
Infos santé récentes , en bref
Encore plus de pesticides
Depuis le 1er septembre, les LMR, Limites maximales en résidus de pesticides dans les aliments, ont augmenté spectaculairement, devenant dangereuses pour les consommateurs au regard des normes de sécurité et des méthodes d'analyse fixées par l'Union européenne elle-même. Cette révision vise à harmoniser les normes alimentaires dans toute l'UE : pour chaque pesticide, la Commission a identifié le pays ayant la plus basse limite de sécurité et a adopté ce niveau pour les normes européennes ! Dans le même temps, selon les toutes dernières mesures que doit publier l'UE, près de la moitié des fruits et légumes et céréales testés contiennent des pesticides. Cinq des plus fréquents sont classés comme cancérogènes, mutagènes ou perturbateurs pour le système hormonal. (Source MDRGF : www.mdrgf.org)
Source : consom'action, revue n° 41 de novembre/décembre 2008.
Emplois verts
Une étude menée pour les Nations unies par différentes organisations internationales chiffre pour la première fois le nombre précis d'emplois potentiels ou existants, par secteur et par zone géographique, qui seraient créés par la lutte contre le changement climatique. Le seul secteur des énergies renouvelables pourrait créer plus de 7 millions d'emplois d'ici 2030. Au plan économique, le marché des énergies renouvelables représenterait entre 40 et 78 milliards de dollars par an d'ici 2010. (Source www.novethic.fr)
Source : consom'action, revue n° 41 de novembre/décembre 2008.
Pour sauver la pkanète... Quelques outils
Un site
Sur le généreux site www.angesgardiens.ch les inscrits reçoivent deux fois par mois par courriel une idée de geste à faire pour limiter ses émissions de CO2. On peut régulièrement enregistrer les économies réalisées.
Un livre
100 réflexes bio, Emmanuelle Vibert et Hélène Binet, éd. Leduc S. 9.90 €.
Des actions collectives
- Acheter de la terre pour la louer à des agriculteurs bio, en investissant son épargne chez :
Terre de liens, 10 rue Archinard 26400 Crest
tél. : 09.70.20.31.09 - www.terredeliens.org
Souscription à partir de 100 € l'action (avantages fiscaux).
- Soutenir des actions en faveur de l'agriculture bio et amplifier la voix des consommateurs, en adhérant à :
Bio Consom"acteurs, 9-23 rue Paul Lafargue 93200 Saint-Denis
www.bioconsomacteurs.org
- Se mobiliser derrière des associatios comme Agir pour l'environnement, qui émettent de nombreuses actions, manifestations, pétitions...
Agir pour l'environnement, 97 rue Pelleport 75020 Paris
www.agirpourlenvironnement.org
Source : consom'action, revue n° 41 de novembre/décembre 2008.
Réduction des déchets
La Semaine de réduction des déchets, organisée par l'Ademe, a lieu du 22 au 30 novembre 2008. Tout le programme disponible sur www.reduisonsnosdechets.fr
Source : consom'action, revue n° 41 de novembre/décembre 2008.
Alarmant ! pesticides et cancer - dioxines et cancer - pesticides et diabète
Les utilisateurs professionnels de pesticides qui ont employé des pesticides chlorés pendant plus de 100 jours durant leur vie ont un risque accru de diabète, d'après une nouvelle étude de chercheurs de l'Institut national pour la santé des Etats-Unis. Selon les pesticides, le risque peut être accru de 20 à 200 %. D'après Dale Sandler, responsable de la branche épidémiologie au NIEHS (l'Institut des sciences de la santé environnementale des Etats-Unis) et coauteur de celle étude (1), « les résultats suggèrent que les pesticides peuvent constituer un facteur contributif pour le diabète, comme l'obésité, le manque d'exercice ou les antécédents familiaux de diabètes ». Celle étude a été conduite sur plus de 30000 applicateurs professionnels de pesticides. Elle montre que, parmi les 50 pesticides différents auxquels les chercheurs se sont intéressés, 7 produits en particulier ont retenu leur attention - aldrine, chlordane, heptachlor, dichlorvos, trichlorfon, alachlore et cynazine - qui ont augmenté le risque de développer un diabète chez les participants à l'étude qui les ont utilisés. Le risque croissait d'ailleurs avec le nombre d'expositions au long de la vie. Pour l'un des pesticides, le trichlorfon, le risque de développer un diabète était, selon l'étude, 2,5 fois plus important chez les personnes l'ayant employé 10 fois ou plus que chez les personnes ne l'ayant jamais utilisé ! Pour Freya Kamel, un chercheur du NIEHS, coauteur de celle étude parue en mai dernier dans l'American Journal of Epidemiology, « ceci montre que l'exposition cumulée sur la durée de la vie est importante et pas seulement l'exposition récente ».
(1) Références complètes de ces études sur http://aje.oxfordjournals.org
Communiqué du MDRGF (Mouvement pour les Droits et le Respect des Générations Futures) : www.mdrgf.org
Source : Biocontact, revue n° 185 de novembre 2008.
Bouygues Telecom condamné au nom du principe de précaution !
Le 1er octobre dernier, l'opérateur de téléphonie mobile, a été condamné, en première instance, à retirer une antenne-relais au nom du principe de précaution et des effets sanitaires potentiels induits par une exposition aux champs électromagnétiques de la téléphonie mobile. Les associations se félicitent de ce résultat judiciaire. Cette procédure met en relief l'absence - coupable - de réglementation nationale qui oblige les riverains à faire appel à la Justice pour obtenir l'application d'un droit pourtant inscrit dans le préambule de la Constitution. Les associations appellent le législateur à adopter rapidement une réglementation contraignante afin de réduire l'exposition du grand public à 0,6 volt par mètre contre les 41 et 58 volts par mètre aujourd'hui, valeurs considérées par le Parlement européen comme « obsolètes ». Alors qu'un certain nombre de scientifiques expriment de plus en plus fortement leurs inquiétudes à l'égard d'une technologie manifestement génératrice d'effets sur la santé, les associations sont scandalisées par les propos tenus par le président de la Fondation Santé et Radiofréquence considérant certains auteurs du rapport international BioInitiative comme des « tricheurs ». La violence du propos (que les associations considèrent comme outranciers et manifestement diffamatoires) cache mal le malaise saisissant des experts officiels qui ont réussi, pendant longtemps, à maintenir une unanimité de façade qui se lézarde de jour en jour.
Agir pour l’Environnement - Tél. : 01.40.31.02.99
Priartém - Tél. : 01.42.47.81.54
Source : Biocontact, revue n° 185 de novembre 2008.
Téléphones portables : Nokia poursuivi par ses assurances
Le 29 août 2008, la Cour suprême du Texas (Etats-Unis) s'est prononcée sur une procédure judiciaire plutôt inédite : le fabricant de téléphones portables Nokia est poursuivi par ses propres compagnies d'assurances - la Zurich American Insurance Company, la Federal Insu rance Company et la National Union Fire Insurance Company.
Nokia fait l'objet, ainsi que d'autres fabricants, de class actions (procès de masse) aux Etats-Unis. Les accusations portent sur les atteintes corporelles provoquées par les téléphones portables. Dans ce contexte, les assureurs se sont retournés contre leur client (Nokia), refusant de couvrir les dommages sanitaires. L’association Robin des Toits rappelle que, depuis 2000, de plus en plus de compagnies d’assurances se désengagent et refusent de couvrir les compagnies de téléphonie mobile pour tous les dommages sanitaires causés par l'émission de champs électromagnétiques. Il faut savoir par ailleurs que le Parlement européen vient d'adopter en date du 4 septembre 2008 une résolution portant sur l'environnement qui illustre bien l'état actuel (réel) des connaissances scientifiques :
- le Parlement considère qu'« à côté des évolutions problématiques en matière de santé environnementale, de nouvelles maladies ou syndromes de maladies sont apparus ces dernières années, tels que [...] l'hypersensibilité aux rayonnements électromagnétiques [. . .] » ;
- il est vivement interpellé par le rapport international BioInitiative sur les champs électromagnétiques, qui fait la synthèse de plus de mille cinq cents études consacrées à la question, et relève dans ses conclusions les dangers sur la santé des émissions de type téléphonie mobile comme le téléphone portable, les émissions UMTS - wifi - wimax - Bluetooth et le téléphone à base fixe, dit DECT ;
- il constate que les limites d'exposition aux champs électromagnétiques fixées pour le public sont obsolètes dès lors qu' elles n'ont pas été adaptées depuis la recommandation du Conseil du 12 juillet 1999 relative à la limitation d'exposition du public aux champs électromagnétiques (0 Hz à 300 GHz), que ces limites ne tiennent évidemment pas compte de l'évolution des technologies de l'information et de la communication ni, d'ailleurs, des recommandations préconisées par l'Agence européenne pour l'environnement ou encore des normes d'émission plus exigeantes prises, par exemple, par la Belgique, l'Italie ou l'Autriche et qu'elles ne tiennent pas compte des groupes vulnérables comme les femmes enceintes, les nouveau-nés et les enfants.
Robin des Toits
55, rue Popincourt 75011 Paris
tél. : 01.43.55.96.08
mél : contact@robindestoits.org
site : www.robindestoits.org
Source : Biocontact, revue n° 185 de novembre 2008.
Amendements souhaitables : projet de loi grenelle 1
La Fnab (Fédération nationale d'agriculture biologique des régions de France), un organisme professionnel à vocation syndicale, a accueilli favorablement le projet de loi Grenelle 1, qui traduit, pour la bio, l'essentiel des engagements pris en novembre 2007 par l'ensemble des acteurs de la négociation. Elle propose 15 amendements apportant certaines améliorations au texte gouvernemental, qui concernent :
- le crédit d'impôt, dont la prorogation et le doublement sont inscrits dans le projet de loi: tous les producteurs, y compris ceux qui touchent des aides à la conversion, doivent en profiter, pour pallier la faiblesse de celles-ci et tant qu'une « rémunération de reconnaissance » conséquente n'est pas instituée et généralisée à l'ensemble du territoire ;
- la réorientation des crédits d'Etat vers la bio : sans dépenser plus, les pouvoirs publics doivent permettre à plus d'acteurs de s'investir dans le développement de la bio et, donc, réorienter les crédits alloués par ministères de l'Agriculture et de l'Environnement en conséquence ;
- les trames vertes (corridors contribuant à la biodiversité animale et végétale) ne doivent pas exclure les exploitations en bio, avec ce qu'elles apportent en termes de biodiversité domestique et de pratiques excluant totalement la chimie de synthèse ;
- la protection de l'eau et la pro motion de la bio et de ses pratiques, notamment via les Agences les de l'eau ;
- le foncier en zones périurbaines et l'urgence de conserver des terres arables ;
- l'accès facilité aux variétés anciennes et la possibilité de les faire évoluer dans des terroirs divers, pour mieux répondre aux spécificités environnementales locales ;
- une meilleure reconnaissance des organisations qui œuvrent pour le développement de la bio et d'autres formes d'agriculture durable, sans pour autant être des OPA (organisations professionnelles agricoles) au sens actuel du terme ;
- l'extension de la protection du préfixe bio à des mots qui peuvent tromper les consommateurs : notamment aux carburants agricoles, que la Fnab veut voir nommer « agrocarburants » dans le texte de loi.
L’ensemble des amendements, avec exposé des motifs, est disponible sur le site de la Fnab ou sur demande à la Fnab.
Fnab
40, rue de Malte, 75011 Paris
tél. : 01.43.38.38.69
mél : fnab@fnab.org
site : www.fnab.org
Source : Biocontact, revue n° 185 de novembre 2008.
Pour une autre croissance
On entend répéter de toutes parts - surtout chez les politiques et les journalistes - qu'il nous faut de la "croissance", que s'il y avait de la "croissance" tout irait bien mieux.
De quelle "croissance" nous parlent-ils ?
Ils veulent parler de l'augmentation de quelque chose qui peut nous apparaître bien mystérieux et que les économistes appellent « le Produit Intérieur Brut » ou PIB. Ce PIB est la valeur totale de la production de biens et de services d'un pays pendant une année. Quand le PIB diminue pendant plusieurs trimestres, on ne parle plus de croissance, on dit qu'il y a récession économique. Ce PIB valorise beaucoup de choses,
« [...] alors notre PIB comprend aussi, et l'empoisonnement de l'air, et la publicité des cigarettes, et les ambulances pour nettoyer nos autoroutes des carnages. Il comprend aussi les serrures spéciales de nos portes de maison, et les prisons pour ceux qui les forcent. Il comprend l'abattage des séquoias et la disparition de nos beautés naturelles dans le chaos urbanistique. Il tient compte de la production de napalm, et des missiles à tête nucléaire et des blindés que la police utilise pour réprimer les soulèvements dans nos villes. Il comptabilise les fusils et couteaux utilisés par les assassins, et les programmes télévisés célébrant la violence pour vendre les jouets correspondants à nos enfants. Le PIB ne tient pas compte de la santé de nos enfants, de la qualité de leur éducation et du bonheur de leur jeu. Il ne mesure pas la beauté de notre poésie ou la solidité des liens familiaux. Il ne songe pas à évaluer la qualité de nos discussions publiques ou l'intégrité de nos représentants. Il ne mesure ni notre subtilité, ni notre courage, ni notre sagesse, ni notre connaissance, ni notre compassion, ni notre dévouement à notre pays. En clair, le PIB tient compte de tout, sauf de ce qui rend la vie vraiment digne d'être vécue. »
Discours de Robert F. Kennedy, le 18 mars 1968, trois mois avant son assassinat.
Robert F. Kennedy était candidat à la présidence des États-Unis et frère de John F. Kennedy, président des États-Unis, lui aussi assassiné cinq ans auparavant.
Source : Infos Voisinage, journal de l'association Voisinage (40140 Soustons) n° 32 de Nov./Déc. 2008.
Le film-documentaire de l'année
Nos enfants nous accuseront
J’affirme haut et fort qu'on peut produire autrement, durablement, des denrées alimentaires de haute qualité sanitaire en quantité suffisantes, avec des performances économiques bien supérieures aux méthodes industrielles, pour peu qu'on cesse de remplacer les paysans sur la Terre par des molécules , chimiques. » (extrait de la bande-annonce du film « Nos enfants nous accuseront » que nous devons à Jean-Paul Jaud, réalisateur des grands directs sur Canal+ et auteur de différents documentaires sur la nature et l'environnement Dans ce film militant sur les bienfaits de l'agriculture bio, il dénonce les dangers des pesticides sur notre santé: « Chaque année en Europe 700 000 enfants meurent de maladies causées par l'environnement Chaque année en France, on constate une augmentation de 7,7 % des cancers chez les enfants.» Le film raconte la courageuse initiative du maire de Barjac, un petit village au pied des Cévennes, qui décide de faire passer la cantine scolaire en bio, en finançant le surcoût sur le budget de la commune. Les témoignages se succèdent de parents et d'agriculteurs de la municipalité exposés aux produits phytosanitaires et confrontés au cancer ou à des problèmes neurologiques, Un film engagé qui tire la sonnette d'alarme sur l'usage intensif des produits chimiques et leurs conséquences sur la santé. Ici commence un combat contre une logique qui pourrait devenir irréversible, un combat pour que demain nos enfants nous ne accusent pas,
Sur les écrans le 5 novembre 2008.
www.nosenfantsnousaccuseront-lefilm.com
Source : Quelle santé, revue n° 31 d'octobre 2008.
Polonium 210
Dans le numéro de septembre de l'Americam Journal of Public Health, une étude révèle la présence dans les cigarettes et le tabac de polonium 210. Cet élément radioactif peut provoquer le cancer du poumon. Plus grave, l'étude dévoile que, depuis plus de quarante ans, les firmes du tabac sont au courant et cherchent à l'éliminer sans succès. C'est avec ce métal que l'on aurait empoisonné à Londres l'espion russe Alexandre Litvinenko.
Source : Quelle santé, revue n° 31 d'octobre 2008.
Enfin une chaîne de TV humanitaire !
Nouveaux-Mondes est une association à but non lucratif créée en septembre 2006 par des professionnels de l'audiovisuel ayant un idéal en commun : promouvoir et soutenir des initiatives d'ordre social, éducatif, scientifique, humanitaire, culturel ou économique. Le lancement d'une chaîne de télévision, Canal 23, dédiée à l'action des associations, des fondations et des sociétés qui, par leur engagement, favorisent l'amélioration des conditions de vie est apparu comme naturel pour ces défenseurs de projets optimistes. Cette chaîne internationale, neutre et indépendante, s'adresse à un public très large. Une antenne attractive où humour et pertinence côtoient le volontarisme de tous les acteurs de projets qui désirent comprendre, faire comprendre et rassembler. Voici enfin un journal télévisé qui s'adonne aux bonnes nouvelles ! De plus, la chaîne ouvre son accès aux amateurs, afin d'acquérir une certaine diversité. Sur vos écrans, à partir de février 2009 !
www.nouveaux-mondes.org
Source : l'écolomag, magazine n° 5 d'octobre2008.
Bouge ta planète !
C’est ce mois-ci que s'achève le long périple des deux ingénieurs bretons de 23 ans Dimitri Caudrelier et Matthieu Roynette. Souvenez-vous, ces deux là sont partis en janvier pour un tour du monde, afin d'identifier et faire connaître 100 solutions innovantes pour l'environnement. Après le Japon, la Chine et l'Inde, le projet « shake your planet », se terminera en Israël. Les « aventuriers » ont balancé .Ieurs péripéties et découvertes à travers un blog, rempli d'espoir et de systèmes plus ingénieux les uns que les autres. Parmi eux : « Solucar », le lieu du soleil en latin à Séville : 624 miroirs de 120 m2 réfléchissent les rayons du soleil en haut d'une tour de près de 120 m de haut pour produire 11 MW d'électricité. Mais aussi « BigBelly », une poubelle munie d'un panneau solaire permettant de faire fonctionner un compacteur pour réduire les déchets à Boston... Et d'autres exemples, qu'il nous tarde vraiment de découvrir à travers le récit complet de leur aventure. Consultez leur site, vous n'allez pas être déçus ! www.shakeyourplanet.com
Source : l'écolomag, magazine n° 5 d'octobre2008.
Le rapport interdit nous dit tout sur les protéines animales
C'est ainsi qu'est lancée une énorme étude comparative sur l'incidence des habitudes alimentaires sur la santé chez quelque 6 500 Chinois vivant en milieu rural. Puis les résultats sont comparés avec ceux des États-Unis. Au final, Campbell bouleverse les « normes » occidentales.
- Un niveau de cholestérol nettement inférieur aux recommandations occidentales (1,27 g/I en moyenne chez les Chinois contre un seuil de 1,50 g/I en Occident) n'entraîne pas d'augmentation de la fréquence des cancers intestinaux.
- Plus la consommation de graisses animales est élevée, plus la fréquence de cancer du sein augmente.
- Plus la consommation de protéines animales est élevée, plus la fréquence des cancers, des fractures osseuses et des calculs rénaux (oxalo-calciques) est grande.
- De toutes les protéines, la plus toxique est la caséine, présente dans les produits laitiers.
Simultanément, d'autres études sont menées par des équipes à travers le monde sur l'incidence de la consommation des graisses et des protéines sur la santé humaine en fonction de leur origine végétale ou animale. Toutes confirment les observations faites en Chine.
Parallèlement, en recommandant à des patients cardiaques une baisse drastique des graisses et des protéines animales, des médecins nord-américains confirment le bienfait de ce type de régime dans des affections aussi variées que le surpoids, le diabète, les maladies cardiovasculaires, les cancers du sein, de la prostate, du côlon et du rectum, les maladies auto-immunes, les maladies dégénératives du cerveau et des yeux, certaines atteintes rénales et osseuses...
Pour être en accord avec ces recherches, il convient de suivre le régime suivant.
- Diminuer la part des graisses bien au-dessous des 30 % de la ration calorique quotidienne et préférer celles d'origine végétale.
- Diminuer la part des protéines à 10% et ramener celle des protéines animales aux alentours de 2 % !
- Consommer les produits végétaux à volonté, de préférence biologiques et issus de sols riches en minéraux.
- Avoir une activité physique quotidienne assez soutenue.
Plusieurs équipes médicales ont confirmé l'efficacité de ce régime et sa parfaite tolérance sur plusieurs années.
Bibliographie :
Le rapport Campbell : révélations stupéfiantes sur les liens entre l'alimentation et la santé à long terme », du Dr C. Campbell. Éditions Ariane, 23 €.
Source : Pratiques de Santé, n° 83 du 14 octobre 2008.
L'huile d'argousier pour réhydrater les muqueuses
L'huile d'argousier permet de lutter contre tous les types de sécheresse, aussi bien vaginale qu'oculaire, cutanée, nasale ou buccale. Une étude clinique a récemment été effectuée sur des patientes atteintes du syndrome sec (ou Gougerot-Sjôgren) dans un protocole en double aveugle en comparaison avec un placebo. Les résultats montrent que la sécheresse engendrée par cette maladie diminuait de 79 % après trois mois de traitement à l'huile d'argousier. Le produit s'est également montré efficace dans les cas suivants :
- protection des muqueuses vis-à-vis de l'irradiation lors des radiothérapies ;
- ulcères gastriques et duodénaux ;
- troubles cutanés (brûlures, dermatoses...) ;
- faiblesse immunitaire ;
- inflammation chronique.
La société finlandaise Aromtech produit de l'huile d'argousier en utilisant la technique d'extraction au CO2 supercritique qui permet d'obtenir le meilleur de la plante. Cette huile est distribuée aujourd'hui en France dans les parapharmacies sous le nom d'Hydra7 par le laboratoire Synphonat :
Faire une première cure de 15 jours : 2 capsules le matin et 2 le soir.
Puis, selon les besoins, refaire des cures : 2 capsules par jour.
Laboratoire Synphonat :
ZA de Pechnauquié – BP 63 – 31340 Villemur-sur-Tarn
Tél. : 05.34.27.00.27
www.synphonat.fr
Source : Pratiques de Santé, n° 83 du 14 octobre 2008.
L'HE de mélisse officiellement reconnue dans l'herpès
Une équipe allemande vient de démontrer l'efficacité de l'huile essentielle de Melissa of{icinalis (lemon balm oil). Elle affecte le virus avant même qu'il ne pénètre dans les cellules et les infecte. Comme cette huile pénètre facilement dans la peau, elle peut être avantageusement utilisée à la place des substances de synthèse. Après l'HE de Melaceuca alternifolia, c'est la deuxième HE à recevoir la bénédiction de la science pour cette indication
Source : Pratiques de Santé, n° 83 du 14 octobre 2008.
Devenez XXL avec des yaourts
Voici l'expérience qu'a effectuée le professeur Didier Raoult, patron du laboratoire de bactério-virologie de la Timone, à Marseille: il a pris des poussins d'une semaine et leur a donné chaque jour du Lactobacillus fermentum, probiotique dont Danone saupoudre généreusement tous ses yaourts. Quatre semaines après, les poulets étaient devenus monstrueux, dépassant de 30 % la taille normale. De plus, ce qui n'a pas été mentionné, c'est que lesdites volailles étaient devenues particulièrement agressives. La question que se pose le professeur est de savoir si tous ces produits laitiers boostés aux probiotiques dont on gave les jeunes n'auraient pas leur part de responsabilité dans l'épidémie d'obésité actuelle. Selon les statistiques, les Français ingurgitent par an en moyenne 20 kg de yaourt au bifidobacterium, notamment sous la marque Activia, ou au Lactobacillus casei, sous la marque Actimel. Ceci éclaire en outre le mystère de toutes ces femmes qui n'arrivent pas à maigrir alors qu'elles disent manger à peine, c'est-à-dire seulement quelques yaourts chaque jour... Je me réjouis en tant que grand pourfendeur depuis des lustres des produits laitiers, de constater que la science (indépendante) me donne une fois de plus raison avec cet aspect négatif nouveau qui vient s'ajouter à la liste déjà connue des graves inconvénients de ce type de consommation (décalcification, arthrose, caries, acidose, adénome prostatique, mastose des seins, inflammations ORL, activation des cancers). Bref, il n'y a que du mal à prendre.
Croyez-moi, si vous voulez être en bonne santé, écoutez bien les recommandations de votre médecin et des professeurs qui parlent à la télé... Et faites l'inverse ! Ces gens qui n'en savent pas plus que vous s'en tiennent à des croyances uniquement basées sur le bourrage de crâne publicitaire ou pire, sont des malhonnêtes payés pour mentir. Alors, soyons clairs: laissons les laitages aux veaux. Du calcium, il yen a partout, même dans les salades -les gens allergiques aux produits laitiers n'ont pas de problèmes de calcium. À méditer... Michel Dogma
Source : Pratiques de Santé, n° 83 du 14 octobre 2008.
Le lait...
Calcium... Y'a pas que le lait
"Le seul intérêt des produits laitiers est leur richesse en calcium, écrit le docteur Le Berre. Mais pour ingérer, sous forme de lait, 1 gramme de calcium dont le tiers sera absorbé, il faudra aussi ingérer 30 grammes de protéines, 40 grammes de mauvaises graisses et 40 grammes de lactose." Voici d'autres idées pour maintenir son taux de calcium sans encrasser l'organisme : (Teneurs en calcium en milligrammes pour 100 grammes) Algues sèches : de 1000 à 2000 selon le type - Sésame complet : 780 - Mélasse : 273 - Sardine entière : 300 - Soja : 250 - Amande, noisette : 234 - Figue sèche : 178 - Brocoli : 130 - Haricot, pois chiche : 120 à 150 - Lait de vache : 132 - Lait de femme : 34
D'après l'ouvrage "Soyons moins lait" de Nicolas Le Berre et Hervé Queinnec aux éditions Terre vivante.
Du lait bio pour limiter les dégâts
Même si le lait compte parmi les aliments que les consommateurs achètent le plus volontiers en bio, la collecte de lait biologique reste encore marginale : seulement 1 % du total des livraisons aux laiteries. Mais la demande devrait exploser. Car c'est désormais prouvé, le lait bio est moins nocif pour la santé. Pour commencer, il ne contient ni résidus de pesticides ni traces d'antibiotiques. Ensuite, selon l'étude Qualité et Sûreté alimentaires menée sous couvert de l'Union européenne et parue en novembre2007, le lait biologique contient 60 % d'antioxydants en plus que le lait conventionnel et plus d'acides gras sains.
Premier âge : on n'est pas des veaux !
Pourquoi le lait maternel convient-il mieux aux bébés ? « Parce qu'il contient sept facteurs de croissance pour un petit enfant qui prend cinq kilos la première année, mais construit son système nerveux central (cerveau) et périphérique (moelle épinière), explique le professeur Henri Joyeux. À un an, il parle, reconnaît toute la famille, est adroit. À un an, le veau pèse 150 kg de plus qu'à la naissance. Dans le lait de la vache, il y a trois facteurs de croissance destinés à la construction de sa peau, de son squelette, de ses muscles, mais son cerveau ne change pas, il est aussi bête qu'à sa naissance. »
Source : Quelle santé, revue n° 30 de septembre 2008.
Bonne nouvelle : valeur thérapeutique de la diète
Une équipe de scientifiques a découvert que le jeûne était très efficace en cas de chimiothérapie. Deux jours de jeûnes suffiraient à protéger les cellules saines des effets dévastateurs de cette thérapie agressive. Une preuve épistémologique des bénéfices de ce grand classique de la naturopathie !
Source : Sources Vitales, revue n° 68 de septembre 2008
Préserver le poumon du monde
Le Brésil a lancé en mai dernier, le Programme Amazonie Durable (PAD) qui propose un nouveau modèle de développement pour cette vaste région menacée par la déforestation. Selon le président Lula da Silva la plus grande forêt du monde appartient à l'humanité mais c'est avant tout au Brésil de s'en occuper. Et cela commence par le respect de l'environnement dans le domaine de la production agricole. Parmi les solutions proposées, le soja planté dans la forêt amazonienne pourrait bien être interdit par exemple. Nous sommes obligés de souligner, que c'est un pays en voie de développement qui est prêt à supprimer une de ces cultures pour la bonne cause ! Voilà un bel exemple à suivre pour les pays développés qui entretiennent souvent l'égoïsme… Vive le Brésil !
Source : Sources Vitales, revue n° 68 de septembre 2008.
Les 4 moyens pour protéger les abeilles
- 1ère action contre le pesticide Cruiser :
une pétition, www.cyberacteurs.org
- 2ème action contre les OGM :
une autre pétition, www.ogmabeille.net
- 3ème action contre le frelon asiatique, vous informer :
www.insectes.org et sur www.beekeeping.com
- 4ème action pour fleurir vos balcons :
www.unaf-apiculture.info/
Source : Sources Vitales, revue n° 68 de septembre 2008.
Correns, 1er village bio de France !
L'engagement en faveur de la bio du petit village varois de Correns est exemplaire: en 1997, sous l'impulsion du maire, également vigneron, a lieu une première vague de conversions à l'agriculture bio. Cette voie, adaptée aux petites surfaces, était apparue comme une évidence. En effet, situé au cœur de l'appellation d'origine contrôlée Côtes de Provence, le vignoble, morcelé en petites parcelles, était en péril. Sa production atypique de vins blancs au pays du rosé s'essoufflait. L'avenir de l'âme de ce village de 800 habitants était menacé, notamment par les promoteurs immobiliers. Représentant près de 80 vignerons, la coopérative viticole et les trois domaines privés se sont convertis, soit 200 hectares. D'autres productions ont suivi : deux éleveuses de volailles et productrices d'œufs, un apiculteur, un éleveur de chèvres, un céréalier, deux maraîchers, un producteur de plantes à parfum. Au total, 95 % des terres cultivables sont certifiées, soit 250 ha. Des repas bio sont servis régulièrement à la cantine, des projets d'énergie solaire à la cave coopérative et la chèvrerie sont en cours. Tous les ans, les Maîtres Vignerons bio de Correns organisent une fête dédiée à la nature en août et un salon des vins fin janvier. Le dynamisme du 1er village bio de France devrait faire des émules.
Source : EchoBio, revue de septembre/octobre 2008.
1 million d'assiettes bio en Finistère !
En 2007, près d’un million de repas bio ont été livrés (dont 61 000 repos 100 bio). Rien qu'à Brest, 6 000 sont servis chaque jour ! " La cité du Ponant joue le rôle de locomotive auprès d'autres municipalités, indique Florence Busson, de la Maison de la bio. Landerneau et Morlaix se sont montrées très intéressées ". Ce succès est en grande partie dû aux efforts de la Maison de la bio, à Plougastel-Daoulas, une association interprofessionnelle qui défend depuis 10 ans l'agriculture bio auprès des élus, des enseignants, du personnel de cantine mais aussi du grand public. Aujourd'hui, une cinquantaine d'établissements dans le département proposent des menus tout ou partie bio. En changeant les habitudes d'approvisionnement, "on en profite pour réduire les pertes, les déchets, la quantité de viande, etc. sans appauvrir le déjeuner", explique Florence Busson. Cette percée de la bio en Bretagne incite les agriculteurs à se convertir ou à livrer leur marchandise bio dans la région. " Avant, le chou-fleur bio partait en priorité en Allemagne ou en Grande-Bretagne. Depuis que les cantines finistériennes changent leurs habitudes d'achat, les producteurs sont prêts à nous servir en premier ", analyse Jean-Marc Danion, le président de la Maison de la bio. La relocalisation est désormais engagée à la pointe de la Bretagne.
Source : EchoBio, revue de septembre/octobre 2008.
Pesticides : alerte sur les nouvelles normes européenes
L'harmonisation européenne, à partir du 1er septembre, des seuils de présence de résidus de pesticides autorisés dans les aliments (la fameuse LMR, Limite maximale de résidus) provoque un tollé. Ces nouvelles normes, qui remplacent les limites fixées jusqu'à présent au plan national, sont accusées d'être le résultat d'un nivellement par le bas. D'où la colère des organisations environnementales, en France mais aussi dans d'autres pays européens comme l'Autriche ou l'Allemagne. Cette hausse spectaculaire des limites existantes est considérée comme inacceptable. Selon une analyse conjointe de Greenpeace et de l'ONG environnementale autrichienne Global 2000, " plusieurs centaines de limites maximales en résidus deviennent désormais dangereuses pour les consommateurs ". Au total, 349 pesticides différents sont présents dans les produits alimentaires vendus dans l'Union européenne. Pour chaque pesticide, la Commission aurait identifié le pays ayant la plus mauvaise limite de sécurité et adopté ce niveau comme nouvelle norme. Selon les ONG, la consommation de pommes, poires, raisins, tomates et poivrons pourrait désormais comporter des risques pour la santé des enfants. " Pour un enfant pesant 16,5 kg, la dose de pesticide dangereuse pour la santé est dépassée après la consommation de 20 grammes de raisin, soit 5 à 7 grains, 40 grammes de pomme ou 50 grammes de prunes ", affirme-t-elle. D'où l'intérêt, plus que jamais, de manger bio.
Source : EchoBio, revue de septembre/octobre 2008.
Changement climatique : les villes proposent des solutions
Limitation de l'étalement urbain, éco-construction, développement des transports publics, énergies renouvelables, création de zones forestières périurbaines... Le réseau européen Eurocités (Eurocities) se penche activement sur ces solutions pour transformer l"impact écologique des villes. Fondé en 1986, ce réseau réunit déjà 135 villes de plus de 250000 habitants dans 34 pays. En novembre 2007, il a mis en place un groupe de travail " énergie et changement climatique " qui vient de conclure à une déclaration commune affirmant son engagement à définir des politiques publiques à la hauteur des enjeux. Nantes Métropole, agglomération pilote et moteur dans cette volonté, a été la première à l'adopter le 4 juillet dernier. Plus d'une vingtaine d'autres ont déjà fait connaître la même intention : Zurich, Rotterdam, Stockholm, Bologne, Gênes, Francfort, Varsovie... La présentation officielle de cette déclaration est prévue le 27 octobre à Lyon lors d'une conférence des maires des métropoles européennes. L'objectif est aussi d'avoir une position commune sur le climat en vue du sommet de Copenhague en 2009.
Source : EchoBio, revue de septembre/octobre 2008.
Tous les essais de culture d'OGM détruits
Pour la première fois, tous les essais de cultures OGM menés en France en 2008 par la firme Monsanto ont été détruits par des militants anti-OGM, très mobilisés, qui les ont traqués durant l'été. Des parcelles d'essais de maïs OGM MON 810 ont été fauchées dans le Gers, en Haute-Garonne, dans la Vienne. La firme multinationale américaine a vivement réagi à ces actions: " Un pays qui laisse une poignée d'obscurantistes saccager sa recherche se prive de toutes les promesses de progrès que celle-ci porte pour le présent et pour l'avenir, et ce au détriment des citoyens et des consommateurs de ce pays ", s'est-elle insurgée. Bien que conduits " à des fins d'expérimentation sous le contrôle du ministère de l'Agriculture ", ces essais sont considérés par les faucheurs comme inadmissibles. Afin de prévenir d'éventuelles contaminations, ceux-ci s'opposent à tout OGM cultivé en plein champ sur le sol français. Pour les défenseurs d'une France sans OGM, les essais ne peuvent être effectués qu'en milieu confiné.
Source : EchoBio, revue de septembre/octobre 2008.
Le solaire : une énergie proppre en plein essor
L'électricité solaire peut assurer une grande partie des besoins énergétiques de deux tiers de la population mondiale - y compris dans des zones isolées - d'ici à 2030. C'est la conclusion principale tirée du rapport Génération solaire, tout juste publié par Greenpeace, en partenariat avec l'association européenne de l'industrie photovoltaïque (Epia). " Si des mesures appropriées sont mises en place dè aujourd'hui, l'énergie solaire photovoltaïque pourrait fournir de l'énergie à plus de 4 milliards de personnes d'ici à 2030 ", a déclaré Ernesto Macias, président de l'Epia. Selon ce rapport, plus de 1 800 GW de systèmes photovoltaïques auront été installés dans le monde ces vingt prochaines années, ce qui représente plus de 2600 TWh de production électrique annuelle, soit 14 % des besoins électriques mondiaux. Cette production suffirait à alimenter en énergie près de 1,3 milliard d'habitants dans les zones développées, et plus de 3 milliards d'habitants dans des régions rurales isolées, sans aucun accès au réseau électrique. L'électricité solaire pourrait permettre de réduire de 1,6 milliard de tonnes nos émissions en CO2 ce qui équivaut aux émissions de 450 centrales à charbon. De plus, elle offre un nouveau gisement d'emplois locaux, en étant susceptible d'embaucher près de 10 millions de personnes d'ici 2013.
Source : EchoBio, revue de septembre/octobre 2008.