours de la transformation des huiles végétales par des procédés industriels. Par exemple, lors de l'hydrogénation des huiles végétales ou lors du chauffage des huiles à haute température. Cette hydrogénation permet ainsi aux graisses de passer de l'état liquide à l'état solide. L'origine artificielle des acides gras trans est dominante dans les pays industrialisés où la consommation de produits alimentaires transformés est élevée.
Quels effets sur la santé ?
L'excès de consommation d'acides gras trans provoque une augmentation du « mauvais » cholestérol, tandis qu'il induit une baisse du « bon » cholestérol. Une consommation élevée d'acides gras trans est donc associée à une augmentation du risque cardio-vasculaire.
Dans quels produits trouve-t-on les acides gras trans ?
Les principaux aliments contributeurs d'acides gras trans sont les produits d'origine laitière : ils apportent 54 % des acides gras trans totaux chez l'adulte et 45% chez l'enfant. L'ensemble des produits d'origine animale (produits laitiers et viandes de ruminants) en apporte 60%. Les produits de panification industrielle, viennoiseries industrielles et biscuits sont placés en seconde position parmi les aliments contributeurs : ils apportent 18 % des acides gras trans totaux chez l'adulte et près de 30% chez l'enfant. Les teneurs en acides gras trans dans ces produits peuvent varier de manière considérable (de moins de 0,1 g à plus de 6 g pour 100 g de produit consommé). Parmi les autres produits contributeurs en acides gras trans, on peut citer les margarines de consommation courante, les barres chocolatées, certains plats cuisinés.
Source : Pluriel Nature, revue n° 77 de février à avril 2008.
Dernière heure : les acides gras trans mono-insaturés
Les femmes qui présentent les teneurs sanguines les plus élevées en acides gras trans mono-insaturés ont un risque de faire un cancer du sein multiplié par deux par rapport aux femmes qui ont les taux les plus bas. Ces acides gras trans mono-insaturés proviennent des produits alimentaires manufacturés. En premier lieu des huiles végétales partiellement hydrogénées mais aussi des céréales, des chips, des gâteaux secs qu'ils soient sucrés ou salés, des margarines industrielles, du pain industriel, des pizzas, des viennoiseries... À la différence du Canada, du Danemark et des USA, où le taux de ces acides gras trans est limité à 2 % des lipides totaux, il n'existe pas de législation à ce sujet en France, pas plus qu'il n'existe d'obligation faite aux industriels de mentionner leur présence et leur taux sur les étiquettes. Pourtant, la communauté scientifique française connaît les effets délétères de ces acides gras trans sur les artères, le cœur et le cerveau depuis les années 1990 ! Qu'attend-on ?
Source : Pratiques de Santé, n° 79 du 13 mai 2008.
Enfin reconnu
Selon des chercheurs italiens, le diabète de type 1 (ou diabète maigre, ou diabète du jeune) serait toujours précédé d'une perméabilité anormale de la muqueuse intestinale. Bien que cette étude ne porte que sur 85 personnes, elle a le mérite de reconnaître scientifiquement la validité des conclusions tirées par les naturopathes.
Mais il faudra certainement attendre encore de nombreuses années avant une reconnaissance officielle...
Source : Pratiques de Santé, n° 79 du 13 mai 2008.
Vaccin hépatite B, le retour
Depuis le début du mois d'avril, le vaccin Infanrix Hexa (vaccin diphtérique, tétanique, coquelucheux, poliomyélite, Haemophilus influenzae et hépatite B) est remboursé à 65 % (prix public 40,76 €). Sans cet « imprimatur» officiel, il ne pouvait pas, jusqu'ici, être prescrit dans le cadre des vaccinations obligatoires. Désormais, il n'y a plus de barrières à son administration massive chez les nourrissons, jusqu'à l'âge de 36 mois. Pour tromper la méfiance des parents, qui refusent désormais en majorité le vaccin hépatite B, le nom du vaccin a été très légèrement modifié (il existe un Infanrix Quinta couramment employé).
Si l'on suit le calendrier vaccinal à la lettre, nos bébés se verront donc administrer, le même jour, le vaccin Prévenar (sept valences de pneumocoques) plus l'infarix Hexa (six valences). Treize vaccins...
Source : Pratiques de Santé, n° 79 du 13 mai 2008.
Mc Do : 18 adultes ont testé
Une équipe suédoise a décidé de mettre en pratique le scénario du documentaire « Super Size Me », où l'on voit un journaliste se nourrir exclusivement chez Mc Donald's pendant un mois. Dix-huit adultes sains (courageux ou inconscients ?) se sont soumis à l'expérience. Au bout d'un mois d'un tel régime, leur poids avait augmenté d'environ six kilos et le taux de transaminases ALAT avait explosé chez onze d'entre eux. Au départ, la moyenne du groupe était voisine de 22 UI/L (normal jusqu'à 40 UI/L). À terme, elle était grimpée à 97 UI/L. Une personne était même arrivée à 447 UI/L !
Manger fast food expose rapidement à un état inflammatoire du foie, identique à celui d'une consommation régulière d'alcool...
Source : Pratiques de Santé, n° 79 du 13 mai 2008.
Helicobacter
L'infection à Helicobacter pylori (cause de 90 % des gastrites chroniques) serait l'infection bactérienne chronique la plus répandue au monde. Elle touche principalement les pays pauvres mais on constate depuis peu sa progression fulgurante dans les pays dits « riches ». Aujourd'hui, 40 % de la population française serait contaminée ! La bactérie s'installe sur la muqueuse gastrique dès le plus jeune âge et ne provoque malheureusement pas que l'ulcère de l'estomac : elle multiplie par trente le risque de cancer de l'estomac et augmente significativement celui de faire un infarctus de myocarde ou un d'accident vasculaire cérébral.
Source : Pratiques de Santé, n° 79 du 13 mai 2008.
Hépatite B : les bébés vaccinés à l'insu de leurs parents
Le vaccin hexavalent (diphtérie, tétanos, coqueluche, polio + Haemophilus inf/uenzae B + hépatite B), destiné aux nourrissons est remboursé depuis le mardi 1er avril 2008. C'est-à-dire que les nourrissons vont être vaccinés contre l'hépatite B sans que leurs parents le sachent. L'inclusion du vaccin « contre » l'hépatite B dans un kit polyvaccinal fera passer la pilule en douceur. Le médecin prescripteur n'aura même plus besoin de prononcer le mot qui fâche (hépatite B), il prescrira Infanrix Hexa et le tour sera joué. Le ministère espère bien sûr par cette technique astucieuse augmenter la couverture vaccinale contre l'hépatite B dans notre pays, couverture qui plafonne aux alentours de 30% malgré tous les messages de réassurance sur l'innocuité de ce vaccin. De plus, le calendrier vaccinal actuel recommande de réaliser le même jour, en un site différent, le vaccin Prevenar comportant sept valences de pneumocoques. C'est donc 6 + 7 = 13 vaccins que l'on se propose de faire, le même jour, à un nourrisson de 2 mois... Qui dit mieux ?
Dr Dominique Le Houezec pédiatre, conseiller médical du REVAHB (Association de victimes du vaccin hépatite B)
Source : Quelle santé, revue n° 27 de mai 2008.
Hight Tech... et blanchiment écologique
Greenpeace vient de lever le voile sur une étude qui épingle les géants de la haute technologie abusant de l'argument écologique. L'organisation écologique a choisi le CEBIT, le salon des nouvelles technologies de Hanovre, en Allemagne, placé cette année sous le signe de l'environnement, pour dénoncer les mauvais élèves du secteur. 37 produits électroniques (ordinateurs portables, de bureau, téléphones mobiles et assistants personnels) ont été proposés par les 14 fabricants et passés au crible par Greenpeace qui les a notés selon trois critères: l'utilisation de substances chimiques dangereuses, l'efficacité énergétique et la capacité de recyclage. Seulement trois produits ont réussi l'examen de passage : l'ordinateur portable Sony VAIO TZ11, le téléphone mobile Sony Ericsson T650i et l'ordinateur de poche Sony Ericsson P1i.
Source : Quelle santé, revue n° 27 de mai 2008.
Voyager responsable : tourisme éthique
Voyager responsable, c'est prendre soin des hommes comme de la planète. Les tour-opérateurs éthiques minimisent leur empreinte écologique et respectent culture et mode de vie des pays visités, On doit à l'agence Atalante l'une des premières chartes éthiques, aujourd'hui reprise par l'association pour un tourisme responsable, ATR, et par les guides Lonely Planet.
ATALANTE
Deux cents randonnées sont proposées dans une soixantaine de pays avec toujours la même philosophie : marcher à petits pas pour préserver l'authenticité et la dimension humaine de ces aventures. www.atalante.fr
CHAMINA
L'association conçoit des itinéraires de randonnée en France et ailleurs (dont une quinzaine pour les personnes à mobilité réduite), assure le balisage, édite des guides… Les prestations thématiques « territoires durables » allient randonnées, visites, rencontres, hébergements éco-labellisés et actions solidaires.
www.chamina-voyages.com
ALIBERT
De la randonnée familiale à l'ascension des plus hauts sommets du monde, depuis sa création en 1975, l'agence, aujourd'hui certifiée « tourisme durable », s'attache au respect des populations et des écosystèmes fragiles. Tous les ans, elle investit plus de 50 000 € dans des projets de développement durable : nettoyage de sites, financements de serres solaires… www.alibert-trekking.com
ASSOCIATION POUR UN TOURISME RESPONSABLE (ATR)
Depuis cette année, une partie de ses membres a reçu le label officiel « tourisme responsable », reconnu par l'État. www.tourisme-responsable.org
Source : Quelle santé, revue n° 27 de mai 2008.
Voyages en écologie : écotourisme
Selon la déclaration finale du sommet mondial de l'écotourisme en 2002 :« L'écotourisme rassemble toutes les formes de tourisme axées sur la nature et dans lesquelles la principale motivation du touriste est d'observer et d'apprécier la nature ainsi que les cultures traditionnelles qui règnent dans les zones naturelles. Il inclut les communautés locales et indigènes dans sa planification, son développement et son exploitation et contribue à leur bien-être ». L'idée de l'écotourisme est donc de découvrir la nature tout en la protégeant.
NATURELODGING
Vous cherchez un lodge perdu en pleine nature qui organise des sorties pour découvrir la vie sauvage ? L'association recense les principaux acteurs du secteur.
www.naturelodging.org
SAÏGA
Spécialisée dans les voyages naturalistes, l'association propose des séjours hors du commun. Il y en a pour tous les goûts, de la randonnée en canoë sur la Loire et l'Allier, à la rencontre des loups de ['Arctique en passant par celle du boeuf musqué dans les îles de l'archipel canadien. www.saiga-voyage-nature.fr
FEDERATION RHÔNE-ALPES DE PROTECTION DE LA NATURE
Si vous habitez près de Grenoble, vous aurez la chance de découvrir les bestioles et plantes de votre région. Le Réseau éducation à l'environnement de la FRAPNA Isère organise de nombreuses sorties sur le terrain. www.reseaux-frapna-isere.org
VOYAGES POUR LA PLANETE
Beaucoup d'écolodges présentés ici par l'Association française d'écotourisme, mais aussi des circuits clés en main pour plonger au coeur de la nature.
www.voyagespourlaplanete.com
Source : Quelle santé, revue n° 27 de mai 2008.
Prendre et donner : tourisme solidaire
Lorsqu'on voyage solidaire, on rencontre les populations, on leur donne un coup de main (construction d'écoles, cours d'informatique...), on loge chez l'habitant, on voyage en petits groupes, on échange... Une véritable immersion dans la culture locale. La plupart des acteurs du tourisme solidaire sont regroupés sous l'égide de l'Association pour un tourisme équitable et solidaire (ATES). La quasi-totalité du prix du voyage revient aux acteurs locaux. Dont une partie sert à financer des projets de développement décidés et gérés par les communautés.
E-CHANGEONS LE MONDE
Découvrir l'Inde, le Népal, le Sénégal ou Madagascar en logeant de temps à autre chez l'habitant, en découvrant les coutumes locales et en échangeant avec les populations. E-Changeons le monde propose de changer notre façon de voyager. 8 % du prix du voyage (hors transport international) sont reversés à des programmes de développement dans le secteur médical et éducatif. www.e-changeonslemonde.com
MELI MUNDO
Pour les étudiants qui ont du temps et qui aiment se consacrer aux autres, Méli Mundo est la formule idéale. Les circuits en Amérique du sud combinent l'apprentissage de la langue à l'aide humanitaire et à la découverte du pays. Pour le circuit maya au Guatemala cela donne : 3 semaines de cours d'espagnol à Antigua, 1 mois de travail bénévole auprès des enfants des taudis de Guatemala City, 4 semaines d'expédition à travers le Guatemala, le Belize et le Nord du Honduras. www.melimundo.com
ATES
Plus d'une quinzaine d'acteurs du tourisme solidaire sont regroupés par l'ATES. Ce qui garantit qu'ils sont bien passés au crible des exigences du tourisme équitable et solidaire par un comité d'experts. On retrouve Vision du Monde, Croq'Nature, Taddart. www.tourismesolidaire.org
CROQ NATURE
Sahara, Atlas, Maghreb sont les terres de prédilection de l'association. En Mauritanie, choisissez entre la randonnée chamelière, l'accueil en famille nomade ou la découverte culturelle et humaine des oasis de l'Adrar. Contact garanti avec les populations. 6 % du prix de chaque voyage est reversé à des projets de développement (puits, écoles, centres de santé, formations). www.croqnature.com
Source : Quelle santé, revue n° 27 de mai 2008.
Voyager utile : écovolontariat
Nettoyer un cours d'eau, construire un dispensaire, compter les baleines, les écovolontaires profitent de leurs vacances pour se rendre utiles en découvrant le monde. Les jeunes adorent cette formule qui leur permet de voyager intelligent à moindres frais.
CYBELLE PLANETE
Les naturalistes, les amoureux de la faune sauvage et des grands espaces trouveront chez Cybelle de quoi assouvir leur passion : observer des phoques moines en Turquie, des loups au Portugal, des éléphants en Thaïlande... www.cybelle-planete.org
A PAS DE LOUP
Les volontaires de 17 à 77 ans sont les bienvenus, même sans compétences particulières. L'association a besoin de vacanciers pour recenser les rapaces migrateurs dans les Pyrénées basques, soigner les oiseaux sauvages blessés, surveiller les sites de nidification des tortues de mer en Grèce ou en Crète... www.apasdeloup.org
REMPART
Rempart fédère 170 associations locales spécialisées dans les chantiers de sauvegarde et de défense du patrimoine. Si vous aimez les vieilles pierres, si vous avez envie d'apprendre les techniques de construction traditionnelle, si manier la pelle et la truelle ne vous fait pas peur, cliquez sur : www.rempart.com
ENFANTS DE LA TERRE
Parce que tous les enfants ont droit à des moments de tendresse, l'association Enfants de la terre a monté une poignée de maisons de vacances dans toute la France. Sans foyer, isolés de leur famille, malades, les jeunes défavorisés s'y retrouvent pour passer l'été. Avec vous, peut-être ? L'association recrute des volontaires.
www.enfantsdelaterre.net
Source : Quelle santé, revue n° 27 de mai 2008.
Tourisme : pour aller plus loin
LIVRE
« Tourisme durable, utopie ou réalité », de Jean-Pierre Lamie, éditions de L'Harmattan, collection Tourismes et sociétés.
SITES
- Le site du Passeport vert (www.unep.fr/greenpassport) mis en ligne par le Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE). Il a pour objectif de sensibiliser le voyageur à un tourisme durable, respectueux de l'environnement et bénéfique pour le développement économique et social des communautés qui l'accueillent.
- L'association ATR : www.tourisme-responsable.org
- Pour éradiquer le tourisme sexuel : www.ecpat.net, www.unicef.org
Source : Quelle santé, revue n° 27 de mai 2008.
Franche-Comté : habitats performants et énergies renouvelables
L'Ajena (Association jurassienne pour la diffusion des énergies alternatives) organise des visites de sites équipés en énergies renouvelables depuis plus de dix ans avec le partenaire majeur qu'est l'Ademe Franche-Comté. En 2007, la visite de maisons individuelles ou de bâtiments collectifs - 34 après-midi pour un total de 600 visiteurs - a été organisée et animée par les quatre Espaces Info-Energie dans les départements du Jura, du Doubs, de la Haute-Saône et dans le Territoire de Belfort. En 2008, les conseillers Info-Energie, associés à des collectivités locales de Franche-Comté, organisent à nouveau le plus vaste programme de visites de France durant une période de dix mois. Pour cette année, ce sont les visites de plus de 60 sites équipés en énergies renouvelables individuels, collectifs ou industriels qui permettront de faire découvrir à tous des habitats peu énergivores et des équipements plus sains et plus respectueux de l'environnement : des éoliennes géantes aux chauffe-eau solaires individuels en passant par les petites centrales hydrauliques ou photovoltaïques et les chaufferies automatiques au bois.
Rappelons que ces visites sont gratuites et commentées par les spécialistes des Espaces Info-Energie. Pour plus d'informations, la plaquette générale des visites est téléchargeable sur le site de l'Ademe Franche-Comté : www.franche-comte.ademe.fr ou peut être demandée aux conseillers Info-Energie d'un des quatre départements concernés (coordonnées au 0810.060.0501).
Source : Biocontact, revue n° 181 de juin 2008.
Des vers pour réduire nos poubelles
La quantité de nos déchets a triplé en quarante ans : elle est passée de 160 kg par an et par habitant en 1960 à 520 kg par an et par habitant en 2008. Afin de réduire nos déchets, il est possible de composter ses déchets organiques, via le compostage ou le lombricompostage. Et si les vers nous montraient le bon chemin ?
Après avoir séparé les matériaux recyclables, il reste encore dans la poubelle de la cuisine 30 % de déchets organiques. Le lombricompostage peut réduire le volume de vos poubelles et fabriquer un engrais de qualité: le compost. Le lombricomposteur permet d'accélérer le processus de dégradation avec le travail des lombrics. En 2 à 3 mois, vous obtenez un compost de qualité pour votre jardin. En relation avec la ville de La Rochelle, Echo-Mer met en œuvre une action de sensibilisation auprès d'écoles primaires volontaires pour accueillir un lombricomposteur dans leur cantine. Au mois de mars, nous avons mis en œuvre dans sept écoles primaires le lombricompostage, dans un objectif pédagogique et informatif. L’association Echo-Mer assistera à la mise en œuvre des lombricomposteurs au sein des écoles et à la sensibilisation du personnel de restauration, des professeurs et des enfants. L’expérience sera ensuite étendue à un quartier de la ville.
« Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme ! » Anaxagore de Clazomènes.
Associalion Echo-Mer, case 65, quai Louis-Prunier, 17000 La Rochelle,
Tél. : 05.46.41.04.81 mél : echomer@wanadoo.fr site : www.echo-mer.com
Source : Biocontact, revue n° 181 de juin 2008.
Bouches-du-Rhône : apprendre à composter dans un jardin
A partir du mois d'avril, cinq associations partenaires dans cinq villes des Bouches-du-Rhône (Marseille, La Ciotat, La Roque d'Anthéron, Arles et Aubagne) invitent petits et grands il s'initier au compostage dans des jardins associatifs. Des ateliers mensuels gratuits sont organisés pour tous, et des animations sont proposées il destination des écoles et des collèges. Un site Internet reprend les informations techniques et les astuces pour faire du compost. Ce réseau de jardins contribue au développement de la pratique du compostage par les ménages et à la sensibilisation à une meilleure gestion des déchets. Il est financé par le conseil général des Bouches-du-Rhône et l'Ademe (Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie), et coordonné par le Geres (Groupe énergies renouvelables, environnement et solidarités). Les jardins sont partenaires de la Communauté du Pays d'Aix, la Ville d'Arles, et la Communauté d'Agglomération du Pays d'Aubagne et de l'Etoile.
Le compostage est une pratique de jardinage simple et traditionnelle qui permet d'obtenir un fertilisant naturel à partir des déchets de tous les jours : épluchures, gazon, feuilles... Grâce au compost, les plantes sont plus belles et plus résistantes. C'est également un geste écologique: en transformant soi-même une partie des déchets, on réduit la pollution et les coûts engendrés par leur élimination. De plus, en utilisant du compost on consomme moins d'eau, de terreau et d'engrais.
Informations générales sur les animations : www.compostage-au-jardin.org
Marseille : 04.91.51.73.86 - la Ciotat : 04.42.08.01.12
la Roque d'Anthéron : 06.37.20.05.85 - Arles : 04.90.98.49.09
Aubagne : 06.19.16.80.18
Source : Biocontact, revue n° 181 de juin 2008.
Parking-day : une action spectaculaire de vélorution
En ce 3 mai 2008, à Paris, soixante vélorutionnaires ont repris de la place à la voiture. Contre le hold-up de l'espace public et la pollution, et pour dénoncer les nécrocarburants. Aujourd'hui, Vélorution a repris du terrain. L'espace d'un après-midi, une soixantaine de cyclistes se sont payé plusieurs places de stationnement rue du Faubourg Saint-Denis, redonnant ainsi un peu de vie à des lieux « tués» par l'automobile. Avec des nattes par terre, des plantes vertes, des sièges, ils ont créé une zone de convivialité avec les passants. Dans les villes, l'automobile occupe une surface folle : stationnements, rues/routes, parking… On estime, par exemple à Paris, que 80 % de l'espace public est dédié à la voiture. Cette inégale division de l'espace public entre ses différents usagers contribue, entre autres, à la dégradation de notre santé et de celle de nos proches, et aussi déjà de celle de nos enfants (n'attendons pas ces abstraites « générations futures » pour nous en rendre compte) : maladies respiratoires, épidermiques ou cardiaques. L'air des villes est si nauséabond que les arbres y meurent prématurément, et ne peuvent « compenser » le carbone émis par les véhicules motorisés. Mais ces véhicules n'accaparent pas seulement l'espace urbain. A travers le développement des agrocarburants, les pays « développés », industrialisés ou en pleine croissance préparent déjà l'ère post-pétrole et s'emparent des surfaces agricoles, donc des ressources alimentaires dont devraient profiter les habitants de ces terres. Les cultures traditionnellement vivrières cèdent la place à des cultures d'exportation. Le prix des céréales ou des légumes explose, le piège se referme sur les plus pauvres qui ne peuvent plus se nourrir. Libérer nos villes du tout-voiture, c'est évidemment lutter contre la pollution, mais c'est lutter aussi contre la disparition de l'agriculture qui nourrit des milliers de personnes dans le monde. Car le système automobile étouffe peu à peu la terre et nos villes.
Contacts :
mél : contact@velorution.org site : www.velorution.org
Source : Biocontact, revue n° 181 de juin 2008.
Prudence : la bibliothèque nationale de France renonce au wifi
A Paris, la Bibliothèque nationale de France (BnF) a décidé de renoncer à l'installation du wifi au profit d'une connexion filaire. Ce projet, prévoyant à l'origine le recours à une société privée qui, en échange d'une installation gratuite, aurait pu desservir une partie du quartier environnant le site Tolbiac, a été contesté par la section FSU de la BnF soutenue par d'autres sections syndicales. Les syndicats, après avoir constaté les effets sanitaires du wifi et du rayonnement des ondes électromagnétiques, se sont appuyés sur une étude américaine « lee & AI » qui prouve les effets génotoxiques des ondes de 2450 Mhz (fréquence du wifi), sur le rapport de BioInitiative produit par 14 scientifiques internationaux qui conclu à la révision des normes réglementaires concernant l’exposition aux ondes électromagnétiques, et sur une étude de l'université de Clermont-Ferrand. les organisations syndicales se sont également appuyées sur la décision du Comité d'hygiène et sécurité (CHS) de la Direction des affaires culturelles de la Ville de Paris qui a voté pour avis, à la demande du syndicat parisien Supap-FSU, le principe d'un moratoire sur le wifi dans les bibliothèques parisiennes. La décision prise par la BnF est une première et démontre ainsi que la connexion filaire est une alternative crédible au wifi. Cette connexion filaire avait été également proposée à la Ville de Paris par le Supap-FSU et les associations Priartem et Agir pour l'environnement. La BnF remet cette proposition à l'ordre du jour. Par ailleurs, les personnels de la Bibliothèque Sainte- Geneviève (Paris 5è) ont rédigé une pétition demandant la déconnexion des bornes wifi déjà installées et leur remplacement par une connexion filaire. A noter que la Bibliothèque Sainte-Geneviève est équipée de postes de consultation Internet à destination du public. Quant au CHS de l'université Censier-Sorbonne nouvelle (Paris 5è), il a décidé le débranchement d'une borne wifi situé près d'un poste de travail. Le médecin de cette instance a demandé un suivi des personnels à risque. Les syndicats FSU-BnF et Supap-FSU invitent l'ensemble des responsables politiques, universitaires et culturels à reconsidérer l'utilisation massive et systématique du wifi et la généralisation des connexions filaires. Ils réclament également un débat sur la finalité de telles technologies dans les bibliothèques universitaires, de lecture publique et patrimoniales.
Site : www.contaminations-chimiques.info
Source : Biocontact, revue n° 181 de juin 2008.
Climat et pollution : les atouts de la bio
L'agriculture biologique émet moins de gaz à effet de serre que l'agriculture conventionnelle. Ce, pour plusieurs raisons. Ses atouts ont été présentés fin avril à Clermont-Ferrand, à l'occasion d'un colloque international sur le changement climatique. D'abord, ne pas utiliser d'engrais de synthèse réduit les émissions de CO2. Leur fabrication représente, dans les exploitations intensives, environ la moitié des émissions de CO2. De plus, les émissions de protoxyde d'azote (N2O) sont limitées en raison d'apports d'azote plus faibles. Elles diminuent encore lorsque l'azote provient de la fixation symbiotique par les légumineuses. En outre, l'agriculture bio séquestre du carbone dans le sol alors qu'en agriculture conventionnelle, le phénomène est inverse. Cette aptitude est particulièrement importante car, en plus de réduire les émissions de CO2, elle améliore la fertilité des sols, facteur essentiel de la sécurité alimentaire. Ces avantages varient selon les exploitations, en fonction de l'utilisation ou non de légumineuses ou du compostage. Les rotations de cultures, la plantation des haies et l'enherbement des vergers sont des pratiques qui améliorent encore ses performances.
Source : EchoBio, revue n° 11 de mai/juin 2008.
Procès gagné contre le lobby du sel
Un jugement vient confirmer la nécessité d'une loi protégeant les lanceurs d'alerte et l'expertise indépendante : Pierre Méneton, chercheur de l'Inserm, a été acquitté par la 17è chambre du tribunal de Grande Instance de Paris dans le procès en diffamation intenté à son encontre par le lobby du sel. L'action de désinformation des lobbies, dont la plainte a été déboutée, a été reconnue. Le chercheur, qui travaille sur le sel au sein du département de santé publique et d'information médicale, avait affirmé dans une interview que "le lobby des producteurs de sel et du secteur agroalimentaire industriel est très actif. Il désinforme les professionnels de la santé et les médias". En France, l'excès de sel conduit à des milliers d'accidents cardiovasculaires par an.
Source : EchoBio, revue n° 11 de mai/juin 2008.
Du maïs 810 contaminé
Dans les Deux-Sèvres, un champ de maïs bio, destiné à la consommation humaine, a été déclaré contaminé par du maïs Mon810. Or le premier champ de maïs OGM déclaré se situe à 25 km de là ! Preuve est faite que la coexistence entre agriculture bio et OGM est impossible. Le maïs contaminé a été déclassé et le préjudice est pour l'agriculteur bio, sans recours ! Greenpeace publie sur www.greenpeace.fr un dossier complet et accablant sur les précédents accidents de ce genre.
Source : Consom'Action, revue n° 38 de mai/juin 2008.
Un statut pour les lanceurs d'alerte ?
Lorsque des scientifiques ou des membres de la société civile repèrent des effets indésirables concernant un produit, ils doivent pouvoir les rendre publics sans être subordonnés aux clauses de secret industriel ou de devoir de réserve, sans craindre d'éventuelles représailles (licenciement, procès, isolement). Un statut juridique protecteur des « lanceurs d'alerte » devrait être inscrit dans une loi cadre « post-Grenelle » d'ici 2009. La fondation Sciences citoyennes réclame aussi la création d'une Haute Autorité administrative indépendante.
www.sciencescitoyennes.org
Source : Consom'Action, revue n° 38 de mai/juin 2008.
Démocratie directe
La dernière enquête de l'Institut français d'environnement sur les pesticides dans l'eau révèle leur présence dans 91 % des points de mesure des cours d'eau et dans 55 % de ceux des eaux souterraines. Une consultation nationale sur la gestion et la qualité de l'eau est en cours jusqu'à l'automne : l'occasion de s'exprimer via les agences de l'eau (questionnaires consultables en préfecture) ou certaines associations comme France nature environnement (www.fne.asso.fr) qui a décidé d'informer et d'ouvrir les débats.
Source : Consom'Action, revue n° 38 de mai/juin 2008.
Sous bonne protection
L'agence de l'eau Seine-Normandie et le Groupement des agriculteurs bio d'Ile-de-France ont signé un contrat sur 5 ans. Il prévoit de faire intervenir des animateurs pour encourager les conversions à la bio et promouvoir ces pratiques dans les établissements agricoles. Cela permettra de protéger la ressource en eau, notamment autour des captages comme le fait Munich depuis des années, et d'encourager la production française. Une première qui devrait se décliner dans d'autres régions.
Source : Consom'Action, revue n° 38 de mai/juin 2008.
Printemps bio
Du 1er au 15 juin 2008, nouvelle édition de la Quinzaine nationale d'information et de valorisation des produits bio en France. Coordonné par l'Agence bio, l'événement se matérialise par des initiatives dans toutes les régions : fermes et entreprises ouvertes au public, conférences, expositions, repas bio en restauration collective et animations tous azimuts. Les initiatives sur www.printempsbio.com. Voir aussi notre cahier des biocoops n° 38.
Source : Consom'Action, revue n° 38 de mai/juin 2008.
Des doutes sur l'efficacité des antidépresseurs
Selon une nouvelle étude britannique, le Prozac et d'autres antidépresseurs ne sont utiles que pour les déprimes les plus sévères. Les laboratoires protestent. Et si le Prozac ne servait à rien ? Les antidépresseurs qui sont parmi les médicaments les plus prescrits et les plus populaires, n'auraient qu'une efficacité très limitée, selon l'étude réalisée par des chercheurs anglais de l'université de Hull. Dans un article publié dans le respecté magazine PLOS (Public Library of Science), ils affirment que les antidépresseurs ont un effet proche des placebos, sauf dans le cas des patients les plus fortement déprimés. Parmi les médicaments évoqués, il y a le fluoxetine (Prozac) et la paroxetine (Seroxat). Si l'étude est explosive, c'est qu'elle est basée sur des données jusqu'à présent non publiées. Pour obtenir la licence de ces médicaments, les laboratoires pharmaceutiques avaient soumis les résultats d'études cliniques à la Food and Drug Administration (FDA), l'agence pharmaceutique américaine. Mais celle-ci ne les avait révélés que partiellement.
Source : Sources Vitales, revue n° 67 de juin 2008.
Bonne nouvelle
Pour préserver le milieu marin, 2007 a vu la création du 1er parc naturel marin en mer d'Iroise, mais ce n'est qu'un début. La France doit créer 10 aires marines protégées d'ici 2012 !
Site : www.greenpeace.fr
Source : Sources Vitales, revue n° 67 de juin 2008.
Bonne nouvelle : toujours plus d'éoliennes en France
La France tend à rattraper son retard, grâce à l'installation en 2007 de 888 mégawatts (MW). La puissance actuelle du parc éolien de 2455 MW permet d'éviter l'émission d'un million de tonnes de C02 par an. Enfin, une excellente nouvelle pour la planète, d'autant plus que la tendance devrait se poursuivre puisque la hausse du prix de l'électricité rend l'éolien de plus en plus compétitif.
Source : Sources Vitales, revue n° 67 de juin 2008.
Cherchons le calcium surtout dans les végétaux !
D'après la bio-électronique, l'organisme humain doit trouver les minéraux bio-disponibles (bio = vie), dans les minéraux structurés par un organisme vivant (végétal et animal). Les minéraux inertes (eaux minérales, médicaments), non structurés par la vie, sont très peu assimilables, mais peuvent en revanche contribuer à colmater les membranes cellulaires et à entartrer les vaisseaux et les organes, créant de véritables calcifications (vésicules, cerveau, prostate, et même fibres musculaires ...). Les chercheurs favorables à l'assimilation du calcium inerte véhiculé par l'eau, ignorent la BEV (bio-électronique de Vincent) et ne tiennent même pas compte de la nécessité, pour rendre un calcium vraiment assimilable, de l'indispensable présence du magnésium, des protéines, des vitamines C et D, sans oublier les flavonoïdes !
Pour une compréhension plus globale de cette question, je vous invite à lire le Sources Vitales n° 49.
Source : Sources Vitales, revue n° 67 de juin 2008.
Santé : vous avez dit "économies" ?
Confronté à des « caisses vides», l'Etat français serre les boulons de tous les côtés, à l'affût de tous les gaspillages. On ne peut qu'applaudir le retour à une saine gestion de l'argent - durement gagné - des contribuables (d'une certaine façon, toutes les classes sociales, même non imposables, le sont en réalité à travers la TVA). Notre système de santé est à bout de souffle, il n'est plus finançable en l'état, les constants et scandaleux déficits de la Sécurité sociale en sont l'édifiant symptôme.
Selon Jacques Marseille :
- Les dépenses de santé en France ont presque doublé depuis 1970. Avec 11,1 % du PIB, elles se situent au troisième rang mondial derrière les Etats-Unis et la Suisse.
- L'espérance de vie à 35 ans d'un ouvrier est inférieure de sept ans à celle d'un cadre. L’auteur relève aussi que d'une région à l'autre, la différence d'espérance de vie atteint cinq ans.
- Les infections nosocomiales [qui s'attrapent à l'hôpital] font chaque année en France entre 4200 et 5 000 morts… L'hôpital tue plus que la route !
- Une ordonnance moyenne compte 4,5 médicaments en France, contre 0,8 dans les pays d'Europe du Nord.
- Notre dépense annuelle de médicaments par habitant est de 50 à 80 % supérieure à celle de l'Allemagne et du Royaume-Uni.
A l'évidence, le système est malade. Pourtant, peu de cas est fait de la prévention, qui pourrait sauver bien des vies et économiser bien des milliards. Le Grenelle de l'environnement, à travers sa commission dite du «Grenelle de la santé», a pour la première fois soulevé la question des risques sanitaires d'origine environnementale. Car aujourd'hui plus personne ne peut contester que nombre de maladies sont provoquées par diverses pollutions (air, eau, sols). C'est une excellente approche, qu'il faut soutenir sans réserve. Mais elle ne va pas assez loin. En effet, elle a le défaut de ne s'intéresser qu'à des facteurs sur lesquels nous, usagers, n'avons pas (ou si peu) prise. Il manque en effet un volet individuel : notre santé dépend fortement de notre alimentation et de notre mode de vie. Bien sûr, quelques timides pas ont été faits dans le sens de la prévention (www.mangerbouger.fr) mais le chemin est encore long… Ce mois-ci, nous montrons comment la naturopathie pourrait remettre notre système de santé sur les rails en changeant radicalement notre manière de nous soigner. La médecine allopathique (ou médecine des opposés - on soigne le mal en luttant contre lui) est devenue « le » système de santé officiel, que personne (ou presque) ne remet en cause. Rarement invité à se remettre en question, le patient, totalement pris en charge, n'est plus que le réceptacle de symptômes qu'il faut supprimer par tous les moyens, chimiques le plus souvent. On ne traite plus un « malade » mais une « maladie ». On considère que le patient est « guéri » quand il n'a plus de symptôme apparent. On est bien éloigné de la vraie santé. Au contraire, la naturopathie appréhende le patient dans son ensemble (la maladie n'est plus que le simple signe d'un déséquilibre plus large qu'il convient de corriger) et de manière individualisée. C'est une approche globale incluant principalement l'alimentation naturelle, les exercices physiques et la santé psychique. Non symptomatique, elle se veut avant tout une éducation à la santé qui responsabilise le « patient ». Qu'attend la ministre de la Santé ?
Jean-Pierre Camo
Source : Biocontact, revue n° 180 de mai 2008.
Téléphonie 3G : des ondes plus "pénétrantes"
Le 27 février 2008, l'Autorité de régulation des communications électroniques et des postes, l'Arcep, a décidé d'autoriser les opérateurs de téléphonie mobile à réutiliser les fréquences 900 MHz afin de généraliser la 3G - téléphonie mobile de troisième génération - sur l'ensemble du territoire français. Sous couvert d'une décision purement technique, l'Arcep vient d'accélérer considérablement le déploiement de la 3G en France en permettant aux opérateurs d'utiliser les antennes actuellement dédiées au GSM pour transmettre les données liées à l'Internet mobile. Selon l'Arcep, « ces fréquences ont des meilleures propriétés de propagation et pénètrent mieux dans les bâtiments que les fréquences de la bande 2,1 GHz dans lesquelles la 3G fonctionne actuellement ». Sans aucune analyse sanitaire préalable, l'Arcep a donc décidé d'accroître encore l'exposition des riverains, à l'aide d'une fréquence particulièrement « pénétrante » pour les bâtiments... et leurs habitants ! Or, un certain nombre d'études récentes ont montré les effets de cette fréquence sur nos gènes: études finlandaises (lescscsinki et al., 2006 et 2008), étude israélienne (Friedman et al., 2007), étude française menée sous la direction du professeur ledoigt de l'université de Clermont-Ferrand qui démontrent que l'exposition de plants de tomate à des fréquences de 900 MHz, pendant de courtes durées à des niveaux de champs électromagnétiques faibles, provoque un stress (2006, 2007). Tous ces résultats auraient dû alerter l'Arcep. Mais cette décision unilatérale est bien loin des considérations sanitaires. Cette décision semble dictée par de stricts impératifs économiques et permet dans les faits aux opérateurs d'économiser des coûts de développement de réseau UMTS/3G, évalués en 2002 par le Conseil d'analyse économique à plus de 15 milliards d'euros. Grâce à cette décision, les opérateurs vont désormais pouvoir gagner plus en exposant plus ! Les associations Agir pour l'environnement et Priartém dénoncent un cadeau financier exorbitant aux conséquences sanitaires indubitables. Celle simple décision administrative, passée quasiment inaperçue, est inacceptable et doit faire l'objet d'un vaste débat public, préalable à toute décision qui devrait relever de l'autorité politique et non administrative.
Source : Biocontact, revue n° 180 de mai 2008.
Laitages et santé : Thierry Souccar et Isabelle Robard demandent un débat public et contradictoire
Dans sa séance du 2 avril 2008, l'Académie de médecine a recommandé de consommer à tout âge des produits laitiers pour, selon elle, réduire les risques d'ostéoporose, d'obésité, de diabète, d'hypertension et de maladies cardiovasculaires. Elle a nié tout lien entre consommation de laitages et risque de pathologies. Cette conclusion ne se fonde pas sur l'analyse exhaustive, approfondie et objective de l'ensemble des données scientifiques mais sur la présentation partiale d'un petit nombre d'études, dont une partie a été financée par l'industrie laitière. Les données défavorables aux laitages ont été passées sous silence. Cette conclusion est donc inexacte et ne doit pas être suivie par les Français. Si l'Académie de médecine avait rapporté les résultats de l'ensemble des données disponibles, elle aurait conclu, comme l'a fait Thierry Souccar dans Lait, mensonges et propagande, ou dans Santé, mensonges et propagande écrit avec Me Isabelle Robard, que les laitages ne préviennent pas les fractures osseuses et qu'au niveau des recommandations officielles, ils sont associés à un risque accru de maladies comme le cancer de la prostate ou la maladie de Parkinson. Ces conclusions issues de méta-analyses indépendantes sont conformes à l'état des connaissances et partagées entre autres par l'unité de recherche la plus importante et la plus respectée au monde, l'Ecole de santé publique de Harvard, qui travaille depuis 25 ans sur ce sujet et suit plusieurs dizaines de milliers de personnes. Dans une conférence tenue le 22 février 2007 à l'Institut national du cancer des Etats-Unis, le professeur Walter Willett, directeur de Harvard, a déclaré que « de nombreuses études montrent qu'une consommation accrue de calcium ou de laitages est liée à un risque plus élevé de cancer fatal de la prostate. C’est important dons la mesure où les recommandations officielles pour consommer 3 laitages par jour conduiraient à un doublement de la consommation. Sachant qu'il n'existe pas de preuves que cela réduirait les fractures, c'est une question importante qu'il nous fout résoudre ». Sur ce sujet de santé publique, la presse, les médecins et le grand public ont droit à une information équitable, et non à une présentation partisane des faits. Thierry Souccar et Me Isabelle Robard proposent donc à l'Académie de médecine un débat public, lui laissant le libre choix de la date, du lieu et de la durée de cet échange. Ils prennent ainsi la presse à témoin de la volonté ou non de l'Académie de médecine de faire la transparence sur le sujet des laitages.
Source : Biocontact, revue n° 180 de mai 2008.
La Chine et les animaux
En 2008, la Chine accueillera les Jeux Olympiques. Elle pourrait aussi recevoir le trophée du spectacle le plus sordide et le plus monstrueux que l’on puisse imaginer… Des spectacles de proies vivantes ! Pour comprendre, regardez les vidéos prises par les enquêteurs de One Voice : www.onevoice-ear.org
Ménopause : alerte sur un médicament
Les agences européennes et françaises du médicament alertent sur des risques de « réactions allergiques graves » lors de la prise du Protelos, utilisé après la ménopause pour réduire le risque de fracture osseuse. Depuis sa commercialisation dans l'union européenne, 16 cas de réactions allergiques violentes, dont deux mortels, ont été rapportés. Les symptômes apparaissent dans les 3 à 6 semaines après le début du traitement (éruption cutanée, effets sur les poumons, le foie et les reins). Les agences demandent aux patientes (570 000) d'arrêter immédiatement le traitement en cas d'éruption cutanée.
Source : Sources Vitales, revue n° 66 de mars 2008.
Sommeil perturbé et diabète : le sucre encore en accusation !
Trois nuits de sommeil perturbé peuvent suffire à réduire la capacité du corps humain à assimiler le glucose, augmentant les risques de diabète. Selon les chercheurs de l'école de médecine de Chicago (E.U), un mauvais sommeil favorise le développement du diabète chez les personnes âgées ou souffrant d'obésité. Cette recherche confirme que le sommeil profond est indispensable pour la santé en générale (mentale et physique).
Source : Sources Vitales, revue n° 66 de mars 2008.
Le chlore des piscines favorise l'asthme infantile
Le chlore de l'eau des piscines, y compris celles à ciel ouvert, favoriserait l'asthme infantile, selon une étude réalisée au printemps 2006 par des chercheurs belges auprès de 847 adolescents âgés de 15 ans en moyenne. En revanche, 150 élèves avaient des cours de natation dans une piscine non chlorée, désinfectée par un système d'ionisation cuivre-argent. Les enfants ayant fréquenté ce type de piscine sans chlore « ont quatre fois moins de risque d'être asthmatique que le reste de la population et aussi deux fois moins de risques de souffrir d'un rhume des foins ou d'une rhinite allergique » selon le Professeur Bernard de l'Université catholique de Louvain.
NDLR. En bioélectronique, le chlore est considéré comme un puissant suroxydant. Ce produit ne peut donc que favoriser (selon les terrains et l'âge) l'apparition de maladies comme les mycoses et l'asthme, mais aussi, ce qui est moins connu, augmenter les risques de maladies cardio-vasculaires (thromboses, AVC ...).
Source : Sources Vitales, revue n° 66 de mars 2008.
Développer la bio
6 % de surfaces bio en 2012. C'est une des déclarations du gouvernement, qui a aussi annoncé un Plan bio. Les acteurs de la filière s'en réjouissent tout en restant réservés: ce n'est pas le premier plan depuis que la France a perdu sa place de producteur leader des années quatre-vingt... Pour inciter plus de paysans à convertir leurs pratiques en bio et à les conserver, il faut une enveloppe financière conséquente, insiste la Fnab, syndicat d'agriculteurs bio. Car en quatre ans, les terres bio n'ont progressé en France que de 0,3 %, soit environ 2 % de la surface agricole utile. Un texte imposant une part de bio dans les cantines de l'Etat doit être publié. Pour la Fnab, c'est un objectif indissociable d'un accompagnement de la production. « Les restaurants qui vont chercher du bio risquent aujourd'hui, faute de disponibilités, de devoir s'approvisionner au Sud. Comment les agriculteurs français ou européens pourront-ils ensuite s'inscrire dans ces circuits ?». La charrue avant les bœufs ?
Source : Consom'Action, revue n° 37 Hiver 2007-2008
Les incinérateurs... Pas que des mauvaises odeurs
Les rejets des usines d’incinérations d'ordures ménagères ont bien des répercussions néfastes sur la santé, c'est enfin officiel ! L'enquête réalisée par l'Institut de veille sanitaire dans les départements du Tarn, de l'Isère, du Haut-Rhin et du Bas-Rhin et portant sur une exposition au risque avant 1990, fait état de liens entre ces émanations et la survenance de cancers (foie, poumon, lymphomes non hodgkiniens, myélomes multiples...). Depuis 1990, une réglementation plus stricte régit les incinérateurs. Mais rien ne nous dit que ce soit suffisant...
Source : Pratiques de Santé, n° 78 du 15 avril 2008.
La bio, une tendance de fond
La bio n'est pas une mode, ni une passade. La tendance de fond se confirme, comme le montrent les nouveaux résultats du Baromètre 2007 de l'Agence Bio : 77 % des Français estiment que ce mode de production est une voie d'avenir face aux problèmes environnementaux et 84 % souhaitent qu'il se développe davantage. Deux Français sur trois déclarent privilégier l'achat de produits respectueux de l'environnement et/ou des principes de développement durable. Ils restent néanmoins 96 % à consommer bio d'abord pour leur santé, puis pour les garanties de sécurité sanitaire, le goût et la qualité des produits. 42 % consomment un produit bio au moins une fois par mois. Un tiers des sondés déclare vouloir augmenter ses achats bio. La majorité d'entre eux habite l'Île-de-France et le Sud-Ouest. Enfin, 37 % des Français (acheteurs ou non de produits bio) considèrent qu'il est normal de payer plus cher un produit bio. Chez les acheteurs bio, ce pourcentage va jusqu'à atteindre les 56 %. En moyenne, les Français intéressés sont prêts à payer ces aliments jusqu'à 11 % à 13 % de plus.
Source : EchoBio, revue n° 10 de mars/avril 2008.
Les enseignes bio se multilient
Nouveaux concepts intégrant l'alimentation bio, inauguration de magasins franchisés ou agrandissement des surfaces, la bio grignote du terrain partout en France. Les magasins spécialisés (qui doivent être dorénavant contrôlés) se multiplient dans les grandes agglomérations, mais aussi les villes plus petites: en 2007, il s'en est ouvert entre 200 et 300 supplémentaires dans l'Hexagone, portant ainsi leur nombre à environ 1 800. Chef de file, le réseau Biocoop annonce 297 points de vente dans le pays, suivi de la Vie Claire (168), Naturalia (36) et Satoriz (26). Signalons la tendance à l'agrandissement des surfaces. À Chartres, un supermarché bio de 1 000 m2, Naturéo, a ouvert ses portes, avec 33 000 références en alimentaire, mais aussi cosmétiques, produits d'entretien, textile et même bricolage. Idem pour Botanic (51 magasins en France), spécialiste du jardin, qui élargit son offre aux nettoyants écologiques, aux cosmétiques et à la nourriture bio. Avec un café philo et un espace librairie, Botanic confirme l'évolution générale vers des enseignes tout écolo.
Source : EchoBio, revue n° 10 de mars/avril 2008.
Le poisson : les atouts de l'élevage bio
- Des poissons à la chair plus ferme et goûteuse ;
- Des traitements vétérinaires restreints, excluant les résidus de médicaments ;
- Une eau de qualité, donc pas de résidus de dioxines, métaux lourds, pesticides...
- Une densité et une production limitées, gages de non pollution ;
- Une alimentation respectueuse des espèces, avec au minimum 30 % d'ingrédients végétaux bio sans OGM et, pour les poissons carnivores (salmonidés, bar, daurade, crevette...), une part majoritaire de l'aliment devant être issue du milieu aquatique. Les colorants et les farines de viande sont interdits.
- Une traçabilité stricte avec une identification inviolable.
Source : EchoBio, revue n° 10 de mars/avril 2008.
Poissons gras et poissons maigres
Poissons gras : anchois, anguille, hareng, maquereau, sardine, saumon, thon et poissons d'élevage.
Poissons maigres : brochet, cabil!aud, colin, daurade,flétan, haddock, lotte, merlan, merlu, morue, perche, raie, rascasse, roussette, saint-pierre, sole, truite sauvage, turbot.
Les poissons maigres apportent des protéines de bonne qualité. Les poissons gras sont de bonnes sources de vitamines A et D et d'acides gras poly-insaturés EPA et DHA de la famille des oméga 3. Hareng et maquereau sont en tête, suivis par la sardine et le saumon.
Source : EchoBio, revue n° 10 de mars/avril 2008.
Métaux lourds : comment se désintoxiquer?
La première chose, dans toute cure de désintoxication, est de couper sa source et, dans ce cas, stopper le contact avec le métal polluant. S'il s'agit du mercure provenant d'amalgames dentaires, il faut envisager une dépose par un dentiste spécifiquement équipé pour ce travail (digue de caoutchouc, masque de protection) qui saura conseiller les compléments alimentaires à prendre avant et après la dépose.
Un des protocoles de détoxication naturelle les plus utilisés est celui du Dr Klinghardt de Seattle, spécialiste des maladies neurologiques graves. Il associe la chlorella, l'ail des ours et la coriandre.
La libération des métaux toxiques accumulés doit s'accompagner de mesures de précaution. Il est important de drainer les émonctoires par lesquels vont transiter les toxiques, foie et reins en particulier, à l'aide de plantes adaptées. Il est conseillé également de protéger l'organisme de l'oxydation cellulaire par des complexes antioxydants ou par exemple une cure de jus de gogji, noni, de papaye fermentée... Attention à l' auto-complémentation dans une détoxication si délicate. L'accompagnement par un thérapeute est recommandé !
Source : EchoBio, revue n° 10 de mars/avril 2008.
Les radicaux libres et le vieillissement
Il n'existe aucune théorie universelle du vieillissement mais toutes les théories aboutissent à une même conclusion : en évitant une production exagérée de radicaux libres on protège son capital jeunesse. La surproduction de radicaux libres est en effet impliquée dans une multitude de processus métabolique. Elle .peut engendrer la maladie, ou être son résultat. Par exemple, chaque cellule recèle des milliers de mitochondries, petits organes chargés d'assurer les besoins en énergie. Leur fonctionnement génère naturellement des radicaux libres qui, normalement, sont contrôlés par l'organisme. En revanche, si celui-ci n'est pas capable de leur opposer suffisamment d'antioxydants, leur multiplication entraîne; à terme, la mort des mitochondries et la disparition de la ressource énergétique de l'organisme. Même chose dans .le cas du stress psychologique qui est un facteur aggravant bien identifié dans le phénomène de production de radicaux libres. Les mécanismes impliqués ne sont pas encore bien connus mais de nombreux travaux suggèrent que les personnes les plus exposées à un stress intense vieillissent plus rapidement que la moyenne. Dans d'autres cas, la production excessive de radicaux libres est consécutive à un dysfonctionnement métabolique. C'est le cas lors du mécanisme de vieillissement appelé glycation. Cette réaction spontanée est une caramélisation progressive des protéines, essentiellement au coeur des cellules (cf. Pratique de Santé n° 76). Cette dégénérescence s'accompagne de phénomènes inflammatoires chroniques, de réactions immunitaires inappropriées, d'altérations du code génétique... De la même manière, il semble que le déclin hormonal, cette baisse de la production de nos glandes endocrines qui se constate à partir de 50 ans, est accompagné d'une surproduction de radicaux libres.
Source : Pratiques de Santé, Hors-série n° 10 du 15 avril 2008.
Gare aux additifs alimentaires antioxydants
Les produits alimentaires fabriqués industriellement comportent bien souvent des additifs alimentaires. Utilisés essentiellement dans le but d'améliorer leur conservation, pour éviter notamment le rancissement des graisses, ils contiennent souvent des antioxydants. Mais attention, sur les 17 autorisés, 13 sont d'origine synthétique. Et la plupart d'entre eux (les E 304, E 307, E 308, E 309, E 310, E 311, E 312, E 313, E 319, E 320 et E 321) ne doivent pas être consommés en excès. Une dose maximale a été fixée pour chacun d'entre eux, elle est exprimée en mg/kg de poids corporel. Les enfants sont donc plus exposés que les adultes à quantité d'aliments ingérés égale. Les E 310, E 311 et E 312 sont particulièrement toxiques : lors de la digestion, ils libèrent de l'acide gallique, substance reconnue capable de générer des problèmes digestifs, un eczéma, voire un syndrome d'hyperactivité ! Leur apport journalier maximal autorisé est respectivement de 1.4, 0.5 et 0.05 mg/kg. Attention également à l'E 320 ou BHA : l'association avec la vitamine C à forte concentration génère la production de radicaux libres. Bien qu'averties, les autorités sanitaires de l'UE n'ont pas encore statué sur la restriction de son utilisation qui a été proposée. Quant à l'E 321, ou BHT, malgré sa toxicité hépatique, son utilisation n'a pas été interdite mais restreinte. Il devrait être de moins en moins employé.
Source : Pratiques de Santé, Hors-série n° 10 du 15 avril 2008.
Les épices, forts en antioxydants
Les épices sont d'excellentes sources d'antioxydants. Par ordre décroissant, les plus puissantes sont le clou de girofle, la cannelle, le poivre, le gingembre devant l'ail, la menthe, l'oignon. Dommage que les effets agressifs de certaines d'entre elles limitent leur emploi. Certaines associations offrent une bonne synergie pour lutter contre la peroxydation lipidique : ail et oignon, ail et gingembre, oignon et gingembre. La consommation régulière de certaines de ces épices est reconnue capable de prévenir certaines affections : le curcuma pour lutter contre la maladie de Parkinson, la cannelle dans le cas d'un diabète de type 2.
Source : Pratiques de Santé, Hors-série n° 10 du 15 avril 2008.
Téléphones portables : demain il sera trop tard
Malgré les atermoiements du ministère de la Santé et les manœuvres dilatoires des opérateurs téléphoniques, il devient maintenant évident que le téléphone portable est un agent pathogène virulent dont nous ne mesurons que très partiellement les effets délétères. Récemment, on a démontré scientifiquement le lien entre certaines lésions tumorales et l'utilisation intensive du portable. Il s'agit surtout de cas de neurinomes de l'acoustique, une tumeur développée au dépens du nerf acoustique, mais aussi de tumeurs malignes du cerveau. Selon cette étude, le risque serait multiplié par deux, voire plus, du côté où l'on téléphone.
Les autorités sanitaires s'inquiètent-elles de ces résultats ? Pas du tout car, selon les experts officiels, le risque encouru ne concerne que les utilisateurs « intensifs» et rien ne prouve, ajoutent-ils avec une certaine dose de cynisme, que l'emploi d'un téléphone portable conduit immanquablement à la tumeur. Ils ont raison, mais quand on sait qu'une tumeur met en général quinze à vingt ans pour se développer, il semblerait logique de conclure que l'apparition de tumeurs au bout de quatre à cinq ans chez les utilisateurs intensifs, est un signe annonciateur d'une catastrophe sanitaire à venir dans dix ans. Dix ans ! Pour qui a des enfants, ce n'est rien, mais pour ceux qui vendent des téléphones, cela doit paraître très lointain. Le pire dans cette affaire est que la jeune génération est la plus menacée. Ce sont les enfants et adolescents qui utilisent le plus la téléphonie. Et, justement, c'est à cet âge de la vie que le cerveau est le plus exposé: près des deux tiers du cerveau d'un enfant sont affectés par les ondes alors que chez l'adulte, elles ne sont absorbées que par un tiers du cerveau, ce qui est déjà beaucoup trop ! Plus inquiétant encore, l'intensité des radiations augmente selon la difficulté de réception. Ainsi, lorsque vous téléphonez dans un train, une automobile, ou lorsque vous traversez des zones de moindre couverture et que l'appareil doit rechercher de nouveaux émetteurs, la puissance des micro-ondes est considérablement majorée.
Et, chaque jour qui passe, on mesure plus de radiations électromagnétiques dans notre environnement quotidien : écrans TV, moniteurs d'ordinateurs, téléphones d'intérieurs et système Wi-Fi. De quoi être horrifié. Toutes ces radiations sont ionisantes, c'est-à-dire qu'elles peuvent perturber nos fonctions cellulaires, l'ADN notamment et les fonctions glandulaires. Parmi les glandes, c'est la pinéale, siège de l'hormone du sommeil et de la lutte contre le cancer, qui est la plus facilement perturbée.
On peut se désoler de ce drame qui nous attend, que chacun voit et contre lequel personne ne fait rien. Mais attendons. Car il y a aujourd'hui des milliards de téléphones portables en circulation. Et faute d'avoir voulu prendre le problème à bras-le-corps, nous devrons inévitablement faire face, un jour, à un choix cornélien: le portable ou la vie ! Il faudra alors abandonner cet outil magique, assumer le retour en arrière, tirer un trait sur tout ce qu'il nous a apporté... Oserons-nous ? C'est à ce moment-là que nous verrons si l'humanité a encore envie de vivre ou pas.
Docteur Paul Dupont, ancien chef de clinique de nutrition
Source : Pratiques de Santé, n° 78 du 15 avril 2008.
Arte déclare la guerre à Monsanto
Le 11 mars Arte a diffusé « Le monde selon Monsanto », une enquéte exclusive sur les petits mensonges et les grosses bavures du géant américain de la semence, leader mondial des OGM. Si vous avez manqué ce document, vous pouvez vous Ie procurer chez Arte éditions ou aller surfer sur www.world-of-monsanto.org. Le site créé par la chaîne franco-allemande pour contrer, pied à pied, la désinformation orchestrée par Monsanto. Mais voici en substance ce que dévoilait ce reportage. La firme agrochimique de Saint-Louis (Missouri) est la société agro-industrielle la plus controversée à ce jour. C'est pour en comprendre les raisons que la journaliste Marie-Monique Robin a enquêté pendant trois ans. Et ce qu'elle a débusqué est effarant. Rapports mensongers, pressions sur les médias (la chaîne américaine Fox News a été ainsi sommée de suspendre la diffusion d'un reportage sur une hormone transgénique appartenant à Monsanto si elle ne voulait pas perdre les contrats publicitaires concernant le désherbant Roundup et l'édulcorant Nutrasweet), chantage à l'encontre de ceux qui menacent ses intérêts, tentatives de corruption et campagnes de diffamation contre quiconque (des journalistes en particulier) pourrait faire obstacle à son expansion.
Pourtant, Monsanto a défrayé la chronique à de nombreuses reprises, à commencer par les PCB, plus connus sous le nom de pyralènes, des huiles chimiques extrêmement polluantes utilisées comme isolant dans les transformateurs électriques. On lui doit aussi l'hormone de croissance bovine suspectée d'augmenter les risques de cancer chez les consommateurs de lait. Mais c'est grâce à la dioxine composant de l’agent « orange », déversé massivement sur le Vietnam pendant la guerre contaminant ainsi trois millions de personnes (cancers et dysfonctionnements génétiques) que Monsanto s'est fait un nom. Non seulement la firme est sortie blanchie de ces scandales, mais elle bénéficie depuis les années quatre-vingt-dix aux États-Unis d'une déréglementation, alors que les propres scientifiques du département américain de l'agriculture (FDA) se disent inquiets. Aujourd'hui, le leader des biotechnologies agricoles possède la mainmise sur 90 % des cultures transgéniques, est implanté dans 46 pays et poursuit une croissance externe à tout va, rachetant toutes les compagnies semencières de la planète.
Source : Quelle santé, revue n° 26 de avril 2008.
Moteur de recherche solidaire... Faites passer l'info
Saviez-vous qu'un petit clic sur internet peut faire un bien fou à la planète. Depuis l'automne, le nouveau multimoteur de recherche Veosearch reverse 50 % de ses bénéfices à des projets de développement durable. Comment ça marche ? Arthur Saint-Père et Guillaume Heintz, deux copains de promo, fraîchement diplômés d'HEC, ont passé un accord avec les quatre poids lourds du secteur : Google, Yahoo, Ask et Exolead pour récupérer un pourcentage des revenus publicitaires liés aux recherches des internautes Veosearch (mais si, la colonne à droite avec tous les liens publicitaires). Ils en reversent ensuite la moitié à des associations engagées : ATD Quart Monde, WWF, Scouts de France... chaque internaute peut affecter ses clics à l'association de son choix. Aujourd'hui, Veosearch enregistre 150 000 recherches par jour, a récolté plus de 18 000 € pour les associations et aimerait parvenir, à terme, à 20 millions de connexions par mois et à des centaines de projets financés. Pour les aider, c'est facile, il suffit d'ajouter Veosearch à votre barre de recherche et de passer le mot à tout votre carnet d'adresses. www.veosearch.com
Source : Quelle santé, revue n° 26 de avril 2008.
Antennes-relais... Cancers : risques confirmés
Une étude épidémiologique confirmant une augmentation significative du risque de cancers pour les riverains d'antennes-relais vient d'être rendue publique. Cette étude a été conduite sous la direction du docteur Guerd Oberfeld, médecin de santé environnementale de la ville de Salzbourg (Autriche). Les recherches ont porté sur une zone de 1 200 mètres autour des émetteurs. Les risques de cancers augmentent dans les 200 mètres autour des antennes. Les résultats ont été transmis au ministère de la Santé autrichien et seront évalués par un groupe de travail spécialisé. Cela pourrait déboucher sur de nouvelles normes d'exposition du public aux champs électromagnétiques générés par la téléphonie mobile… Qu'attendent les autorités françaises pour prendre les mesures qui s'imposent ? En novembre 2007, lors du Grenelle de l'environnement, les associations Robin des Toits et Ecologie sans Frontière ont déposé une proposition pour faire cohabiter téléphonie mobile et santé publique. Cette proposition a été retenue et a reçu le soutien de Nathalie Kosciusko-Morizet, elle-même auteur d'une proposition de loi sur le sujet. Qu'attend-on pour l'appliquer ?
Robin des Toits, 55 rue Popincourt, 75011 Paris - tél. : 01.43.55.96.08 - site : www.robindestoits.org
Source : Biocontact, revue n° 179 de avril 2008.
Détoxifions nos organes
Deux merveilleuses analyses, la peptidurie et le Cytotest, nous permettent d'éclairer ces divers mécanismes malheureusement encore méconnus par certains professionnels de la santé. Interprétés de façon individuelle et personnalisée par les nutritionnistes détoxicologues, elles nous permettront de stopper les accumulations dans les différents organes, de les libérer et donc de constater, avec le temps, l'amélioration constante des pathologies, même les plus lourdes. Pour conclure, observons plutôt nos voisins asiatiques: ils ne consomment presque pas de produits laitiers, sans conséquences apparentes sur leur santé; le Japon détient même le record mondial de longévité.
Association Stélior, BP 21, CH-1247 Anières, Suisse
Tél. : 004122751.36.36 - fax: 004122 751.35.36 - mél : elke@hyperactif.org
sites : www.stelior.com - www.hyperactif.net - www.sansgluten.org - www.delta6desaturase.com
Source : Biocontact, revue n° 179 de avril 2008.
Financements : la bio veut arder son indépendance
L'itab (Institut technique d'agriculture biologique) est aujourd'hui menacé d'être avalé par l'Acta (Association de coordination technique agricole), au motif qu'il n'est pas assez important pour être qualifié par le ministère de l'Agriculture, et ne peut donc plus être financé. Depuis des années, ce même ministère n'a jamais permis à l'itab, dont les compétences et l'utilité sont reconnues par tous les acteurs, bio et conventionnels, d'atteindre la taille critique nécessaire et de réellement développer une recherche en production biologique, à l'instar de ce qui se pratique en Suisse et en Allemagne par exemple. Mais que celle même Acta emploie les salariés Itab, et que le conseil d'administration de ce dernier devienne un simple comité d'orientation est inadmissible. Dans le même esprit, il est proposé un Conseil scientifique de l'ltab, présidé par un scientifique sans compétences particulières en agriculture biologique, et n'incluant pas les quelques chercheurs qui, dans d'autres instituts, se battent pour une recherche alternative basée sur la globalité des systèmes agricoles. Ceci montre la voie que l'on veut faire suivre à la recherche en agriculture biologique, et qui n'est certainement ni celle du progrès, ni celle d'une recherche alternative. La Fnab (Fédération nationale d'agriculture biologique des régions de France) et son réseau sont également interdits d'accès aux fonds professionnels du Compte d'affectation spéciale « développement agricole et rural » (Casdar). Pas crédible au regard des chambres d'agriculture, nous dit-on, alors que ce réseau représente quelque 250 emplois sur le territoire; trop syndical et en même temps pas assez (pas d'élus en chambres) : tout est bon pour justifier du refus et inciter les instances bio à se fondre dans les organisations conventionnelles. Aujourd'hui donc, les producteurs bio contribuent financièrement au développement de l'agriculture conventionnelle, au mépris de leurs besoins propres et de ceux en matière de conversion à la bio. Les structures pionnières dans le domaine de la technique et du développement en production biologique ont toute légitimité à exister par elles-mêmes et à pouvoir accroître leur activité pour contribuer aux objectifs du Grenelle. Vouloir les fondre dans le conventionnel ne servira à personne.
Fnab, 40 rue de Malte, 75011 Paris - té!. : 01.43.38.38.69 - site : www.fnab.org
Source : Biocontact, revue n° 179 de avril 2008.
Une idée lumineuse pour 007 écolo
Recharger un téléphone portable lorsque l'on part en randonnée peut rapidement relever de la mission impossible. Alors pour se donner des airs de 007 écolo, on s'offre le panneau solaire souple, 6,5 W de chez Solariflex. Léger, il pèse à peine 200 grammes et sait se faire discret puisque plié, sa taille n'excède pas celle d'un grand portefeuille. Étanche et résistant, il est très simple d'utilisation et permet de recharger sans polluer. Après avoir déplié le panneau, je le mets face au soleil, et je raccorde l'adaptateur allume-cigare fourni. Il ne me reste plus qu'à brancher le chargeur, lui-même relié au téléphone, sur l'allume-cigare. Si l'ensoleillement est maximal, en deux heures la batterie est pleine, sinon comptez jusqu'à quatre heures. Seule zone d'ombre, il faut un chargeur de téléphone compatible avec un allume-cigare. Ce panneau solaire fonctionne avec les lecteurs MP3, les appareils photo, les PDA et les consoles de jeu à condition de se procurer un adaptateur allume-cigare/USB disponible chez le fabricant :
A.S.M. - Panneau solaire souple et pliable - Tél. : 0870 444554 www.solariflex.com
Source : Quelle santé, revue n° 23 de janvier 2008.
Le Label écologique européen : insuffisant... Mais il a le mérite d'exister
Il est moins exigeant et impartial que le label Écocert aux deux papillons rouges qui certifie uniquement les produits répondant aux contraintes écologiques les plus sévères en matière de pollution aquatique et de biodégradabilité. Mais bien plus sérieux que les faux labels du type Moebius qui attestent juste que le produit peut être recyclé, ou Point vert qui signifie que l'industriel a bien payé sa cotisation obligatoire à Éco-emballage, l'organisme qui gère le recyclage des déchets ménagers. Le Label écologique européen, en forme de petite fleur, est apposé depuis trois ans sur les produits d'hygiène et d'entretien de la maison. Régi par des textes officiels européens, il distingue les cycles de vie de produits (gestion des ressources, consommation, déchets) qui ont une moindre incidence sur le milieu naturel. Il prend en compte l'impact sur l'environnement tout au long de la vie du produit. Mais il porte essentiellement sur le processus de fabrication. Ainsi, les entreprises bénéficiant de ce label européen s'engagent à limiter les rejets de substances toxiques ou polluantes dans les eaux lors de la fabrication du papier. Elles s'engagent également à circonscrire les risques écologiques dus à la consommation d'énergie (réchauffement planétaire et acidification, notamment) en réduisant leur consommation d'électricité et les émissions atmosphériques. Et s'attachent à utiliser des produits les moins toxiques possibles pour réduire au maximum les risques santé encourus par les salariés. Certes, ce label est insuffisant, mais il constitue, pour ceux d'entre nous qui fréquentent les supermarchés, un garde-fou contre les produits conventionnels...
Source : Quelle santé, revue n° 23 de janvier 2008.
Le Pacifique, un océan de plastique
Cinquante fois la France. C'est la taille de la «grande masse de déchets du Pacifique » (Great Pacifie Garbage Patch). Greenpeace estime, qu'un million d'oiseaux marins meurent chaque année dans cette déchetterie géante. Certaines espèces sont en voie d'extinction à cause du plastique qu'elles ingèrent le prenant pour leur nourriture naturelle habituelle. Le pire est à venir : un tel amas d'ordures plastiques peut apparaître n'importe où, au gré des courants, des vents et des marées.
Source : Quelle santé, revue n° 23 de janvier 2008.
Le gel des OGM, une décision cosmétique
Publié le 13 décembre au Journal officiel, le décret suspendant la vente et l'utilisation du seul OGM cultivé en France, le MON 810, a suscité la déception des ONG et la colère de la Confédération paysanne. En vertu de ce décret émanant du ministère de l'Agriculture, «la cession à l'utilisateur final et l'utilisation des semences» du MON 810, le maïs OGM de la firme Monsanto cultivé en France, « sont suspendues sur le territoire national jusqu'à la publication d'une loi relative aux organismes génétiquement modifiés et au plus tard jusqu'au 9 février 2008 ». Il s'agit en effet d'un geste purement symbolique, puisque les semis ont lieu... au printemps. L'association écologiste Agir pour l'environnement a aussitôt dénoncé une « décision cosmétique ». Et d'ironiser : « interdire un maïs transgénique en période hivernale lorsque ce dernier n'est pas cultivé revient à interdire le chauffage électrique en pleine canicule ou la climatisation en période de froid intense ». Chargé de campagne OGM à Greenpeace France, Arnaud Apoteker, qui s'exprime au nom de l'Alliance pour la planète, estime que le gouvernement « cède de façon très claire au lobby de l'agriculture intensive ». Du côté de la Confédération paysanne, fer de lance de la contestation anti-OGM, on s'estime trompé : « Le ministère de l'Écologie a cédé aux pressions du ministère de l'Agriculture pour autoriser la coexistence des cultures OGM et non-OGM », a déclaré Olivier Keller, chargé du dossier des plantes transgéniques. Rien de changé donc. Tel que présenté, il s'agit ni plus ni moins d'un projet de loi qui va légaliser la contamination génétique et tenter de nous faire avaler que le « sans OGM » est l'équivalent du « avec un peu d'OGM », tant qu'on reste en dessous du seuil d'étiquetage. Les ONG ont le sentiment d'une trahison de la parole donnée. Et ce n'est pas le projet de loi présenté le 19 décembre par Jean-Louis Borloo en Conseil des ministres qui va les rassurer car il se contente d'annoncer la création d'une Haute Autorité sur les OGM, l'obligation pour les seuls exploitants de souscrire une garantie financière pour pouvoir réparer le préjudice économique - le préjudice moral n'est pas évoqué - lié à la contamination par des OGM et la garantie d'information des citoyens sur la nature et la localisation des OGM.
Source : Quelle santé, revue n° 23 de janvier 2008.
Dernière heure : le Gardasil
Nous avons été bien inspirés de mettre en garde nos lectrices contre le Gardasil, le « vaccin contre le cancer du col de l'utérus » mis au point par Sanofi Pasteur. Ce vaccin, destiné à protéger les femmes contre les infections vaginales causées par les papillomavirus, fait déjà l'objet d'une surveillance particulière de la part des autorités médicales. L'Agence européenne du médicament vient en effet de rendre publique la survenue du décès de deux jeunes femmes, âgées de 18 et 19 ans, qui avaient reçu une dose de Gardasil. L'agence précise, bien entendu, que « le lien entre l'administration du vaccin et ces décès n'est pas établi » et que « le rapport bénéfices/risques demeure favorable », mais on connaît la chanson et il faut lire entre les lignes qu'il y a urgence à ne pas se faire vacciner. Rappelons que le Gardasil, en vente depuis novembre 2006, a été jugé si utile que son remboursement a été accordé en moins d'un an !!! On estime qu'à ce jour environ un million et demi de jeunes femmes ont déjà été vaccinées en Europe...
Source : Pratiques de Santé, n° 76 du 19 février 2008.
Aspartame
On a beau alerter l'opinion publique sur les dangers de l'aspartame, la consommation de cet édulcorant ne faiblit pas car il est censé favoriser la perte de poids. Une étude menée par des chercheurs de l'Illinois vient de mettre à mal cette réputation. Les scientifiques ont en effet comparé la prise de poids chez deux groupes de rats nourris l'un avec du yaourt sucré au glucose, l'autre avec le même yaourt sucré aux édulcorants. Résultat: les rats du groupe édulcorants ont pris 40 % de poids en. plus que ceux nourris au vrai sucre ! Explication : l'organisme des rats nourris aux édulcorants attend les calories correspondant au goût sucré et, faute de les obtenir, continue de les réclamer. Ce qui pousse les rats à manger plus de yaourt. CQFD.
Source : Pratiques de Santé, n° 76 du 19 février 2008.
L'arnaque du pré-cancer
La médecine avait inventé la pré-ménopause, la ménopause n'étant probablement pas suffisamment rentable. Elle a maintenant institué le pré-cancer, ce qui est financièrement très intéressant dans la mesure où les gens qui ne sont pas encore malades sont censés être beaucoup plus nombreux que les malades euxmêmes. Si je m'insurge, c'est en raison du nombre de femmes, même jeunes, qui me contactent pour me demander conseil parce qu'un cancérologue insiste et les presse pour leur effectuer une mastectomie (de précaution), car disent-ils, elles présentent un terrain précancéreux. Or ce fameux terrain consiste la plupart du temps en un banal kyste mammaire en outre souvent dû aux produits laitiers, mais ne présentant aucun caractère dangereux à l'analyse et en particulier aucune velléité d'adhérences. Ces femmes qui paraissent en pleine forme se trouvent alors très déstabilisées moralement autant par l'insécurité de leur avenir que par la perspective de cette mutilation dégradante de leur féminité. Or les tests complémentaires ont prouvé, chaque fois, qu'elles n'avaient en réalité aucun cancer. Alors, chères dames, un bon conseil : de même qu'on ne se fie jamais à un seul devis pour des travaux, ne vous fiez jamais à un seul avis médical Les cancérologues paient cher des assurances pour les « bavures » au cas où des clients se rebiffent. Sachez que la prétendue prévention n'est qu'un service de rabattage, et que chaque faux cancéreux rapporte, comme un vrai, 150000 euros minimum aux labos de la chimio. Qui paie ? Nous tous, contribuables à souhait; et ce sinistre business de la mutilation et de l'empoisonnement légalisés est une véritable hémorragie financière de la nation via la Sécu qui y collabore gaiement. Par ailleurs, il faut garder à l'esprit qu'audelà de ces chirurgiens indélicats qui coupent d'abord et discutent ensuite, il existe des approches diagnostiques et curatives non invasives et que des milliers de personnes guérissent du cancer par des moyens dont on ne parle pas à la télé. Encore faut-il oser changer d'église... Michel Dogma
Source : Pratiques de Santé, n° 76 du 19 février 2008.
Tout sur les amalgames
Malgré les dénégations du corps médical et les railleries des dentistes, on soupçonne depuis longtemps les métaux lourds contenus dans les amalgames dentaires (mercure, mais aussi étain et argent) d'être à l'origine de nombreuses maladies dégénératives. En Europe et dans le monde, beaucoup d'autorités de santé, pressentant le pire, ont pris la précaution d'interdire les amalgames (en Norvège, ils ont été interdits en début d'année). En France rien, faute de preuves scientifiques, dit-on. Des preuves, il y en a des pages et des pages dans l'ouvrage que vient de publier Françoise Cambayrac aux Éditions Marco Pietteur. En 400 pages, vous saurez tout sur le sujet. Pourquoi nous nous empoisonnons, quelles maladies cela engendre-t-il, comment faire enlever ses plombages, comment déceler l'intoxication et comment se désintoxiquer. Une somme d'infos accablantes à offrir d'urgence à votre dentiste qui, rappelons-le, est encore plus exposé que nous à ce danger.
« Vérités sur les maladies émergentes ", de Françoise Cambayrac. Éditions Marco Pietteur, 22€.
Source : Pratiques de Santé, n° 76 du 19 février 2008.
Mercure
Il n'y a pas que dans les amalgames dentaires que l'on trouve du mercure, il y en a aussi de plus en plus dans le poisson que nous consommons régulièrement et cela commence à poser un grave problème de santé publique. Des chercheurs américains ont en effet étudié, sur 1 000 jeunes mamans danoises et leurs enfants, les effets de la consommation de poisson ayant une teneur élevée en mercure pendant la grossesse. Leur conclusion est sans appel : le mercure des poissons affecte gravement le développement cérébral et cardiaque du bébé. Il y a quelques jours, aux États-Unis, un rapport de l'Agence pour la protection de l'environnement indiquait qu'en 1999-2000, environ 630000 enfants, soit plus du double des estimations prévues, sont nés... contaminés par le mercure.
Source : Pratiques de Santé, n° 76 du 19 février 2008.
Procès Kokopelli : une lueur d'espoir
Des milliers de courriels et messages de soutien ont salué la condamnation de Kokopelli, une association dynamique qui diffuse 1 200 variétés de semences anciennes et bio au nom de la sauvegarde de la biodiversité végétale. Les verdicts sont tombés : 12 000 € seront versés à la SAS Baumaux pour concurrence déloyale, les juges n'ayant pas retenu de différence entre semences certifiées agriculture biologique et semences conventionnelles. Dans le procès devant la Cour de cassation qui opposait l'Etat français, la fédération des industriels de la semence (FNPSPF) et le Groupement national. interprofessionnel des semences (GNIS) à Kokopelli, l'association est condamnée à verser 18 000 € d'amendes et 5 000 € à la FNPSPF. Kokopelli est reconnue coupable de commerce de semences illégales. Pour être mises sur le marché en France, les semences doivent être inscrites sur le catalogue officiel des espèces et variétés européen. Les semences anciennes, ne correspondant pas aux critères d'inscription de ce catalogue, ne peuvent pas être inscrites et n'ont pas droit de cité dans nos jardins ou nos assiettes. . . Le patrimoine semencier et culturel de l'humanité est déclaré hors-la-loi. Une bonne nouvelle pourrait venir du message de Madame Kosciusko-Morizet, secrétaire d'Etat chargée de l'Ecologie auprès du ministre de l'Ecologie, du Développement et de l'Aménagement durables, dans une dépêche de l'AFP (datée du 6 février 2008) et lors d'une déclaration télévisée, qui semble favorable à une mansuétude sur le montant des amendes à payer et, chose beaucoup plus importante, un aménagement de la législation permettant à Kokopelli de continuer légalement ses activités. Kokopelli s'en réjouit mais attend des actes concrets au nom de la biodiversité cultivée et de la souveraineté alimentaire des générations futures. En attendant, la prudence et la mobilisation restent de mise. Car la semence n'est toujours pas libre !
Association Kokopelli, Oasis, 131 impasse des Palmiers, 30100 Alès
Tél. : 04.66.30.64.91 mél :semences@kokopelli.asso.fr site : www.kokopelli.asso.fr
Source : Biocontact, revue n° 178 de mars 2008.
Essonne, la bio pour éviter de polluer l'eau
Nathalie Kosciusko-Morizet, secrétaire d'Etat à l'Ecologie, et André Santini, président du Comité de bassin Seine-Normandie, soutiennent la mise en place d'un partenariat novateur entre l'Agence de l'Eau Seine-Normandie et les agriculteurs bio d'ile-de-France. C’est une première en France. L’Agence de l'Eau Seine-Normandie et le Groupement des agriculteurs biologiques (GAB) d'Ile-de-France ont signé fin janvier un programme quinquennal de partenariat « eau » sur une exploitation bio, à Dourdan (Essonne). L’objectif : favoriser le développement de modes de production tels que l'agriculture biologique, respectueux de l'environnement autour des bassins de captage, plutôt que devoir retraiter l'eau de ses résidus de pesticides. GAB Région Ile-de-France, 10 rue des Frères-Lumière, 77100 Meaux
Tél. : 01.60.24.71.84 site : www.bioiledefrance.fr
Source : Biocontact, revue n° 178 de mars 2008.
Un moratoire attendu sur les plantes transgéniques
Alors que le lobby en faveur des plantes génétiquement modifiées se déchaîne, accentuant ses actions pour convaincre de leurs intérêts, les citoyens anti-OGM s'inquiètent chaque jour davantage de l'avenir des filières les interdisant, comme les labels rouges ou la bio. La situation est d'autant plus tendue que la Commission européenne a approuvé, fin octobre, la mise sur le marché européen de trois nouveaux maïs et d'une betterave sucrière génétiquement modifiés, destinés à l'alimentation animale et humaine. Ces quatre variétés ont toutes reçu une évaluation positive de l'Agence européenne pour la sécurité alimentaire (EFSA). Ces nouvelles autorisations d'importations portent à 15, le nombre d'OGM admis dans l'Union européenne depuis la levée du moratoire européen en 2004. La France, qui n'a pas encore de loi gérant la coexistence, permet néanmoins la culture et la commercialisation d'une variété de maïs transgénique, le M810. À la demande d'un moratoire, exigé par les défenseurs de l'environnement, le Ministère de l'écologie répond par l'éventualité d'un gel... jusqu'au semis. Pour les anti-OGM, la constitution d'une haute autorité pour évaluer les risques n'est pas suffisante. En raison des contaminations impossibles à contenir, les enjeux sont déterminants.
Source : EchoBio, revue n° 8 de nov./déc. 2007.
Vers une réduction de 50% des pesticides
Parmi les mesures annoncées par le Grenelle de l'environnement le 25 octobre, la réduction des pesticides de moitié d'ici dix ans est considérée comme une réelle avancée pour l'environnement. Cela, même si elle reste conditionnée au développement des méthodes alternatives sous réserve de leur mise au point, comme l'a demandé la FNSEA. L’interdiction des 50 substances les plus dangereuses (cancérigènes, mutagènes, reprotoxiques) est maintenue. "Nous restons satisfaits que l'objectif de réduction de 50% des pesticides soit prise en compte au vu des réticences habituelles du lobby des pesticides à l'envisager", déclare François Veillerette, président du MDRGF et expert dans le cadre du Grenelle pour l'Alliance pour la planète. Concernant la bio, le doublement des aides par le crédit d'impôt à la conversion et au maintien est confirmé. Quant au principe de moratoire des OGM, il semble, lui aussi, acquis par le biais de l'instauration de la clause de sauvegarde (art. 23 de la directive 2001/18 de l'Union européenne). Les autres mesures concernent la fixation de nouveaux seuils de consommation d'énergie pour les bâtiments neufs, la construction de 1 500 km de lignes de tramway, 2 000 km de voies nouvelles à grande vitesse avant 2020, deux lignes de fret ferroviaire. Le principe d'une ristourne à l'achat pour les voitures sobres, financée par un malus annuel sur les plus polluantes, est accepté ainsi que l'obligation de rénovation progressive des logements. Une taxe sur les émissions de carbone des entreprises va aussi être instaurée.
Source : EchoBio, revue n° 8 de nov./déc. 2007.
Un plan pour impulser la bio
"Seuls un objectif clair et une politique volontariste nous permettront de relever le défi qui s'offre à nous : amener l'offre française en produits bio à un niveau suffisant pour permettre de satisfaire en 2012 la demande des consommateurs", a déclaré Michel Barnier, Ministre de l'agriculture et de la pêche. Accueilli très favorablement par la profession et les consommateurs, un plan d'actions pour relancer la production bio française est proposé. Il comporte une série de mesures, destinée à booster l'agriculture, la restauration collective, la recherche et l'enseignement. Alors que les mesures du Grenelle de l'environnement visent une augmentation de la surface bio à 6 % de la surface totale agricole en 2010 (elle est actuellement à 2 %), l'objectif de Michel Barnier est de doubler la production de produits bio d'ici 2012. Proposer des repas bio en restauration collective, notamment dans les organismes publics et les écoles, est une de ses priorités. Des aides à la production ainsi qu'un soutien financier à la mise en place de filières efficaces, capables de répondre à la demande en produits bio, en font aussi partie. En outre, la bio est invitée à participer activement aux assises de l'agriculture, qui débutent début novembre. Les enjeux sont de préparer le "bilan de santé" de la politique agricole commune et de lui prescrire un nouveau régime. L’avenir du mode de culture bio en dépend.
Source : EchoBio, revue n° 8 de nov./déc. 2007.
Du bio à la cantine à Barjac dans le Gard
Depuis la rentrée scolaire, la commune gardoise de Barjac, 1 500 habitants et une cuisine centrale, qui dessert cinq écoles sur le canton et assure les repas des personnes âgées, a choisi de passer à près de 80 % d'ingrédients bio. Les parents applaudissent (le prix du repas a été maintenu à 2,60 €), les enfants sont contents. Le cuisinier, qui a suivi une formation, a adapté les recettes, en respectant les goûts de chacun. Les fruits et légumes viennent, des maraîchers voisins d'Uzès, les pâtes et autres aliments secs de plusieurs grossistes ; quant aux produits laitiers, ainsi que les œufs, ils sont livrés par des agriculteurs bio ardéchois. Le maire, Édouard Chaulet, également conseiller général, a fait partie de ceux qui ont fait capoter un projet départemental d'agrocarburants : "400 000 euros ont été économisés et réorientés vers la filière agricole de qualité'. Il estime qu'il faut pousser les élus à "dire que l'alimentation fait partie de l’éducation du citoyen". Il vante à cet égard les vertus de la restauration collective bio, "formidable levier pour que les agriculteurs, comme les cuisiniers, se réapproprient leur vrai métier'.
Source : EchoBio, revue n° 8 de nov./déc. 2007.
L'Île-de-France renforce son aide à la bio
Grâce à une série de mesures votées par la Région, l'Île-de-France accentue encore son action en faveur de l'agriculture bio et compte y engager un budget de huit millions d'euros sur les cinq ans à venir. Si les surfaces d'Île-de-France consacrées à la bio sont encore modestes (4 188 hectares, soit 0,7 % de la surface agricole), les motivations sont fortes pour essayer de limiter les pollutions et de contribuer à satisfaire un énorme potentiel de demande de proximité. La région compte en effet plus de dix millions d'habitants. Outre le soutien financier aux conversions, l'Île-de-France est la seule région à offrir, depuis 2005, une aide au maintien aux agriculteurs déjà engagés. Celle-ci est reconduite jusqu'en 2013 et se cumule au crédit d'impôt renforcé, proposé par le ministre de l'agriculture Michel Barnier. La région est également déterminée à augmenter la part de l'alimentation bio dans les cantines des lycées et de la favoriser dans les collèges, établissements dépendant des départements. Des formations pour les cuisiniers et gestionnaires vont accompagner ce dispositif. Parmi les autres mesures annoncées, notons l'aide à la certification pour les agriculteurs avec prise en charge de 80 % des coûts des audits ainsi qu'un soutien à l'investissement en matériel.
Source : EchoBio, revue n° 8 de nov./déc. 2007.
Des régions françaises s'engagent contre les OGM
Les régions françaises, signataires de la Charte de Florence (elles sont près d'une vingtaine) ont vu "leurs positions piétinées" par l'annonce des 20 000 hectares de maïs OGM, répartis sur plus de 3000 parcelles dans 14 régions de France, dénonce l'Association des régions de France (ARP). L'adhésion à la Charte de Florence les engage, en effet, à préserver les productions agricoles de haute qualité et peser sur la politique européenne en matière d'OGM. Certaines régions, comme le Poitou-Charente ou les Pays-de-la-Loire, ont alors décidé de financer des analyses des cultures non-OGM proches des parcelles de cultures transgéniques afin de déterminer s'il y a contamination ou non. En Pays-de-la-Loire, les producteurs touchés qui effectueront un recours en justice pour pollution (dans ce cas, contre la coopérative Terrena), pourront obtenir le soutien et l'accompagnement de la région. Toutes les régions françaises se sont également déclarées favorables à un moratoire sur les OGM, à l'heure où le Grenelle de l'environnement se positionne sur ces questions et où une loi se profile
Source : EchoBio, revue n° 8 de nov./déc. 2007.
Les teintures pour les cheveux
Le chiffre : 22 Substances chimiques utilisées dans la teinture des cheveux ont été interdites par la Commission européenne. A I'origine de cette décision, une étude évoquant le possible lien entre l'utilisation répétée des teintures et l'apparition de cancers de la vessie. Les industriels des teintures ont dû fournir une fiche d'impact sur la santé pour chacune des 127 substances qu'ils utilisent. Ils n'ont pas pu - ou voulu - en fournir pour les 22 composés qui viennent d'être interdits. Quant aux 105 autres, leur toxicité est à l'étude Résultats en octobre.
Source : Sources Vitales, revue n° 65 de décembre 2007.
Glucosinolates
Lorsqu'on coupe ou que l'on mâche des crucifères (chou, brocoli...), leurs glucosinolates sont transformées par une enzyme en isothiocyanates. Cette substance offre des propriétés anti-cancer qui n'existent pas dans les autres légumes.
Source : Sources Vitales, revue n° 65 de décembre 2007.
Bonne nouvelle : vaccin anti-grippe inefficace
La revue médicale « The Lancet » vient de publier une étude démontrant l'inefficacité du vaccin anti-grippe qui serait même dangereux pour les personnes âgées. Une étude semblable sera-t-elle bientôt réalisée en France ?
Source : Sources Vitales, revue n° 65 de décembre 2007.
Terre d'Abeilles lance l'alarme
Si les abeilles devaient disparaître, l'humanité n'aurait plus que quelques années à vivre ", Albert Einstein. Partout dans le monde, les abeilles disparaissent en masse. Ce bouleversement sans précédent entraîne une dangereuse altération de la biodiversité, qui s'oppose fondamentalement à toute notion de développement durable.
Les principales responsables de ce dangereux déclin :
- L'absence de rigueur dans l'évaluation des pesticides, dans leur autorisation de mise sur le marché, et dons leur utilisation.
- L'absence d'études d'impact des effets cumulés des pollutions chimiques sur les insectes pollinisateurs.
- L'absence d'études d'impact des OGM permettant d'en démontrer leur éventuelle innocuité sur les insectes pollinisateurs, sur l'environnement et sur la santé humaine.
L'abeille, vecteur de pollinisation indispensable à la biodiversité, porte l'avenir alimentaire de toute l'humanité. En effet, plus de 80 % des espèces végétales mondiales et les trois quarts des plantes cultivées par l'homme dépendent des insectes pollinisateurs ; la plupart des cultures maraîchères concernées fournissent 35 % de la production mondiale de nourriture. la disparition des abeilles équivaudrait à un bouleversement sans précédent dans l'histoire de l'humanité. Une telle modification de la biodiversité met en danger la diversité alimentaire vitale. Ce dérèglement en profondeur des écosystèmes anéantit toute perspective pour les générations futures. L'association Terre d'Abeilles (avec le soutien actif de la société Jardin Bio) préconise :
- Le retrait définitif de tous les pesticides neurotoxiques et systémiques.
- La non-homologation de pesticides sans évaluation pertinente de leur toxicité.
- L’arrêt des expérimentations et des autorisations d'OGM en plein champ.
- L’intégration de spécialistes de l'abeille au sein des comités d'expertise chargés de l'évaluation des OGM et des pesticides.
- Le développement soutenu de l'agriculture biologique et de l'apiculture.
- L’application de la protection de la biodiversité dans la politique agricole.
Fondée en 2002 par Béatrice Robrolle-Mary, l'association Terre d'Abeilles, déclarée d'intérêt général et parrainée par l'Institut Européen d'Ecologie, a pour mission la protection des abeilles et autre insectes pollinisateurs. Véritable relais d'information vers les consommateurs, les pouvoirs publics et les politiques, Terre d'Abeilles souhaite sensibiliser le plus grand nombre sur le déclin avéré de ces insectes utiles, afin de préserver notre environnement vital, aujourd'hui et pour les générations futures.
Pour en savoir plus :
Terre d’Abeilles, la Maison des Abeilles, Parc Naturel Régional de la Brenne, La Vallée, 36300 Ingrandes
Tél. : 02.54.34.71.55 Sites : www.sauvonslesabeilles.com www.sos-abeilles.com
Source : Biocontact, revue n° 177 de février 2008.
Portables : le Père Noël peut faire mieux
Le ministère de la Santé vient de publier une recommandation de mise en garde sur l'usage du portable pour les enfants (www.sante-jeunesse-sports.gouv.fr). C'est un bon début, et beaucoup mieux que rien. Cet avertissement aurait sans doute été plus efficace pour protéger les enfants et informer les parents s'il avait eu lieu avant les fêtes. C'est pourquoi, en temps utile, en dates des 18 et 19 décembre 2007, l'association Robin des Toits avait publié deux communiqués, et en date du 20 décembre était intervenue en diffusion concrète d'information devant les points de vente. Le communiqué du ministère de la Santé parle de principe de prudence, et clame que rien n'est prouvé quant à la dangerosité des portables. Le principe de prudence ici invoqué semble en fait surtout appliqué aux profits de l'industrie de la téléphonie mobile. Rappelons que les preuves scientifiques de la nocivité tant des portables que des antennes-relais surabondent :
- Rapport 8ioinitiative, août 2007, 600 pages, 15 auteurs, plus de 1 500 travaux publiés cités en référence.
- Etude Reflex de l'OMS: 4,5 fois plus de risques de tumeurs cérébrales.
- Etc…
Les sources publiques évoquent dans les médias la nécessité d'éviter de nouveaux drames, qui étaient aussi un peu des scandales, comme l'amiante ou le sang contaminé.
Pour en savoir plus :
Robin des Toits, 55 rue popincourt, 75011 Paris
Tél. : 01.43.55.96.08 Mél : robindestoits@orange.fr Site : www.robindestoits.org
Source : Biocontact, revue n° 177 de février 2008.
Mercure : la Norvège bannit le plombage
La nouvelle n'a guère été médiatisée, du moins en Fronce, mois pourrait bien rester dons les annales car il s'agit d'une première mondiale. Le 21 décembre dernier, la Norvège, par la voix de son ministre de l'Environnement, annonçait sa décision de bannir l'emploi du mercure dans tout produit, y compris le plombage, ou amalgame dentaire. C'est ainsi que depuis le 1er janvier 2008, le plombage n'a officiellement plus droit de cité en Norvège. Le ministre norvégien a déclaré que « le mercure est parmi les polluants les plus dangereux ». Il a argué du fait que de bonnes alternatives au mercure existent déjà pour justifier la mise en place de cette interdiction. Le ministre a en outre précisé que la mesure était un signal important adressé à l'Union européenne pour lui dire qu'il existe des alternatives au mercure. En effet, celle décision est intervenue ou moment où l'Union européenne, par le biais d'une commission, envisageait en fin d'année 2007 d'éliminer le mercure de toute préparation destinée aux soins et d'interdire l'emploi de l'amalgame dentaire. La Commission européenne œuvre dans le cadre d'une « stratégie communautaire sur le mercure », amorcée en 2005 et destinée à réduire l'exposition des populations à ce polluant majeur. La Commission, dont les travaux ont débouché sur l'interdiction des thermomètres au mercure mi-2007, devait statuer fin 2007 sur l'avenir du mercure en dentisterie. C'est donc un message particulièrement fort qu'envoie la Norvège à l'Union européenne pour l'inciter à bannir le mercure. Si les pays nordiques (Allemagne, Autriche, Danemark, Suède) limitent déjà l'emploi de l'amalgame au mercure et font pression pour qu'il soit interdit, la Fronce, en dépit de nombreuses controverses sur sa toxicité, continue de défendre son usage. Nul doute que l'initiative de la Norvège incitera d'autres pays à suivre son exemple, comme la Suède qui envisagerait de prendre une mesure identique. La décision de la Norvège, en suspens depuis un moment, est fortement appréciée par tous ceux qui se battent pour faire interdire le plombage au mercure depuis des décennies, dont l'Akut, une association luxembourgeoise qui lançait en novembre dernier une pétition pour foire interdire le plombage au niveau mondial. Le passage à l'acte de la Norvège crée un précédent et il sera désormais de plus en plus difficile pour des pays comme la France de défendre l'emploi de l'amalgame dentaire comme elle 1'a fait jusqu'à présent. C'est donc une manche décisive qui vient d'être remportée par les détracteurs de l'amalgame dentaire dans la guerre qui les oppose depuis près de 150 ans à ses défenseurs et un immense espoir pour tous ceux qui espèrent voir un jour ce matériau définitivement banni de l'art dentaire.
Attention : la dépose des plombages qui libère de.grandes quantités de mercure doit se faire avec précaution sous peine de provoquer une intoxication accrue.
Pétition de l’Akut pour faire interdire les amalgames dentaires au mercure sur le site : www.akut.lu
Source : Biocontact, revue n° 177 de février 2008.
Ostéopathes : l'exonération de TVA sur les soins est définitivement légalisée
Ce texte intervient précisément deux ans après la parution au Bodgi (Bulletin officiel de la direction générale des impôts) de l'instruction qui mettait un terme à 25 ans de litiiges fiscaux auxquels étaient confrontés depuis 1983 les ex-kinésithérapeutes pratiquant l'ostéopathie de façon démarquée et hors convention. Aujourd'hui, après deux ans de démarches et de négociations politiques et juridiques, l'équité est enfin définitivement établie par le législateur pour les ostéopathes sans pré-requis paramédical qui, désormais, dès leur inscription sur les listes préfectorales, pourront faire bénéficier leurs patients de cette exonération.
Communqué de la Chambre nationale des ostéopathes : www.cnosteo.com
Source : Biocontact, revue n° 177 de février 2008.
Aluminium et Alzheimer
Les cellules du cerveau des patients atteints d'Alzheimer contiennent de 10 à 30 fois plus d'aluminium que la normale. D'après une note ministérielle d:octobre 1998 : « Tout un faisceau de données expérimentales plaide en faveur d'une intervention de l'aluminium dans le développement des lésions cérébrales caractéristiques des maladies dégénératives du système nerveux comme les DSTA (démences séniles de type Alzheimer) », même si l’on ne connaît pas l'importance spécifique de ce facteur par rapport aux facteurs génétiques, nutritionnels ou immunologiques ou son éventuelle action synergique ». Après 40 ans d'études contradictoires, l'aluminium paraît être indéniablement impliqué dans la maladie d'Alzheimer. Une récente étude comparative portant sur l'alimentation par perfusion de prématurés a en effet révélé des altérations du développement mental chez les nourrissons âgés de 18 mois, dont les perfusions contenaient de l'aluminium.
Source : Biocontact, revue n° 177 de février 2008.
Sommes-nous Pasteurisés ?
Au total, Pasteur n'a pas inventé grand-chose. Davaine et Koch auraient mieux que lui étudié les maladies microbiennes. Nous venons de dire qu'il n'a pas inventé les vaccins, ni même ce que l'on appelle la pasteurisation. Il clamait à qui voulait l'entendre qu'il était « le premier à avoir découvert... », qu'il avait « ouvert des voies nouvelles... », alors qu'il s'attribuait les découvertes de ses collègues, pire : de ses adversaires même, après de magnifiques volte-face. Il proclame que les microbes envahissent les organismes plus évolués. Ses contradicteurs enseignent au contraire qu'ils viennent de la dégénérescence des cellules malades. Béchamp dira qu'il a compris la théorie microbienne à l'envers; il écrira même, dans une lettre datée de 1900 : « en vérité, Pasteur n'a rien découvert de ce dont on le glorifie. Il n'a introduit dans la science aucun fait nouveau ». Le résultat des travaux de Pasteur ? Une orientation médicale qui oublie la santé, se focalise sur la maladie, cherche le mal à l'extérieur et qui le soigne par l'extérieur. Rien n'a changé depuis l'origine du pastorisme. La manie de trouver un agent microbien à l'origine d'une « épidémie » et la vaccination comme arme pour son éradication étouffe notre responsabilité personnelle. Ce dévoiement de la médecine nous empêche de poser, devant nos problèmes de santé, ces questions essentielles. Comment avons-nous fait pour en arriver là ? Quelles sont nos erreurs ? Qu'avons-nous à modifier dans notre façon de vivre, de manger, de boire, de respirer ? Quelles sont nos solutions devant les grands problèmes spirituels de la vie ? La responsabilité individuelle se cache derrière le microbe. La responsabilité collective derrière une Sécurité sociale qui enfle d'année en année. Les échecs de la médecine s'appellent cancer, sida, maladies cardiaques. Se cachent aussi, derrière une technologie physico-chimique puissante, les intentions des grands laboratoires et des puissances d'argent, qui excitent dans le peuple la peur de la souffrance et de la mort. Nous l'avons dit d'entrée: le pastorisme est le fils de ce monde d'industrie, de profit et de banques. Allons-nous continuer ?
Tiré de l'artcle de Marc Avérous
Source : Biocontact, revue n° 177 de février 2008.
A l'embouchure de l'Adour
Au bord de l'océan Atlantique, dans un écrin formé par les dunes, s'étend le site de La Barre, dernier vestige non urbanisé du littoral sableux des Pyrénées-Atlantiques. Ce lieu unique en Europe recèle les derniers « milieux dunaires » du littoral. Il accueille désormais le parc écologique Izadia (« l'être, la nature » en basque) qui présente sur 14 hectares une faune et une flore dont la richesse et la diversité tiennent à sa situation géographique et hydrogéologique unique. La Maison de l'environnement, qui respecte un nombre important des critères de construction haute qualité environnementale (HQE) et dont l'architecture, en totale adéquation avec le milieu naturel, joue sur la transparence pour mieux observer la faune et la flore du parc, abrite une exposition permanente qui invite le visiteur à mieux appréhender la complexité des équilibres des écosystèmes naturels du site. Mais aussi un espace d'exposition temporaire qui évolue au fil des saisons. Un parcours de découverte permet d'apprendre à décrypter les différentes clés de lecture de ces paysages pour mieux en comprendre les fonctionnements écologiques.
Parc Izadia, 297 avenue de l'Adour, 64600 Anglet Tél. : 05 59 571748 www.izadia.fr
Source : Pratiques de Santé, n° 75 du 15 janvier 2008.
Le plaisir doit aussi être au coeur de l'activité physique
Selon une étude déjà ancienne (1994), le seul fait de reprendre une activité physique régulière induit une perte pondérale significative chez les obèses. Mais il serait cependant contre-productif de vivre cette activité physique comme une contrainte supplémentaire qui s'ajoute à la restriction alimentaire. Le type de cette activité doit être choisi en fonction des goûts et aspirations individuelles (marche dans la nature, promenade en ski de fond...). Tout esprit de compétition doit être écarté, notamment avec soi-même. Faire une performance oblige à se faire mal et expose aux accidents (tendinite, déchirure musculaire, entorse, poussée d'arthrose) qui font replonger dans la sédentarité (forcée, cette fois), la dévalorisation de soi, la dépression, la reprise pondérale (souvent au-delà du poids de départ) et le désespoir. Le but est de retrouver une vitalité que l'épreuve du temps ne démente pas. Faire du sport dans ce contexte, c'est apprendre à être au contact des sensations de bien- être et de détente qu'engendre le fait de bouger son corps.
Source : Pratiques de Santé, n° 75 du 15 janvier 2008.
Les dangers des régimes
On vous promet de perdre vite, sans effort et durablement, vos kilos superflus ? Bravo ! Mais sur quelles bases scientifiques ces régimes miracles sont-ils élaborés et sur qui a-t-on testé leur efficacité ? Les régimes minceur et leurs principes sont plus souvent dictés par la mode ou l'intérêt financier que par des considérations sanitaires. Chacun s'emploie ainsi à dissimuler le fait que celui ou celle qui fait un régime inadéquat met généralement le doigt dans un engrenage qui va l'amener à "être au régime" toute sa vie avec, pour seul résultat, une prise de poids accélérée et inexorable. Pire, a-t-on pensé à vous dire les conséquences les plus courantes d'un régime inadapté: fonte musculaire, fatigue, déminéralisation, inflammations, problèmes cardiovasculaires, diabète gras, dépression...
Source : Pratiques de Santé, n° 75 du 15 janvier 2008.
Vaccins...
BCG. Depuis que le BCG est administré uniquement par voie intradermique, il n'est plus en odeur de sainteté chez les autorités de santé. Après avoir supprimé l'obligation vaccinale en juillet, le ministère de la Santé a demandé à l'AFSSAPS d'alerter les médecins sur l'augmentation importante du nombre de réactions indésirables graves constatées notamment chez les enfants. Après la vaccination : abcès locaux et adénopathies (hypertrophie d'un ganglion lymphatique) sont désormais courants. En clair, mieux vaut s'abstenir puisqu'on en a maintenant le droit.
VIH. Le vaccin contre le sida annoncé en fanfare par le laboratoire Merck est un échec cuisant. Sur les quelque 700 personnes recrutées en Afrique du Sud qui se sont prêtées au
test, vingt-quatre ont été contaminées, soit davantage que dans le groupe qui n'a reçu qu'un placebo. Le prétendu vaccin ayant facilité l'infection des personnes vaccinées, le laboratoire a décidé d'arrêter les essais. Sage décision.
Pêle-mêle. Au cours des dernières semaines, on a annoncé la prochaine mise sur le marché d'un vaccin à vie contre la grippe, d'un vaccin contre l'allergie aux chats, contre la cocaïne, contre la rage, contre l'hépatite C, contre le virus d'Epstein-Barr, contre le paludisme, contre la dengue... Mais toujours pas de vaccin contre les vaccins.
Source : Pratiques de Santé, n° 74 du 15 janvier 2008.
Dernière heure : OGM
Malgré les soupçons qui pèsent sur les OGM et malgré les preuves qui s'accumulent sur la nocivité des herbicides à base de glyphosate - de type Round Up - le groupe Monsanto (principal fournisseur de semences OGM et fabricant du Round Up) a annoncé que son chiffre d'affaires était en hausse de près de 40 % et que son bénéfice avait triplé en un an. Et devinez ce que le groupe américain a le mieux vendu l'année dernière : des semences OGM et de l'herbicide ! Malgré le cours élevé des actions du laboratoire pharmaceutique, les analystes boursiers en recommandent toujours l'achat car « les bonnes nouvelles devraient continuer d'affluer ». Au même moment, le ministre de l'Écologie Jean-Louis Borloo annonce le retrait du projet de loi sur les OGM (une transposition du texte européen qui se propose de les autoriser en les réglementant) et on attend la mise en œuvre de la clause de sauvegarde qui ermettrait de retarder l'échéance de son adoption. Tout le monde se dit satisfait: José Bové... et aussi Monsanto qui pourra quand même faire ses ventes de semences de printemps, et attendre tranquillement la fin de la fameuse « clause de sauvegarde »...
Source : Pratiques de Santé, n° 74 du 15 janvier 2008.
Grand ou petit ? Confusion parmi les épeautres
Epeautre veut dire «blé vêtu ». Dès lors la confusion règne. Mon pain d'épeautre est-il fait avec le petit ou le grand ? Sans indication supplémentaire, c'est à .coup sûr le grand, le plus courant et le moins cher car plus productif et plus facile à décortiquer que le petit. Aussi pour éviter la confusion, le petit épeautre (Triticum monococcum) devrait être appelé engrain, et le terme épeautre réservé au grand épeautre (Triticum spefta). Aucun ne serait l'ancêtre du blé tendre. Mais l'engrain est assurément une céréale presque sauvage, très riche, dont le prix très élevé est pleinement justifié. Le grand épeautre est un blé tendre qui s'est revêtu. A moins qu'il ne soit l'ancêtre vêtu du blé tendre... la science n'a pas tranché mais penche pour la première hypothèse. Quoi qu'il en soit, les caractéristiques du grand épeautre sont très proches des blés tendres de pays, avec un son plus fin (puisqu'il est vêtu). On le dit plus digeste. Mais le nécessaire décorticage le rend plus cher. Nos amis belges ont eu la délicieuse idée de sélectionner le grand épeautre en le croisant avec des blés tendres modernes, pour augmenter son rendement et sa résistance à la verse... D'où un intérêt douteux, surtout quand on espère y trouver des glutens plus digestes. Ces épeautres belges sont les plus cultivés en France, d'où l'apparition de certaines filières « épeautre non hybridé » pour garantir un « véritable » épeautre, plus proche de celui préconisé par Sainte-Hildegarde il y a un millénaire. L’engrain est pour l'instant épargné par la sélection moderne, mais bientôt arriveront des engrains « améliorés », ou encore des blés tendres croisés (de force) avec de l'engrain pour les rendre plus nutritifs...
Source : Biocontact, revue n° 176 de janvier 2008.
Le gluten et les atteintes neurologiques
Les symptômes majeurs
Le désordre biochimique auquel se retrouve confronté notre organisme lors d'une intoxication au gluten est à l'origine d'un éventail de désordres comportementaux souvent qualifiés, de façon erronée, de « psychosomatiques » ou « gastriques ». Quelques exemples : problèmes scolaires, dyspraxie, dyslexie, déficit d'attention et de comportement, hypo et hyperactivité, problèmes relationnels, violences, divers types autistiques (avec ou sans langage), troubles involontaires convulsifs (tic), troubles obsessionnels convulsifs (toc), automutilations, perturbation du sommeil, fatigue chronique, maladies de l'intestin (ballonnements, constipation, maladie cœliaque, maladie de Crohn, carcinomes de l'intestin...) schizophrénie, etc.
La preuve biochimique
Ces troubles « mentaux envahissants » causés par la dégradation partielle du gluten ont été mis en lumière par le professeur norvégien Karl Reichelt de l'Institut pédiatrique d'Oslo. En effet, il a incriminé dès 1986 la présence de peptides du gluten dans les urines de sujets hyperactifs, autistes, épileptiques et schizophrènes.
Une solution, une analyse : la peptidurie
Tous ces troubles obscurs peuvent être prévenus, notamment grâce à une simple analyse d'urine : la peptidurie. Celle-ci va mettre en évidence des toxiques, et en quelle quantité, qui perturbent l'activité électrique du cerveau. Grâce aux brillantes découvertes du professeur Karl Reichelt et à ses analyses de peptides urinaires, les patients peuvent, comme je l'ai fait pour mon fils, mettre en place un changement alimentaire individualisé exempté de gluten permettant ainsi de mettre fin à une longue litanie de symptômes et de se construire une nouvelle vie en pleine santé.
Eike Arod. Nutri-diététicienne détoxicologue, présidente de l'association Stélior.
CONTACT : Association Stélior - BP 21, CH-1247 Anières, Suisse
Tél.: 004122751.36.36 fax : 0041 22751.35.36 mél : elke@hyperactif.org
Sites : www.stelior.com - www.hyperactif.net
www.sansgluten.org - www.delta6desaturase.com
Source : Biocontact, revue n° 176 de janvier 2008.
Irradiation des aliments - la société civile se mobilise
Interpeller les institutions et mobiliser contre celle technologie de la mondialisation, tels étaient les objectifs de la semaine contre l'irradiation des aliments qui s'est déroulée du 19 ou 25 novembre dernier. Lors de sa conférence de presse du 21 novembre, le Collectif français contre l'irradiation des aliments a présenté une lecture critique du dernier rapport de l'Afssa (Agence française de sécurité sanitaire des aliments) qui confirme ses évaluations précédentes et réaffirme « la sécurité des aliments traités par ionisation». Mais cette revue bibliographique, aux sources sélectives, adopte une approche hyper-hygiéniste du risque sanitaire, comme tous les rapports officiels internationaux, européens et nationaux. Elle ne tient pas compte - ou très insuffisamment - des risques pour la santé humaine liés il la consommation d'aliments rendus inertes, ayant perdu des vitamines et susceptibles d'être à l'origine ou de contribuer à l'émergence de cancers ou de mutations génétiques. Au lieu d'analyser les causes de l'augmentation des pathogènes - y compris dans les pays occidentaux malgré des politiques de plus en plus hygiénistes - on formule des normes calibrées sur les besoins de production et de commercialisation industrielles de masse et on joue la course en avant technologique (irradiation, nanotechnologies...). Cela se fait au détriment de la santé des consommateurs, de l'environnement et des productions de proximité. La réglementation européenne ne se donne pas les moyens de contrôler ce qu'elle semble préconiser. Elle ne permet pas de maîtriser les quantités effectivement commercialisées dans les Etats membres (en France, les contrôles sont presque inexistants) alors que le taux de fraudes augmente (à en croire les quelques contrôles réalisés par les Etats membres) et que le nombre d'installations d'irradiation dans le monde s'accroît. Tout cela malgré le manque de certitudes sur l'innocuité des aliments irradiés et les risques socio-économiques et environnementaux liés à un usage important de celle technologie. Face à celle situation, les associations membres du Collectif français contre l'irradiation des aliments interpellent les institutions françaises et européennes. Elles demandent des contrôles rigoureux, des sanctions sévères aux contrevenants, la modification de la liste de produits irradiés autorisés, ainsi que des recherches indépendantes et transparentes sur les effets pour la santé humaine de la consommation de produits irradiés.
Parce que l'action de tous et de chacun est essentielle... Participez à la cyberaction, écrivez à votre député et signez la pétition contre l'irradiation des aliments. Toutes les informations sur le site du Collectif : www.irradiation-aliments.fr
Collectif français contre l'irradiation des aliments, 40 rue de Malte, 75011 Paris
Té! : 01.48.05.86.81 mél :info@irradiation-aliments.org
Source : Biocontact, revue n° 176 de janvier 2008.
Amalgames dentaires - l'appel du Luxembourg
L'appel du Luxembourg pour l'interdiction des amalgames dentaires a été lancé le 10 novembre 2007 par l'association luxembourgeoise Akut, par l'IAOMT (International Acadèmy of Oral Medicine and Toxicology) et par des scientifiques spécialistes des risques pour la santé liés au mercure, en présence du ministre luxembourgeois de la Santé. Cet appel s'inscrit dans la bataille engagée au niveau européen afin d'obtenir l'arrêt de l'utilisation des amalgames dentaires pour raisons de santé : en effet, ce matériau contient environ 50% de mercure qui s'échappe de façon continue, s'accumule dans les organes, notamment dans le cerveau, et traverse le placenta. En France, c'est le Dr Jean-Jacques Melet, médecin épidémiologiste, qui a été le lanceur d'alerte sur ce grave problème de santé publique. Il a tenté durant 15 ans d'alerter les autorités sanitaires françaises sur les risques liés au mercure des amalgames. Des données scientifiques récentes et incontestables relayées par des scientifiques citoyens ont permis une réelle prise de conscience au niveau européen et mondial. Pour sa part, l'Europe a pris l'initiative de mettre en place une stratégie communautaire sur le mercure (Journal officiel (52 du 2 mars 2005) dont un des objectifs est de diminuer le niveau d'exposition au mercure de la population en Europe. Or les amalgames dentaires représentent la première source d'exposition humaine au mercure dans les pays développés. L’Europe doit réfléchir à la nécessité d'arrêter définitivement l'utilisation des amalgames dentaires à base de mercure, et doit rendre sa décision à la fin de l'année 2007 (www.ec.europa.eu/health). Le rapporteur de la résolution du Parlement européen sur la stratégie communautaire sur le mercure, le Dr Marios Matsakis, a précisé : « Il est tout à fait inacceptable de continuer à insérer une substance aussi potentiellement toxique dans la bouche des citoyens alors qu'il existe des alternatives plus sûres » (mars 2006 - www.europarl.eu). La Suède a montré la voie en ne remboursant plus les amalgames dentaires (à défaut de pouvoir les interdire) depuis 1999 : dans ce pays, les amalgames ne sont quasiment plus utilisés. La conclusion du rapport officiel suédois sur les risques liés au mercure des amalgames est sans ambiguïté : « Sachant que le mercure est un toxique polyvalent agissant à différents niveaux de la vie cellulaire, /'amalgame devrait être supprimé des soins dentaires dès que possible pour des raisons médicales » (rapport de Maths Berlin: http://drfarid.com). Attention: le retrait des amalgames peut être à l'origine d'une exposition à de grandes quantités de vapeurs de mercure susceptibles d'entraîner de graves troubles de santé s'il n'est pas effectué de façon très précautionneuse et sous suivi médicalisé.
Pour signer et faire largement signer cet appel, rendez-vous sur le site de l'association Akut : www.akut.lu/appeal.htm
Akut asbl, 137 rue de Mühlenbach, L-2168 Luxembourg, Grand-Duché,
tél. : 00352 22.33.75.
Source : Biocontact, revue n° 176 de janvier 2008.
Mercure et autisme
Comment des vaccins ont été stabilisés par un composé mercuriel du nom de « tltimérosal » ou « tltiomersal » alors même que .des études accablantes démontraient le rôle du mercure dans le développement de l'autisme. Les fabricants de vaccins, sous la pression des médias, ont très lentement commencé à réduire les vaccins contenant du thimérosal pour le remplacer par de l'aluminium, ce qui n'est guère mieux ! Le stock n'est cependant pas perdu: il est vendu aux pays en voie de développement. Quant au thimérosal, il est toujours utilisé dans des vaccins secondaires comme l'antigrippe et le rappel du tétanos ! A l'heure actuelle, 500000 enfants américains souffrent d'autisme tandis que l'on en diagnostique 40 000 de plus chaque année ! Les enfants américains, qui recevaient 3 vaccinations en période préscolaire, en 1989, en recevaient 22 dix ans plus tard ! Dan Olmsted est allé étudier les cas d'autisme chez les Amish du comté de Lancaster (Pennsylvanie, Etats-Unis) qui refusent tout traitement médical, y compris les vaccinations. D'après le taux national d'autisme, il aurait dû en trouver, dans la population examinée, 140. Il n'en trouva que 4 ! Ken Veenstra, sénateur de l'Iowa, a déclaré: « le fait que le pourcentage de cas d'autisme dans l'Iowa a augmenté de 700 % au début des années 1990, juste après que de plus en plus de vaccinations aient été ajoutées au programme de vaccinations est une évidence en elle-même ». En 2005, le mercure a été pour la première fois banni dans les vaccins, dans l’Etat de l’Iowa, bientôt suivi par la Californie. La FDA (Food and Drug Administration) continue cependant à autoriser l’usage du mercure dans les stéroïdes, le collagène injectable et les amalgames dentaires ! Les vaccins au mercure sont envoyés en Chine, au Nicaragua, en Argentine ou en Inde, tous pays dans lesquels le nombre d’autistes monte en flèche ! L’OMS continuant de soutenir que le thimérosal est sûr (comme les amalgames dentaires). De nombreux pays ne bougent pas et continuent à gravement polluer leurs populations. Certains gouvernements se sont tout de même réveillés, c’est le cas de celui du Japon (après Minamata !), de la Russie, de l’Autriche, de la Grande-Bretagne, du Danemark et de tous les pays scandinaves. Les recherches mentionnées par Kennedy dans son excellent travail prouvent, de façon scientifique et mathématique (car statistique) la responsabilité des vaccinations dans l'explosion du nombre d'autistes aux Etats-Unis au cours de ces dernières années. En France, on préfère l'aluminium… En France, le thimérosal a été remplacé, dans la majorité des vaccins, par un autre dérivé métallique, issu de l'aluminium. Le résultat n'est guère meilleur: il suffit, pour s'en persuader, de prendre connaissance des innombrables cas de sclérose en plaques atteignant des personnes vaccinées contre l'hépatite B, et ayant eu des obturations dentaires du type « plombages ». Dans ce domaine comme dans d'autres, la vérité a du mal à se faire entendre, mais la justice de notre pays est saisie de nombreux procès qui devraient faire avancer les choses !
Dr Bernard Montain. Diplôme universitaire de Médecines Naturelles, psychologue médical (faculté de Médecine de Paris), chargé de cours émérite à la faculté de Médecine de Paris.
Cet orticle s'inspire d'une étude menée por Robert F. Kennedy if, intitulée Immunité mortelle et visible dons son intégralité sur www.olternativesante.com. (tapez Kennedy dans la fenêtre de recherche).
CONTACT : Centre de Promotion du Mieux -Etre (association sans but lucratif)
Tél : 06.07.69.75.92 mél : bernardmontain@hotmail.com
Site : www.bernardmontain.net
Source : Biocontact, revue n° 176 de janvier 2008.
Dernière heure
L'année dernière, l'épidémie de gatro-entérite avait commencé un peu avant Noël et s'était achevée en février avec un chiffre record de personnes contaminées. Cette année, elle a démarré fin novembre ! Si on continue à ce rythme, la traditionnelle « gastro de fin d'année» durera bientôt six mois ! Cette dérive est la preuve que la santé intestinale des Français (et la qualité de leur flore intestinale en particulier) ne cesse de se dégrader. Les causes de cette détérioration sont connues : médicaments, alimentation industrielle, pollutions... Mais on préfère passer cela sous silence. Tout comme on omet de parler des remèdes simples de la médecine naturelle : argile, charbon végétal, baies de myrtille ou huiles essentielles... (voir nos anciens numéros). En revanche on nous explique un peu partout que nous ne sommes pas assez propres (nous devrions nous laver les mains plus fréquemment) et surtout pas assez vaccinés (surtout les enfants de moins de cinq ans). Avec de tels conseils, le rotavirus a encore de beaux jours devant lui !
Source : Pratiques de Santé, n° 73 du 18 décembre 2007.
Pour en finir avec l'eau de javel
L'efficacité ne suffit plus aux petits génies du marketing qui sévissent dans les grands groupes industriels que sont Johnson, Reckitt Benckiser. Alors, ils ont inventé de nouvelles qualités au gel WC : désodorisant, assainissant, dégraissant, et surtout aseptisant. Or, au royaume de l'aseptisation, l'eau de javel est reine. Pour satisfaire notre phobie des microbes (fabriquée de toutes pièces par les génies du marketing), les fabricants conventionnels en mettent à toutes les sauces. En réalité, la « javel » est inutile pour nettoyer les toilettes. De plus, au bout de quelques heures, l'activité de l'eau de javel s'estompe et les bactéries reviennent en force ! L'utilisation de la chasse et de la brosse vient à bout déjà d'une grande partie des bactéries et les huiles essentielles et l'acide acétique (vinaigre) possèdent des propriétés aseptisantes largement suffisantes. Par ailleurs, l'eau de javel ne nettoie pas. Elle désinfecte simplement et au mieux, grâce à ses agents blanchissants, elle décolore les tâches qui deviennent alors invisibles sans avoir pour autant disparu. Surtout, à force de partir à la chasse aux microbes, l'eau de javel en bandoulière, on bouleverse l'équilibre bactérien et permet à des bactéries plus résistantes, souvent pathogènes de prendre le pas sur les autres. Ultime aberration : lorsque l'eau de javel entre en contact avec l'acide urique (urine) et les produits détartrants, elle dégage un gaz extrêmement toxique (il a été utilisé lors de la Première Guerre mondiale en tant que gaz de combat), le dichlore. Et pour en finir avec l'eau de javel, sachez que, non contente d'être dangereuse pour notre santé, elle l'est également pour l'environnement puisqu'elle contribue à former des composés organochlorés qui s'accumulent dans la chaîne alimentaire et ont des effets mutagènes et cancérigènes probables.
Source : Quelle santé, revue n° 20 d'octobre 2007.
Enfin autorisée à la consommation en France ! L'huile de lin
Une grande victoire pour la santé des Français ! Riche en Oméga 3 (plus de 50%), la moins chère et la plus économique ! Interdite en France mais pas à l'étranger ! Jusqu'à la seconde guerre mondiale, la France produisait l'huile de lin à usage alimentaire à partir des graines, une huile avec une magnifique couleur dorée très intense. Depuis elle était interdite. Sous la pression des autres pays de l'Europe, des luttes menées par certaines associations de consommateurs et de certains scientifiques, les pouvoirs publics ont enfin autorisé l'huile de lin à la consommation humaine. Nous consommons trop d'Oméga 6 et pas assez d'Oméga 3. L'Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments préconise aujourd'hui un apport de 2 g par jour alors que nous n'en consommons que 0,2 g c'est-à-dire 10 fois moins !
Source : Quelle santé, revue n° 20 d'octobre 2007.
On n'est pas si crétins que ça !
Stress, vitesse, accélération. Tout concourt à épuiser notre thyroïde. Cette glande qui règle notre force de vie, la chaleur de l'organisme, est aussi la glande qui nous permet de récupérer des stress, de renforcer la carburation, la force musculaire, le moral, la vitalité en général. Mais surtout, elle évite de faire de nous des crétins. On qualifiait autrefois de « crétins goitreux» ceux qui souffraient de carences en iode et qui de ce fait étaient un peu apathiques, frileux et somnolents. C'est que notre thyroïde a besoin d'un apport suffisant d'iode pour éviter le crétinisme. Or, depuis les années cinquante, on sait que la population du globe manque d'iode. Que les humains n'en trouvent plus assez dans leur alimentation. Peut-être sommes-nous trop nombreux ? Les responsables de l'OMS ont donc décidé à l'époque d'y pourvoir par l'adjonction d'iodure de potassium dans le sel de cuisine. Avec le recul, on commence à se poser des questions sur l'innocuité de cette forme inorganique d'iode. Il pourrait même s'agir d'un sérieux problème de santé publique si l'on en croit cinq études épidémiologiques publiées cette année. Menées respectivement en Inde, au Brésil, en Iran, en Turquie, en Grèce, elles vont toutes dans le même sens: la supplémentation des adolescents par des doses d'iodure de potassium chimique déclenche des thyroïdites pour plus d'un quart d'entre eux. Les Canadiens ont voulu en avoir le cœur net, mais ils n'ont pas osé donner de l'iodure aux enfants, bien sûr, ils ont en fait prendre à des souris qui ont alors développé des goitres et des thyroïdites. En Argentine, en 2002, une étude avait déjà mis en évidence un lien entre la carence en iode, la supplémentation en iodure et l'augmentation des cas de thyroïdite mais aussi de cancer de la thyroïde. La dernière étude en date sur ce sujet, publiée dans la revue Thyroid en octobre dernier, est sans appel: elle énonce clairement que l'organisme attaque ses propres molécules si celles-ci portent un oligoélément non organique ! Cela sonne comme un avertissement !
Ne connaîtriez-vous pas par hasard autour de vous quelqu'un qui aurait des nodules et déjà une thyroïdite ? Vous ne chercherez pas longtemps pour en trouver. Et savez-vous alors ce qu'on lui propose ? Tout simplement, on lui prescrit une hormone de substitution... Et le tour est joué. Je vous laisse imaginer ce qui se passera si on augmente les iodures des sels de cuisine, de l'eau du robinet ou du pain ou encore si on conseille massivement de prendre de l'iodure de potassium en complément. Ce sera d'abord une catastrophe sanitaire mais cela fera aussi les choux gras des vendeurs d'hormones de synthèse ! Mais, au fait, ne serait-ce point les mêmes qui nous vendent l'iodure en question ?
Maintenant que nous savons cela, que pouvons-nous faire ? Comment réagir ? D'abord en boycottant tous les plats cuisinés contenant des iodures ou des iodates et en nous opposant farouchement à toute nouvelle supplémentation décidée autoritairement. Mais aussi en recherchant une nouvelle source d'iode car la carence en iode naturel demeure patente dansla population. En France, nous avons une source inépuisable d'algues marines. Et nous n'avons pas besoin d'attendre l'assentiment des pouvoirs publics pour en consommer. Car on verra bientôt qu'il s'agit de la seule manière de prévenir la crétinisation de l'humanité!
Docteur Paul Dupont ancien chef de clinique de nutrition
Source : Pratiques de Santé, n° 73 du 18 décembre 2007.
Roaccutane et suicide
Il faudra bientôt plusieurs pages du Vidal pour répertorier l'ensemble des effets secondaires engendrés par le Roaccutane. Ce traitement de choc contre l'acné, créé par le laboratoire Roche, est déjà connu pour entraîner des malformations chez les enfants des femmes traitées orsqu'elles étaient enceintes, mais aussi des troubles de la vue, la chute de cheveux, la desquamation, des douleurs articulaires... On soupçonnait aussi depuis longtemps le Roaccutane (et ses génériques) de favoriser les dépressions. Les autorités de santé, via l'AFSSAPS, ont déjà écrit aux médecins pour préconiser « l'arrêt précoce du médicament en cas de signes évocateurs de dépression ». Il y a quelques jours, elles ont annoncé qu'elles avaient enregistré un nouveau cas de suicide. Mais elles n'ont pas parlé de retirer ce poison du marché.
Chaque année, environ 100000 patients sont traités au Roaccutane...
Source : Pratiques de Santé, n° 73 du 18 décembre 2007.
La grippe... Faut-il se faire vacciner ?
D'après une étude réalisée dans le cadre de l'INSERM, la protection vaccinale contre la grippe serait de courte durée (environ un an), alors que la protection naturelle induite par la maladie elle-même durerait en fait dix ans. L'immunité naturelle est donc bien meilleure que celle acquise grâce au vaccin. Qui plus est, d'après les auteurs de cette étude, la vaccination empêcherait l'enfant et l'adulte jeune de se constituer une protection immunitaire convenable. Enfin, on pourrait ajouter que la mutation permanente du virus grippal rend la protection vaccinale très aléatoire.
Source : Pratiques de Santé, n° 73 du 18 décembre 2007.
Un exemple européen : Munich
La société qui gère l'eau de la ville de Munich s'est engagée en 1992 pour le développement de l'agriculture biologique dans la vallée de Mangfall. Cette action s'est articulée autour de la promotion de l'agriculture biologique dans un périmètre de protection de 6000 hectares, dont 2 250 agricoles autour de la zone de captage d'eau. A partir de 1994, les agriculteurs souhaitant convertir leur exploitation à l'agriculture biologique se sont engagés à respecter un cahier des charges. Au bout des six premières années, 50 agriculteurs avaient signé un contrat et, en 2004, leur nombre s'élevait à 110, représentant 82 % de la surface agricole utilisée du périmètre. La qualité de l'eau s'est améliorée avec une diminution des teneurs en nitrates: 15 mg/I en 1991, puis 6,3 mg en 2005 et une absence totale de traces de résidus de pesticides, alors qu'elles étaient de 0,065 mg/I en 1991. De plus, pour aller jusqu'au bout de la démarche, la ville de Munich a introduit les produits bio dans la restauration collective. Le coût de ce projet est relativement faible au vu des résultats obtenus, Il est de l'ordre de 700 000 euros par an, soit 0,87 centime d'euros par m3 d'eau consommé. Il représente 0,5 centime d'euros par m3 pour l'usager. L’atout de la région pour ce projet est la forte proportion de prairies et l'homogénéité de l'agriculture.
Source : Biocontact, revue n° 174 de novembre 2007
Une association de consommateurs bio
Bio Consom'acteurs regroupe des citoyens, consommateurs et associations de consommateurs bio de toute la France soucieux de mieux faire entendre leur voix auprès des pouvoirs publics pour qu'iIs mettent en place une politique favorisant une agriculture biologique, paysanne et durable. Bio Consom'acteurs représente tous les consommateurs de produits bio, quel que soit leur lieu d'achat. L'association Bio Consom'acteurs porte les valeurs d'une agriculture biologique de proximité avec la production locale, de relations commerciales équitables avec tous les producteurs, au Nord comme au Sud, et d'une consommation responsable et écologique.
Quels sont ses objectifs ?
Informer les consommateurs de l'importance de leur choix de consommation et l'exemplarité de l'agriculture biologique grâce à un site Internet à la pointe de l'actualité.
Interpeller les élus, locaux et nationaux, sur l'urgence de développer l'agriculture bio.
Promouvoir les produits biologiques et écologiques (cosmétiques, droguerie, vestimentaires...), ainsi qu'un commerce équitable de ces produits.
Défendre les intérêts des consommateurs de produits biologiques et écologiques, en exigeant en priorité l'interdiction de toutes cultures en plein champ de plantes génétiquement modifiées dont il est prouvé que la coexistence est impossible avec l'agriculture bio.
10000 adhérents en 2008.
Pour être reconnue comme association de consommateurs, Bio Consom'acteurs doit être représentative et, pour ce faire, regrouper au moins 10 000 adhérents au niveau national. C'est donc l'objectif minimum que nous nous sommes fixé à l'horizon 2008.
Comment est financée l'association ?
L'association Bio Consom'acteurs est totalement indépendante. Son financement provient exclusivement de ses adhérents et de l'épargne solidaire de citoyens qui choisissent Bio Consom'acteurs comme destinataire des intérêts perçus sur Le Codesol du Crédit Coopératif (www.banque-solidarites.coop) (1) ou le Compte Epargne Nature de la Nef: (www.lanef.com) (2).
1. Avec le livret Codesol, vous reversez au choix 50 % ou 75 % de vos intérêts annuels pourparticiper aux actions de l'association des Bio Consom'acteurs en faveur de l'agriculture biologique, du commerce équitable et de la lutte contre les plantes génétiquement modifiées.
2. Le taux est fonction de la durée. Le partage des intérêts est au minimum de 25 %.
Adhésion :
Bio Consom'acteurs
9-23 rue Paul-Lagargue - 93200 Soint-Denis
Tél.: 01.55.93.22.06
Mél : contact@bioconsomacteurs.org
Site : www.biocomsomacteurs.org
Montant des cotisations : un an : 6 euros ; deux ans : 11 euros ; trois ans : 15 euros.Source : Biocontact, revue n° 174 de novembre 2007